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Dr Jill Biden, Epouse du vice-président américain, visite l’hôpital de Panzi.

 

Dr Mukwege (G) Dr Gill Biden (D)

Le Dr Jill Biden, épouse du vice-président américain, Joe Biden a visité ce samedi 5 juillet l’Hôpital Général de Référence de Panzi à Bukavu dans la province du Sud Kivu.

Accompagnée de plusieurs personnalités américaines, entre autre l’Ambassadrice des Etats Unis pour les questions des femmes, Catherine Russell et la Coordinatrice de l’USAID pour l’égalité des Genres et l’Autonomisation des femmes, Susan Markham, la deuxième dame des Etats unis d’Amérique a d’abord rendu visite aux survivantes des violences sexuelles à qui elle a transmis un message de paix et de compassion.  Les survivantes, émues par cette visite, ont aussi tenu à transmettre leur message : « Nous continuons à subir les viols à cause de l’insécurité. Faites parvenir notre doléance à votre époux et à Barack Obama le Président Américain : Nous voulons la paix. Nous voulons que les FDLR (rebelles rwandais opérant à l’Est de la RDC) rentrent chez eux au Rwanda pour que nous puissions regagner nos villages  et retrouver notre vie» ont-elles martelé.

Après un tour de l’hôpital, Madame Biden a eu un entretien avec le Dr Denis Mukwege, Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi au cours du quel des questions liées aux problèmes des femmes congolaises ont été évoquées.

« Je pense que cette visite apporte une grande visibilité sur le problème des femmes en RDC, les souffrances qu’elles endurent. Je pense que la question des violences si elle est ajourd’hui portée à un niveau plus haut, pour nous, ça nous donne encore plus d’espoir pour le futur » a déclaré le Docteur Denis Mukwege à l’issue de ces échanges.

Dr Jill Biden a remercié l’hôpital de Panzi et tout son personnel pour le travail « remarquable que vous accomplissez pour  redorer l’image de la femme et restaurer sa dignité en RDC »

Elle a aussi loué le partenariat existant entre l’USAID (l’Agence américaine pour le développement international) et l’hôpital de Panzi.

A travers l’USAID, le gouvernement américain soutient, en effet, différents projets au sein de l’hôpital  de Panzi et de la Fondation Panzi visant principalement l’appui aux survivantes des violences sexuelles et la prise en charge des femmes souffrant des fistules.

Il s’agit entre autre des Projets Fistula Project, qui prend en charge gratuitement le traitement des femmes qui ont des problèmes de fistule.  Et le Projet USHINDI qui , exécuté dans deux territoires (Mwenga et Shabunda), lutte contre les violences sexuelles et violences basées sur le genre.

 

Prince Murhula Mushagalusa


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L’hôpital de Panzi inaugure son scanner

Ce vendredi 27 juin, il a été procédé à l’inauguration officielle  du Scanner au sein du département de l’imagérie médicale et endoscopie de l’Hôpital de Panzi. La cérémonie a eu lieu en présence des autorités politiques provinciales, de différents responsables du monde médical, les partenaires de l’hôpital  ainsi que des habitants du milieu. C’est le ministre provincial de la Santé du Sud Kivu qui a coupé le ruban symbolique à cette occasion.

Prenant la parole,  Révérend Pasteur Manegabe, représentant du Représentant légal de la 8e CEPAC a affirmé que “Ce scanneur au sein de cet hôpital de la 8e CEPAC (Hôpital de Panzi) va soulager les populations du Sud Kivu et de tout l’est de la RDC qui, à la recherche des soins et dignostics de qualité, engagaient des gros moyens en effectuant des voyages dans des pays étranger à la recherche d’un scanner”

Le Dr Denis Mukwege, Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi, a pour sa part remercié la coopération suisse pour cette dotation qui vient soulager les besoins des  habitants du Sud Kivu et de toute la sous région des grands lacs en général.

Pour le Docteur Mukwege, “ les habitants les plus pauvres ont aussi droit aux soins de qualité. Nous voulons que l’accès à ce scanner soit ouvert à tout le monde et non à une seule catégorie des habitants.  ”. Il a aussi invité le gouvernement congolais à contribuer au fonctionnement de l’Hôpital qui est un hôpital public et garanti gratuitement des soins à plus de 50% de ses patients.

Le Dr Poletti  Pierre Alexandre de la coopération suisse a remercié le Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi pour avoir tout mis en œuvre pour que ce projet soit aujourd’hui une réalité.

