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Viol massif : Plus de 80 femmes déclarées violées dans le village Tshelamanzi en territoire de Mwenga

Plus de quatre vingt femmes déclarent avoir été violées dans la forêt de Mikole situé dans le village de Tshelamanzi, groupement de Bizalugulu dans le territoire de mwenga, le  lundi 13 octobre 2014. Les auteurs, selon des témoignages sur place, seraient des membres du groupe armé Raiya Mutomboki.
« Nous étions en plein défrichement du riz  dans un champ communautaire  aux environs de 15h00’ lorsqu’on a été surprises par un groupe de Raia Mutomboki fidèle à r Ndarumanga et Maheshe. Ces hommes nous ont encerclés, ligotés puis violés  les unes après les autres. » déclare une victime rencontrée à Tshelamanzi.
« Ils étaient tellement nombreux que je ne saurai pas donner leur nombre. Mais ce que j’ai vu était horrible. Un homme tenait les jambes, d’autres les bras Ils nous frapper des coups avant de passer à l’acte  » ajoute cette patiente les larmes aux yeux.

 
Alertée, l’IRC, International  Rescue Committee et la fondation Panzi ont déployé sur place une équipe conjointe pour venir en aide aux survivantes. Deux descentes ont ainsi été réalisées. La première, effectuée en date du 15 octobre par l’équipe de l’IRC, a consisté à identifier les victimes et leur donner le Kit PEP. « Au départ on nous a signalé le viol de 25 femmes. Nous nous sommes alors muni de 51 Kit au cas où il y aurait des surplus. Mais une fois sur terrain, nous nous sommes retrouvés devant 80 victimes » a déclaré un agent de l’IRC. C’est dans ce cadre qu’une deuxième descente a eu lieu le 21 octobre conjointement avec l’équipe de l’hôpital Panzi. La mission avait comme objectif  de compléter et assurer une bonne prise en charge des survivantes, sensibiliser la population sur les conséquences du viol et les services disponibles offert par le GBV –IRC  et l’hôpital de panzi.

8 nouveaux cas en plus des 80

 
Selon le docteur Bruno Bwa-Lulema Bin Bakanyize  et
médecin traitant à l’hôpital de Panzi, huit autres nouveaux cas ont été signalés à kakanga  le 14 octobre dernier.
Ce qui alourdi le chiffre à 88 personnes. Il affirme que les 8 femmes ont reçu des kits PEP en provenance de la Zone de santé de kamituga.
Dr Bruno ajoute que  sur les 80 violées le 13 octobre, seules 50 survivantes ont reçu le kit pep, distribué par l’IRC. « D’autres n’ont pas reçu  car  le lot apporté était insuffisant. Une situation qui découle par le fait que les femmes qui se sont rendues dans le centre de santé avant le 72h après viol  pour la prévention étaient moins nombreuses, alors que les autres étaient hésitantes. C’est lorsqu’elles ont appris qu’une équipe des médecins était sur place que ces femmes ont également décidés de s’y rendre » précise Dr Bruno.

 
Selon lui, plusieurs femmes violée et qui n’ont pas reçu le Kit pep à temps, présentaient déjà des infections uro-génitales .Pour assurer une bonne prise charge, son équipe a prescrit un traitement  de couple pour éviter  une éventuelle transmission après viol. « Notre mission était confronté à plusieurs difficultés. Il s’agit entre autre de  l’insécurité grandissante dans cette partie de la province l’ impraticabilité de la route avant d’atteindre la formation sanitaire situé dans une forêt dense, impossibilité de prendre en charge tous les malades  compte tenu du temps imparti ainsi que le nombre  réduit de l’équipe mobile de Panzi déployée sur le terrain à cause de l’insécurité ».
Des habitants ont abandonné leurs habitations.
Des témoignages recueilli sur place informe que  la population de Nyabalume et Mayengo situé non loin du village de Tshelemanzi  passe la nuit en brousse craignant une attaque de ce groupe .Nos sources précises que ces bandits ont notifiés officiellement au chef de localité de Mutunda  I er  qu’ils vont revenir sur le lieu sachant que la distance qui sépare ce village à celui où vivent les RM est situé à environ 2h de marche à pied non loin de la rivière Ulindi.

Le Village de Tshelamanzi est situé à environ 6h de marche  à pied du Village de Ngando  situé dans l’aire de santé de Ngando  où la population est estimée à 4175 habitants.

