« Le gouvernement est très reconnaissant du travail que vous faites ici pour sauver la vie des milliers des femmes et filles Congolaises ; Je souhaite que Nous travaillions ensemble pour pouvoir améliorer les conditions de travail afin de produire davantage des résultats ». Des mots exprimés par la Ministre national du genre, famille et enfant, Mme Géneviève INAGOSI en visite avec sa suite Lundi 12 Juin 2012 à l’Hôpital Général de Référence de Panzi dans le cadre d’une mission de suivi et d’évaluation de la prise en charge des Survivantes de violences sexuelles et de violences basées sur le genre au Sud Kivu .
Cérémonies d’accueil terminées, les hôtes sont reçus dans la salle de réunion de l’Hôpital de Panzi pour un échange sur le travail au quotidien dans cette Institution sanitaire notamment la prise en charge des Survivantes de violences sexuelles et de femmes ayant des pathologies gynécologiques graves comme la fistule.
« L’hôpital général de référence de Panzi continue d’enregistrer de nouveaux cas de violences sexuelles ; l’insécurité toujours grandissante à l’Est ainsi que l’impunité restent les principales causes du viol au Sud Kivu », explique à ses hôtes, le Médecin Directeur ad Intérim de l’Hôpital de Panzi le Docteur LUHIRIRI avant d’ajouter « Il faut un engagement ferme de la Communauté Internationale pour mettre fin au phénomène FDLR et une forte implication du gouvernement de la RDC visant à mettre fin à l’impunité pour éradiquer le viol ».
Renforcer la coordination, la planification de suivi et d’évaluation pour rendre efficace le travail sur le terrain est également le cheval de batail de la nouvelle ministre du genre, avant d’ajouter que le nouveau gouvernement est engagé à lutter contre l’impunité et à travailler de manière à ce que la paix soit rétablie pour mettre fin au phénomène du viol.
L’entretien avec les survivantes et les témoignages de ces dernières sur ce qu’elles ont vécu ont permis à Mme Geneviève de comprendre la situation dans laquelle vivent les femmes du Sud Kivu à cause de l’insécurité et de l’impunité.
L’hôpital de Panzi à travers son projet de prise en charge des survivantes de violences sexuelles a accueilli de Janvier à Mai 2012, 898 femmes et filles.
Parmi elles 510 sont des survivantes de violences sexuelles (56,8%) ; de ces survivantes de violences sexuelles 44 femmes sont porteuses des grossesses issues du viol. Les autres, 388 femmes ont des problèmes gynécologiques (43,2 %).
Parmi ces femmes à problèmes gynécologiques, 134 souffrent du prolapsus et 90 ont la fistule.
A ce jour, l’Hôpital de Panzi compte en son sein 162 femmes hospitalisées parmi elles ,54 sont des femmes fistuleuses.
Département de Communication et Plaidoyer/ HGR PANZI