Il a recommandé à l’hôpital, son personnel et à d’autres partenaires de veiller sur cet outil de grande valeur.

Ce scanner est alimenté par un groupe électrogène pour sa protection contre les chuttes et coupures intempestives du courant électrique fréquentes dans cette région de la Rdc.

Un spécialiste radiologue a également été formé à Dakar et à Paris pendant 5 ans. Un autre médecin en imagerie a été formé  en Suisse (hôpital de Sion et dans les HU de Genève) sur le scanner.

« L’avantage de ce scanneur est qu’il est tout d’abord neuf et est de fabrication récente, 2013. Il dispose d’un logiciel Osirix qui est le logiciel de pointe et d’une meilleure capacité de vue. La capacité de stockage en mémoire de ce scanner est d’environ 5 000 giga pour chaque poste de lecture et une garantie de deux ans du fabricant pour entretien en cas de panne. Pour éviter les problèmes des tentions  et coupures intempestives du courant électrique, il est équipé d’un générateur adapté» a précisé Dr Neema Rukunghu

Ce scanner est un don de la coopération suisse en RDC dans le cadre de son aide au développement.

Prince Murhula Mushagalusa

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Dr Denis Mukwege exhorte les dirigeants du monde à fixer une ligne rouge contre le viol commis comme une arme de guerre

Le vendredi 13 juin s’est clôturé à Londres le sommet global pour mettre fin aux violences sexuelles en période de guerre .Un sommet historique tenu du 10 au 13 juin  qui a réuni  plusieurs ONG défendant les droits de la femme, des ambassadeurs, des acteurs politiques et décideurs du monde pour mettre fin aux violences sexuelles en période de conflit. Ce sommet était organisé par le ministre Britannique des affaires étrangères , William Hague et l’envoyée spéciale du Haut–commissaire des Nations Unies pour les réfugiés , Angelina Jolie.
Au cours de sa présentation, à la clôture de ce sommet, le Dr Denis Mukwege a exhorté la communauté internationale à agir pour que le corps de la femme cesse d’être un  champ de bataille. « Nous avons perdu tant d’énergie et de moyens à réparer les corps et les esprits des femmes détruites par la bêtise humaine, et nous rêvons désormais d’un temps où nous pourrons à nouveau accompagner les femmes qui donnent la vie et à prendre en charge les pathologies naturelles. » a souligné le médecin Directeur de l’Hôpital de Panzi.
Depuis plus de 10 ans, le docteur Mukwege a soigné plus de 35 000 femmes survivantes des viols à l’est de la République démocratique du Congo. Depuis, il n’a  cessé de plaider tant au niveau national qu’international pour que cesse cette barbarie infligée à la femme.
Transformer les victimes en survivantes
Le viol détruit la femme à divers aspects de sa vie. A l’hôpital de Panzi, les victimes de viol bénéficient d’un  traitement holistique qui inclut les soins médicaux, l’assistance psychosociale, les activités assurant l’accès aux ressources économiques pour les victimes et visant leur émancipation économique, sociale, politique, et enfin l’accès gratuit à la justice. Un long processus visant principalement à permettre à la femme de se relever, de quitter l’état de victime pour celui de survivante « Chaque pays a son contexte et ses types d’obstacles auxquels il doit faire face pour permettre aux victimes de sortir de l’anonymat et entamer le processus qui les transforme de victimes en survivantes, et de survivantes en actrices pour le changement et la paix »
Pour Docteur Mukwege les Etats et la communauté des bailleurs des fonds devraient répliquer ce modèle de guichet unique ou « one stop center » développé avec  succès par l’hôpital de Panzi depuis 10 ans.
Une ligne rouge contre le viol
La résolution 1820 du conseil de sécurité des Nations Unies a reconnu le viol comme arme de guerre. Une résolution issue d’un grand lobbying mené par différents acteurs de la société civile au près des décideurs sur le plan international. « Depuis deux décennies, la société civile a alerté les décideurs, utilisé les médias, témoigné devant les élus des Nations du monde mais une indifférence choquante a prévalu. Trop longtemps, les Nations Unies se sont limitées à un rôle d’observateurs et de rapporteurs, puis enfin l’adoption de la résolution 1820» a souligné Dr Denis Mukwege.