Femmes violées à Mwenga devant le centre de santé et maternité SIDEM KISOGO attendant d’être reçues par l’équipe mobile de Panzi

Femmes violées à Mwenga devant le centre de santé et maternité SIDEM KISOGO attendant d’être reçues par l’équipe mobile de Panzi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis 3 mois maintenant, le village de Tshelemanzi  fait face à une recrudescence accrue de l’insécurité causée par  des groupes armés  qui sèment la terreur et désolation .Ces derniers tracassent, pillent la population et violent les femmes et filles.
Toujours dans ce village, au mois de mai dernier, cinq femmes ont été  victimes de viol.

 

Colette salima

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Des guichets uniques au modèle de Panzi seront bientôt ouverts dans plusieurs coins de la RDC

Le modèle de Panzi est une approche holistique de quatre volets pour la promotion des droits et l’autonomisation des femmes , au Congo et même au-delà .

Les quatre domaines clés de cette approche, sont les soins médicaux , psycho-sociaux , la réinsertion socio- économique et l’assistance juridique . En plus de ces quatre éléments clés du modèle , il ya trois éléments de valeur ajoutée supplémentaires , qui distinguent le modèle de soins de Panzi d’autres approches aux soins dans l’Est du Congo et la région des Grands Lacs . Ces éléments de valeur ajoutée sont:  l’ attention à la qualité et de compassion ; le plaidoyer qui est basée sur la communauté et internationale, et enfin , la collecte et l’utilisation des données pour élaborer des solutions fondées sur des preuves .

Ce qui rend le modèle de Panzi plus unique , ce sont ses multiples niveaux de l’intégration . Il est un paquet complet pour les survivants de violence sexuelle , ainsi que d’un paquet complet de soins de santé maternelle . Il intègre la santé mentale et bien -être de chaque niveau de soins et prioritise les droits du malade . En outre , le modèle est ‘one-stop’, qui signifie que chaque fois , qu’une femme arrive dans un hôpital  , elle a droit a tous les services dont elle a besoin , facilement accessibles , en un seul endroit , que ce soit , les soins obstétricaux d’urgence , les soins du nouveau-né , la planification familiale , ou le traitement du PEP .

Hôpital de panzi, ph :Colette S

A l’hôpital de Panzi , la quintessence d’un one-stop- centre , quand une femme se présente , elle reçoit l’attention médicale complète dont elle a besoin . Ces soins médicaux , est centrée sur le malade, est dignifiant et autant de compassion , car il est complet . Si elle est une victime de violence sexuelle ou une personne vivant avec une pathologie gynécologique par exemple la  fistule ou une préoccupation de la santé de la reproduction par exemple, VIH / sida , elle est attribuée à une assistante  sociale , elle reçoit les soins médicaux , et en même temps un soutien psycho- social. Elle a la possibilité de voir les juristes  et l’assistance judiciaire si elle est une survivante , et participe dans des activités socio- économiques . Quand elle quitte l’hôpital , elle peut soit rester à Bukavu et participer à l’une des nombreuses activités socio- économiques coordonnés par Panzi ici , ou elle rentre à la maison , avec un kit pour soutenir sa réinsertion dans la société .

L’approche holistique de Panzi et l’experience en matière d’autonomisation des femmes est devenu de renommée internationale au cours des dernières années , remportant ainsi une place sur la liste des 100 meilleurs ONG en 2012 , son  fondateur et directeur exécutif le dr Denis Mukwege a reçu  de nombreux prix internationaux et la reconnaissance , y compris Nobel candidatures du Prix de la paix .

Pourtant , avec tout le succès de Panzi , le système de santé de la République Democratique du Congo se bat encore , et l’effet est clairement visible sur le peuple congolais , et les femmes , en particulier ceux qui vivent dans des communautés rurales et vulnérables .

La RDC est loin de réaliser  l’un des Objectifs du Millénaire pour le développement car toujours répertorié comme ayant l’un des taux les plus élevés de mortalité et de morbidité maternelles dans le monde entier , ainsi que parmi les taux d’incidence de la violence basée sur le genre particulièrement les violences sexuelles  le plus élevé . Le système national de santé est en retard , dans sa capacité à gérer le paysage épidémiologique unique de ce pays , et les besoins de son peuple .
En général , de soins de santé maternelle et d’autres paquets existent dans la majorité d’établissements de santé du Congo , mais il ya une absence distincte d’un paquet holistique pour les survivants de violence sexuelle et d’autres pathologies de santé de la reproduction. En outre , l’accès àux établissements de santé est généralement insuffisante pour les communautés rurales , le coût , la distance et le manque de connaissances agissant également comme des moyens importants de dissuasion à l’accès aux soins .