Aujourd’hui, se réjouit-il, « le monde se mobilise et le lien entre violences sexuelles et la paix et la sécurité internationales est clairement établi ».
Malgré ce grand progrès, l’impunité des auteurs de viol reste cependant l’un des grands défis. Pourtant, il n’y a pas de paix sans justice a rappelé Dr Mukwege en plaidant pour l’instauration de la justice transitionnelle. Pour le médecin Directeur de l’Hôpital de Panzi, il n’y aura pas de paix sans justice, sans un assainissement des institutions publiques et sans mécanismes d’établissement de la vérité. « Récemment, la communauté internationale a fixé une ligne rouge contre l’utilisation des armes chimiques en Syrie. Nous exhortons aujourd’hui les dirigeants du monde à fixer une ligne rouge contre le viol commis comme une arme de guerre. Et ce Sommet représente un tournant décisif dans cette direction. Un momentum se profile, nous devons le saisir ! » A conclut le Dr Mukwege.
Prince Murhula

Cliquer sur ce lien pour télécharger le discours du docteur Mukwege lors de la cloture de la session de Londres Remarks of Dr Mukwege – closing plenary

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Sud Kivu : Adopter la planification familiale pour épanouir son foyer

Dans la province du Sud Kivu, à l’Est de la RDC, certaines coutumes et religions  encouragent les familles à avoir des nombreux enfants. Dans nombreuses coutumes,  le nombre d’enfants est généralement signe de fierté.

 
Obéissant aux coutumes avec idée  que le nombre élevé d’enfants constitue une richesse, des femmes  mettent au monde autant d’enfants que leur corps le  permet. C’est le cas de Mwamini, 29 ans, mère de 8 enfants qui continue de mettre au monde par crainte d’être répudiée. « Si j’arrête de mettre au monde, il (Mon mari)risque de se tourner vers d’autres femmes car rien ne pourra plus l’attirer à la maison » estime-t-elle. Ses deux fils de 10 et 9 ans n’étudient plus  depuis le début de cette année faute d’argent.
Son époux, en  chômage, admet avoir « d’énormes difficultés  pour  prendre en charge tous ses enfants » malgré tout cela, il ne veut pas  entendre parler de la planification familiale. « C’est Dieu qui me donne les enfants et c’est à Dieu de s’occuper d’eux » justifie-t-il.

Planifier   pour s’ épanouir

 
« Généralement, les enfants abandonnés, les enfants dits de la rue viennent des familles nombreuses » constate Faida Chofi, chargée de planification familiale à l’hôpital de Panzi.
Dans  plusieurs familles au Sud Kivu, les parents ont du mal à nourrir, soigner et éduquer leurs enfants à cause du nombre élevé.
« A quoi ça sert d’avoir 10 ou 20 enfants que je ne saurais pas éduquer ? Pourquoi mettre au monde des enfants qui vont finir dans la rue comme des mendiants ou voyous ?» S’interroge David Buhendwa, petit commerçant, père de 4 enfants.
Marié depuis 10 ans, David a accepté de planifier les naissances dans son foyer. Aujourd’hui, il dit être épanoui. « Je n’ai pas un grand revenu, mais je  m’en sort bien avec le peu que j’ai. Mes enfants étudient normalement, mon épouse fait un petit commerce qui prospère, j’ai déjà ma propre maison et on est tous en bonne santé » souligne-t-il fièrement.

 
La planification familiale permet aussi de préserver la santé de la femme et du bébé. « Mais aussi de limiter le taux de mortalité maternelle et  infantile  lors des accouchements» précise Faida Chofi.
Dans la ville de Bukavu,  précisément  dans la zone de santé d’Ibanda, 5 femmes sont décédée lors  de l’accouchement dans certains centres de santé  entre janvier et avril 2014. Ce qui fait une moyenne d’une femme qui meurt en maternité par mois dans la dizaine que compte la zone. « Le nombre des femmes qui meurent  avant d’atteindre un centre hospitalier est encore plus élevé. Même situation pour les femmes des milieux ruraux où les centres de santé ne sont pas accessibles » précise Mubyula Mbilizi, infirmier superviseur de la zone de santé d’Ibanda.

Méthodes naturelles ou artificielles pour planifier

 
Accepter de planifier les naissances relève d’une meilleure prise de conscience  et des ses responsabilités tant pour l’homme que pour la femme.  Une décision qui doit se prendre par les deux conjoints dans le couple afin de favoriser une meilleure harmonie.
Pour planifier les naissances, nombreuses personnes utilisent les méthodes naturelles. «Celles-ci se résument par l’abstinence du couple  aux relations sexuelles durant toute la période de l’ovulation de la femme. La période où elle a le risque de concevoir. Cela permet d’espacer les naissances de manière naturelle » explique Cirhagane Madarhi, infirmière  dans cette institution hospitalière. Une méthode qui réussit mais qui n’est pas aussi simple à appliquer par nombreux couple.

 
Ce qui pousse plusieurs personnes à utiliser  des méthodes artificielles. Ces méthodes sont : « l’usage des pilules, le dipoprovera, les implants qui peuvent  être utilisés pour une durée de 3 à 5 ans, le stérilet, ou le préservatif selon le souhait du couple… » Précise l’infirmière. Ces méthodes sont plus faciles à utiliser par les couples affirme-t-elle. Mais elles peuvent présenter des effets secondaires pour certaines femmes en fonction de leurs prédispositions hormonales. « Chaque fois que ces effets secondaires apparaissent, il faut rentrer voir le médecin qui a fait la prescription. Toutes les complications  peuvent être traité » indique Cirhagane Madarhi.

Prince Murhula

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ICART organise son 1er Symposium sur le thème: “Rôle de la recherche pour l’amélioration de la santé et la sécurité alimentaire en Afrique Sub-Saharienne”

Pour plus d’information consultez ce site :http://reliefweb.int/training/648368/1st-symposium-icart-international-center-advanced-research-and-training

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Le Programme  ”Un toit pour les Survivantes” au secours de 50 femmes survivantes de violences sexuelles au Sud Kivu

”C’est un jour inoubliable pour moi ainsi que toute ma famille, merci au Dr Mukwege et à tous ceux là qui continuent de penser à nous”, declare Mme Mawazo, une survivante des violences sexuelles prise en charge à l’Hopital de panzi , l’une des beneficiaires du programme ”un toit pour les survivantes” .

Au total 50 femmes survivantes de violences sexuelles au Sud Kivu viennent de recevoir des materiaux de construction de maisons grace aux fonds Dr Denis Mukwege à travers la fondation Roi Baudouin.

Chacune d’elle a recu 20 tôles galvanisées, 5 kilogrammes de clous ordinaires, 2 kilogrammes de clous à tôles, plus de 10 traverses ainsi que de 10 chevrons.

En tout 1000 tôles galvanisées, 1500 sticks, 500 chevrons, plus de 500 traverses, 250 kilos de clous ordinaires et 250 Kilos des clous à tôle ont été remis aux bénéficiaires reparties en deux sites dont Kavumu (30 femmes) et Katana (20 femmes) au Sud kivu .

Sur leurs visages, on ne pouvait que lire de la satisfaction .

Les barbaries qu’elles ont subi pendant plus de 16 années de guerres à répétition, guerres qui avaient pour stratégie l’utilisation de leurs corps par leurs bourreaux comme champ de bataille, restent innommables.

C’est qui est encourageant chez ces femmes est qu’en dépit de leur drame, elles gardent l’espoir, elles ont le sourire quand une personne leur manifeste son amour, sa compassion… Avec ce paquet des matériaux de construction, toutes ont dit rêver des jours meilleurs.

« Un toit pour les Survivantes » est un programme qui vise à apporter un appui matériel pour le financement d’achat des tôles et d’autres matériaux nécessaires pour la construction des maisons des femmes survivantes des viols et violences sexuelles des guerres à répétition à l’Est de la RD Congo.

Les bénéficiaires sont des femmes qui auparavant avaient été soignées à l’Hôpital de Panzi et qui à ce jour sont encadrées par Alt/Maison Dorcas pour des activités génératrices des recettes.

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Ephrem Bisimwa

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Les structures médico-sanitaires de la 8ème CEPAC réclament le retour immédiat et sécurisé du Dr Denis Mukwege à Bukavu.