Fondation Panzi RDC a réalisé qu’il est clair qu’il existe un besoin urgent de renforcer le système national de santé au Congo , pas seulement dans les hôpitaux et les centres , mais à tous les niveaux , de la communauté et de l’établissement, pour lutter contre les principaux facteurs influant sur la fourniture et l’ accès aux soins .

La vision de la dernière initiative de la Fondation Panzi , le programme de ‘One Stop Centres’, est de répondre à cette crise urgente , et voir le modèle de Panzi de soins holistique, intégrée dans le système primaire de santé de la RDC , de sorte que les femmes , en particulier les survivants de violence sexuelle , à travers ce vaste pays auront accès primaire à une gamme de services de haute qualité.

Le processus de ‘scaling’ du modèle de Panzi a lui-même, trois niveaux de mise en œuvre .

Tout d’abord , la garantie de l’accès aux services holistiques de haute qualité au niveau de l’établissement de soins de santé primaire . Nous allons utiliser le modèle de Panzi à soutenir et à renforcer les services de santé existants dans les zones sélectionnées . Par exemple , grâce à la fourniture de formation aux meilleures pratiques de consultation avec les survivants de la violence sexuelle . Dans les communautés qui n’ont pas accès à des installations existantes , nous allons créer des ‘one-stop-centers’ qui sont entièrement intégrés dans le système de santé existant , en respectant les mêmes normes de qualité que nous nous tenons à Panzi .

En plus de rassurer que ces centres sont en mesure de fournir des soins médicaux , il est impératif de rassurer qu’ils sont en mesure de fournir les trois autres composantes non – médicaux, indiqués dans le modèle de Panzi ainsi , l’assistance psycho- sociale, juridique et la réinsertion socio-économique – comme chacun est essentiel au bien-être général des femmes, et en particulier, des survivantes. Comme à Panzi , nous allons mettre l’accent sur la garantie que la santé mentale est intégrée à tous les niveaux de soins que les femmes reçoivent , qu’ils sont des survivants , les nouvelles mères et les personnes vivant avec le VIH / SIDA .

Deuxièmement , le ‘scaling’ du modèle mettra l’accent sur la sensibilisation et le  communication de changement du comportement dans les communautés où les one-stop- centres sont mis en œuvre . Comme mentionné précédemment, de nombreux autres facteurs influent l’accès aux soins , qui ne sont pas nécessairement liée à la disponibilité des services , comme la connaissance et de sensibilisation. Le modèle de Panzi , met l’accent sur la sensibilisation et l’apprentissage ainsi que des soins en garderie , de sorte à chaque site, donc les membres de la communauté seront engagés et sensibilisés sur leur santé en général , la disponibilité des services , l’accès à la justice pour les victimes de violence sexuelle , et sur de sujets par rapport de la mission ultime de la Fondation – l’autonomisation des femmes congolaises .

Enfin , la Fondation Panzi ne cherche pas à créer plusieurs systèmes nationaux de santé. Au lieu de cela , nous voulons soutenir le système national de santé existant à être mieux en mesure de fournir des soins holistiques et de haute qualité à la population , en particulier les femmes , en particulier celles qui ont survécu à la violence sexuelle dans une certaine forme . Cela va prendre forme en utilisant l’expérience de Panzi à fournir un appui technique aux autorités provinciales de la santé, car les besoins, et, en outre , en utilisant les données et les leçons tirées de cette initiative de ‘One-Stop-Centres’ pour préconiser et soutenir le développement futur du système de santé national .

Le pilotage de ce programme a actuellement trois principaux sites de mise en œuvre – la zone de santé de Walungu , la zone de santé de Minova , et la zone de santé de Mwenga .

À Walungu
La Fondation Panzi RDC a déjà construit  le Centre Hospitalier Mulamba .Une  initiative qui  consiste à renforcer le centre existant , par la formation, le personnel et les ressources pour respecter les critères du modèle de Panzi et de rassurer que la gamme complète de services du modèle sont mis à la disposition à cette communauté .

A Bulenga / Minova (Limite entre le Nord et le Sud Kivu)

Dans la communauté de Bulenga , l’instabilité , le manque d’infrastructures essentielles – l’accès à l’eau potable par exemple, et le manque d’accès aux établissements de soins de santé , aboutissent  à une situation désastreuse pour les femmes, les enfants et les familles . Grace à l’appui du gouvernement de France , un Centre Hospitalier Bulenga est actuellement en construction .