Dans son communiqué publié le 13 Novembre 2012, le département des œuvres médical de la 8ème CEPAC réclament le retour immédiat du Dr Denis Mukwege mais dans des conditions sécuritaires maximales, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la République Démocratique du Congo.
Il sollicite également la paix et la sécurité à l’Est de la République Démocratique du Congo afin de permettre aux populations sinistrées un accès relativement facile aux soins de santé.
Ce communiqué est la conclusion de la réunion qui a regroupé autour d’une même table les délégués de différentes structures médico-sanitaires et écoles de santé de la 8ème CEPAC.
Les participants constatent avec regret que l’insecurité persistante à l’Est de la RDC affecte la tache rendue par le personnel médical et paramédical du département des œuvres médicales de la 8ème CEPAC.
Ils constatent également que l’absence à Bukavu de celui qu’on appelle ici homme de paix et de développement affecte énormément le fonctionnement de ce département.
Pour les participants, le retour du Dr Denis Mukwege est extrêmement important pour la bonne marche des activités médicales à la 8ème CEPAC.
Sachez que le Dr Denis Mukwege est non seulement Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi mais également président du département des œuvres médicales de la 8ème CEPAC. Ce département compte en son sein 233 Centres de Santé, 19 Centres hospitaliers, 5 Hôpitaux généraux, 3 zones de santé, 3 écoles de santé, un dépôt pharmaceutique et plus de 2391 travailleurs.

Ephrem BISIMWA

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Lutte contre la fistule et promotion de la santé maternelle en RDC

Selon un rapport de l’Organisation Mondiale de la santé (OMS) 2010, les femmes qui sont touchées par la fistule à travers le monde entier sont estimées entre 50.000 et 100.000 chaque année. En RDC, cette maladie combien dangereuse et qui résulte des violences sexuelles est un handicap majeur à l’épanouissement des femmes qui sont par ailleurs des piliers de nombreux ménages.

La fistule est une maladie qui se manifeste par la perte involontaire des urines par le vagin. Les spécialistes de cette maladie estiment qu’elle a pour origine, entre autres, l’ignorance et le bas niveau éducatif, le mariage précoce, le manque d’accès aux soins de qualité pendant la grossesse et l’accouchement ainsi que l’accès difficile aux structures de santé pour les femmes enceintes.

La pauvreté, comme l’on pouvait s’y attendre, est un facteur qui aggrave cette maladie, allant jusqu’à la rendre mortelle. En outre, certaines pratiques traditionnelles rétrogrades telles que la mutilation des organes génitaux féminins (l’excision), ou l’application des produits caustiques etc sont des ingrédients qui apportent de l’eau au moulin de cette pernicieuse maladie. En RDC, la fistule est fortement répandue chez des femmes et filles vivant dans les milieux ruraux et difficiles d’accès.

A l’Hôpital général de Référence de Panzi , à Bukavu , 110 cas de fistule ont été enregistrés en l’espace de 6 mois soit de janvier à juin 2012. Les patientes de cette maladie proviennent notamment de Moba et kalemie au katanga, de Kisangani ,en province Orientale , du Sud kivu et du Burundi . La seule ville de Bukavu, à elle seule affiche 4 cas depuis le début de cette année. Bien entendu Ces chiffres déjà parlants par eux- même ne représentent que des Cas reçu et prise en charge à L’Hôpital de Panzi .Ainsi donc, on ne sait rien d’autres femmes démunies qui sont victimes et qui ne peuvent pas se déplacer vers les structures de santé pour des soins appropriés. D’autres structures sanitaires du Sud Kivu; tout en ayant la bonne foi, ne sont pas dotés des moyens nécessaires et des spécialistes pour faire face à la fistule.

La fistule a visiblement des conséquences dévastatrices sur la santé des femmes et nombreuses parmi elles, ignorantes, animistes ou superstitieuses; ne cessent de la prendre pour une malédiction ou mauvais sort.

Et pourtant, lorsqu’elle est détectée à temps, elle est guérissable, bien que son opération exige expertise et doigté. Selon le docteur Neema RUKUNGU, coordinatrice médicale du projet des victimes des violences sexuelles (VVS/ Panzi), l’intervention chirurgicale d’une fistule peut conduire à une stenoz vaginal ou fermeture vaginale. Et dans le pire des cas, elle être à l’origine d’une stérilité pour la patiente. Mal traitée, la fistule pourrait donc entrainer la patiente dans une situation de forte vulnérabilité et la rendre plus dépendante qu’elle ne l’était.

Sur le plan social et communautaire, la fistule peut être à la base de la stigmatisation et de l’exclusion des femmes qui en sont victimes .rejetées par l’entourage et leurs proches parents ,ces femmes actées par la fistule deviennent soucieuses et cela est d’autant préoccupant qu’elles sont invalides et dépendantes .Traumatisées, les femmes touchées par la fistule portent en elles –mêmes un poids psychologique qui en ajoute à leur vulnérabilité extrème.la plupart d’entre elles ne peuvent plus jouir de leur vie sexuelle parce qu’elles craignent d’aggraver leur situation sanitaire.

Moteur du développement économique de son foyer, la femme touchée par la fistule est alors contrainte de réduire ses activités journalières à des travaux légers convenables à son état sanitaire dégradé. Ces menus travaux qui ne rapportent pas grand-chose ne lui permettent donc plus de subvenir aux besoins de son foyer dont elle est le pilier.Le sort des femmes touchées par la fistule et l’agriculture, elles sont incapables de cultiver leurs champs, puiser de l’eau ou ramasser du bois. Infantilisées et fragilisées par cette maladie, elles passent le reste de leur temps à s’occuper par des petits travaux dont le tricotage, le tressage des paniers ou des nattes; ce qui les maintient à domicile parce que ne pouvant plus aller loin de leurs maisons à cause des pertes involontaires des urines évoquées ci-haut.

Les conséquences de la fistule sont énormes et inquiétantes sur la santé des filles et des femmes ; surtout celles vivant en milieu rural. Elles en soufrent cruellement et fort malheureusement , très peu d’organisations s’investissent dans des initiatives visant la prévention de cette maladie.le renforcement des capacités des staffs soignants et des services de santé maternelle, y compris l’accès à la planification famliliale sont donc des pistes à explorer pour apporter des réponses urgentes et adéquates , autant que faire ce peu ,à la situation précaire des femmes et filles victimes de la fistule au Kivu et en République démocratique du Congo

Département de Communication et Plaidoyer

Hôpital général de Référence de Panzi

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Les Femmes : Cibles privilégiés des conflits armés à l’Est de la RDC

Depuis plus d’une décennie,  la République Démocratique du Congo, principalement dans sa partie Est, fait face à des conflits armés. Des groupes armés tant nationaux qu’étrangers et autres fauteurs de trouble n’ont cessé d’endeuiller bien des villes et villages. Les conséquences énormes de ces conflits armés ne sont pas uniquement d’ordre sécuritaire ; elles sont aussi politiques et socio-économiques.

La sécurité est un préalable au développement et à la croissance des Etats et de leurs populations.
Consciente de ces enjeux sécuritaires, la RDC  s’est engagée dans des négociations visant à atténuer, sinon éradiquer, les conflits armés qui ont fortement secoué l’appareil politique Congolais. En dépit des interminables négociations qui souvent n’aboutissent à rien de concret, faute de bonne volonté  et d’engagement des parties prenantes au conflit, la paix durable tarde toujours à venir pour toutes les provinces du pays, notamment celles de l’Est.
Ces conflits armés et insécurité qu’ils alimentent ont produit un effet néfaste sur la vie des ménages.
Le tissu économique en a été lamentablement  détruit. Autres fois, les deux provinces du Kivu, grâce à l’agriculture et à l’élevage, étaient classées parmi les greniers de la RDC. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas ; les populations de ces provinces ou sévit l’insécurité sont devenues dépendantes de pays voisins, sur tout sur le plan alimentaire. Au Nord et au Sud Kivu,  les champs de villages et campagnes qui nourrissent les paysans et les villes sont actuellement le théâtre des affrontements armés,  lorsqu’ils ne sont pas tout simplement occupés de facto par les groupes armés qui ont pris en otage les populations autochtones.
Les pertes en vies humaines ne sont plus faciles à évaluer. Des familles entières ont été décimées, exterminées. D’autres ont été déportées ou emportées dans la brousse et l’on a plus de leurs nouvelles.les couches vulnérables de la population, à savoir, les enfants, les personnes âgées, les filles et les femmes sont encore plus touchées que quiconque. Des filles et des femmes continuent d’être victimes  de viol et violences. Des foules immenses sont contraintes à des déplacements sans  destination précise et sure, errant loin de leurs villages. Les anciennes appellations des «  déplacés » et des « refugiés » refont surface pour entrer dans le vocabulaire local. Contraints au refuge et/ou  à l’exil, des ménages entiers vivent dans le dénuement  et la précarité sur le plan alimentaire, sanitaire, économique et autres.
Depuis 1996 à, la suite de ces conflits armés, quelques organisations internationales crédibles ont publié des statistiques qui font état des filles et des femmes violées. Les groupes armés très actifs à l’Est de la RDC ont été mis en cause dans ces cas de viol. Des villages dévastés et désertés, pillés et détruits, des maisons incendiées, des personnes blessées tant dans leur chair que dans leur esprit ; des jeunes filles emportées comme butin de guerre par les combattants et condamnées à servir d’esclavages sexuels, etc. Tel est le sombre tableau de ces conflits armés qui persistent à l’Est de la RDC. Les conséquences de ces violences armées sur la santé mentale de la population sont déplorables. Nombreuses victimes présentent déjà des symptômes de folie ou de traumatisme. D’autres victimes de ces conflits armés ont été contraintes à des rapports sexuels qui les ont conduites à contracter des infections sexuellement transmissibles (IST) dont le VIH/Sida.
Pour le mois d’Avril 2012, l’Hôpital General de Référence de Panzi  a accueilli 104 Femmes survivantes de viol et provenant des différents territoires de la province du Sud Kivu .Parmi elles, une fille âgée de 26 mois, une autre de 2 ans, une fillette de 3 ans  et demi, une âgée de 4 ans, deux petites filles âgées de 6 ans chacune et une autre de 8 ans. De ces 104 survivantes de viol, 44 sont dans la fourchette d’âge comprise entre 12 et 19 ans tandis que d’autres ont un âge supérieur de 20 ans et 94 de ces femmes qui se sont présentées à notre structure de santé en ce mois d’Avril souffrent des problèmes gynécologiques quelque peu inquiétants.
Comme l’on peut s’en rendre compte, les effectifs de femmes et filles rejetées par leurs familles et communautés à la suite du viol montent en flèche. La plupart de ces survivantes, en l’occurrence des femmes mariées, ont perdu leur foyer ou mariage, parce que congédiées par leurs anciens conjoints.
Récriminées et rejetées, elles ont aussi perdues leurs champs et tout ce qu’elles avaient comme  moyen de subsistance.les enfants issus du viol sont abandonnés à eux-mêmes, rejetés dans une Société qui souvent ne les accepte pas. Ces victimes de tout genre vivent dans des conditions précaires de pauvreté qui ne laisseraient personne indifférent.
Suite à cette situation alarmante, il est tout à fait légitime de questionner les parties au conflit pour qu’elles disent pourquoi les enfants, les filles et les femmes doivent-ils servir de cibles privilégiées dans ces affrontements armés. Aussi les acteurs politiques nationaux et internationaux se doivent de mettre en place des mécanismes efficaces  et susceptibles de mettre un terme à cette insécurité permanente dans laquelle vivent les populations congolaise. Certes, la communauté internationale avait autre fois appuyé le processus de paix en RDC, à travers les négociations qu’elle a facilitées pour mettre fin à une éventuelle partition du pays. Les engagements des uns et des autres ont conduit au processus électoral qui s’est heureusement soldé par les élections de 2006 et 2011. Mais, en dépit de ces avancés significatives, le pays n’est pas encore sortie du gouffre  de l’insécurité et l’avènement d’une paix durable devrait continuer à mobiliser les efforts de nos acteurs politiques, des partenaires habituels de la RDC et de toute personne de bonne volonté.
Avec l’instabilité politique et sécuritaire qui secoue actuellement le Nord Kivu ou les forces loyalistes des FARDC tentent d’en découdre avec les rebelles du M23, il est fort probable que le flux des personnes déplacées soient difficiles à gérer les jours à venir. Les rapports des organisations humanitaires font déjà état de plus de 20 000 personnes déplacées en dehors et à l’intérieur du pays. Fuyant les affrontements dans leurs villages, ces victimes sont principalement des femmes et des enfants qui vivent dans des conditions infrahumaines, en proie à des maladies d’origine hydrique, en proie à la famine parce que dépourvus de tout.
Victime privilégiée de l’insécurité à l’Est de la RDC, la femme congolaise en appelle aux décideurs d’ici et d’ailleurs pour qu’il y ait plus de paix et de justice et pour que cela lui permette de continuer à vaquer à ses occupations. Cette paix est un préalable à l’épanouissement de tous les Congolais et Congolaises qui ne revendiquent que cela. Dès lors, les parties au conflit , les décideurs politiques  Congolais et de la Communauté internationale sont invités à plus de compassion et de rationalité pour mettre sur pied des stratégies  visant à éradiquer l’insécurité à l’Est de la RDC et dans tout le pays en général. Ce faisant,, ils contribueront  efficacement à la réduction voire l’éradication des violences sexuelles en RDC et redonneront du souffle et de l’espoir à la femme, moteur du développement et de la croissance économique et mère de l’Humanité.
Département Communication HGR PANZI

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Le centre de sante de Mulamba, une reponse aux problemes des femmes enceintes du territoire de Walungu et de Mwenga

Situé dans la localité de Madaka en territoire de Walungu ,  à environ 37 kilomètre de l’Hôpital Général de Walungu et à 60 kilomètre de la ville de Bukavu ; Le Centre se Santé de Mulamba  accueille plusieurs  femmes enceintes en provenance des différents coins des territoires de Walungu et de Mwenga .

« Ce centre hospitalier  a vu le jour  le 12 septembre 2011  dans  des conditions particulières ; avec comme objectif   d’aider les femmes enceintes de Mulamba et celles d’environs à accoucher sans risque dans un Hôpital plus proche, une initiative du Docteur Denis MUKWEGE, Médecin Directeur de l’Hôpital   de Panzi », explique  le Docteur CIZUNGU bienvenu, Médecin Directeur  de ce centre.

Il précise que ce centre est un ouf de soulagement pour plusieurs femmes de ces contrés obligé dans le temps,  de  faire plusieurs kilomètres à pied  pour accouché dans des bonnes conditions.

« Avant,  toutes  les  femmes  de Walungu qui voulaient accoucher dans des bonnes conditions se rendaient  uniquement à l’hôpital général de Walungu .

De Lubimbe, Luntunkulu et Champemba

Cet Hôpital a également  enregistré  des femmes qui venaient   de Lubimbe, Luntunkulu et Champemba des coins situés à plus de 60 km du groupement de  Mulamba .  »Précise  le docteur Cizungu.

Selon lui ; c’est depuis le mois de septembre 2011, que ces femmes obligé dans le temps de faire plusieurs kilomètres à pied ont vu leur trajet  raccourci grâce à la construction de ce centre. Cette institution sanitaire dont la capacité d’accueil est de 34 lits est également un salut pour tous ceux qui habitent les environs et qui souffrent de plusieurs pathologies.

Une situation difficile

Malgré l’opportunité qu’offre cet hôpital ; sa  capacité d’accueil pose  problème au fil des jours et devient de plus en plus insuffisante. pourtant la planification de la construction de ce centre a été faite en fonction de la population de la zone de santé qu’il couvre ; mais les populations qui vivent en dehors de cette zone de santé affluent également ce centre faute d’une autre institution sanitaire proche d’elles,  affirme monsieur Masheka Mirango hilaire coordinateur de ce projet.

A titre d’exemple dans la maternité d’attente  il ya 48 femmes pour 8 lits une situation difficile à gérer pour le moment.

On note aussi le manque d’eau  et  de l’énergie électrique.

Notre source précise que pour pallier au problème d’eau et de l’électricité, l’hôpital  a un tank d’eau qui permet aux malades de s’approvisionner en eau.la difficulté se pose cependant pendant la  saison sèche car le tank est approvisionné uniquement quand il pleut.

En ce qui concerne l’énergie électrique, Masheka Mirango précise que tout Mulamba vit dans le noir .cependant l’hôpital a un générateur qui lui permet de bien faire son travail.

La distance est réduite

Quelques soit  ces difficultés, les femmes se disent satisfaites d’avoir un médecin qui s’est sacrifié pour elles : « Avant les femmes étaient obligé de quitter Luntukulu et même ailleurs  pour venir  accoucher à Walungu. A présent  la distance est réduite. Nous remercions Dieu de nous avoir envoyé ce médecin ici. Que Dieu le bénisse ; C’est vraiment un soulagement pour nous  » indique une femme en provenance de Luntukulu et qui attend de donner naissance.

A une autre d’ajouter : « les personnes  de bonne volonté devraient appuyer cette initiative pour qu’elle parvienne à couvrir véritablement les besoins de cette nombreuse population qui fréquente désormais cette institution sanitaire ».

Sachez que ce centre offre plusieurs  services à savoir : la consultation externe, la médecine interne, la pédiatrie  et Néonatologie ; la maternité d’attente ainsi que la chirurgie.

Des services  rendu par 2 médecins ; 5 infirmiers et une accoucheuse.

Département Communication et plaidoyer

PROJET SVS/PANZI HOSPITAL

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