A Mwenga , à Kilungutwe

Dans la zone de santé de Mwenga , identifié par l’Inspection provinciale de la santé , IPS en 2013 ,comme ayant un taux élevé de mortalité maternelle , la Fondation a commencé à engager des membres de la communauté sur place , à travers  la sensibilisation sur l’importance de l’espacement des naissances et de la bonne santé de la reproduction en général.

Cette initiative multi- facettes est une partie de la vision globale de Panzi pour une République Démocratique du Congo fort et pacifique .

Colette Salima

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L’hôpital de Panzi et la Fondation Panzi appellent la population au changement de comportement

Vue de la salle  conférence des partenaires à panzi .Ph Colette Salima

Vue de la salle de conférence des partenaires à panzi .Ph Colette Salima

L’Hôpital de Panzi et la Fondation Panzi ont  ouvert ce jeudi 04 septembre, une conférence à l’intention de leurs  partenaires tant nationaux qu’internationaux. Cette conférence qui a pour thème : « Changement de comportement rêve ou réalité » vise la sensibilisation au changement de comportement de la base au sommet  c’est-à-dire de la population aux autorités politiques et administratifs.

 

La  rencontre réunit différents partenaires nationaux et internationaux et se tient dans la grande salle de la maison DORCAS III situé au quartier Panzi en commune d’Ibanda.
Selon  l’initiateur de l’hôpital et de la Fondation PANZI le docteur Denis MUKWEGE, cette conférence a pour objectif de mettre à la connaissance des partenaires des informations annuel de la Fondation et de l’Hôpital, de présenter  la stratégie de plaidoyer de ces deux institutions, d’aligner les partenaires afin d’avoir une vision et compréhension global sur le changement de comportement durable ainsi que de discuter sur les activités de la Fondation avec les partenaires.
Le médecin chef de staff de l’hôpital de Panzi , le Docteur Antoine NFUNDIKO  souligne pour sa part, que c’est un devoir  vis-à-vis des partenaires. Il ajoute qu’à l’issue de ces assises, les partenaires de Panzi seront au parfum des avancées et des défis aux quels se heurtent les deux institutions.
De leurs coté les différents partenaires tant de l’Hôpital que de la fondation Panzi estiment que cette conférence axée sur le changement de comportement est une opportunité qui leur permet de maitriser le fonctionnement de la fondation et de l’hôpital.
Un avis  partagé par la coordonatrice de l’association des femmes des médias Chouchou NAMEGABE : « Je suis prête à soutenir les actions de Panzi dans toute sa globalité pour redonner à la femme sa place d’actrice à part entière dans le développement de la société » précise t-elle.
Plusieurs exposés avec débats  étaient au rendez-vous  au cours de cette conférence c’est entre autre l’introduction  sur le changement de comportement, la présentation du rapport administratif et financier, le débat en rapport avec les projets et les activités ainsi que la présentation de la vision de PANZI pour le changement de comportement en RDC.
La conférence se clôture le vendredi 05 septembre 2014.

 
Colette SALIMA

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Les clowns without boarder détraumatisent les enfants à Panzi

L’hôpital de Panzi et la Fondation Panzi disposent d’un air de jeu où sont accueillis des enfants. Parmi eux des enfants issus de viol et des violences sexuelles. D’autres enfants du quartier environnant l’hôpital y sont aussi admis.

 
Depuis le 20 Août, les clowns without boarder, groupe des comédiens suédois égayent les enfants pris en charge au sein de l’air des jeux.
Des tours comiques pour amuser ces enfants ont été joués. Rires et expression de joie ont caractérisés ces jeunes enfants durant les séances de jeux organisés par ces clowns.
Selon le responsable de cette délégation, leur équipe est venue pour apporter un peu de rire et la joie à ces jeunes enfants qui ont traversé des moments difficiles.
La différence de langue entre les acteurs du groupe (l’anglais) et des enfants, leurs acteurs (le swahili) n’a pas empêché à la cohésion de s’installer et au message de rire de passer.
Des moments que des enfants affirment retenir à vie. « J’ai beaucoup aimé leurs costumes et surtout des scènes de rires qu’ils nous ont montré. C’est la première fois que je vois ça. Je ne pourrais jamais l’oublier » a confié un enfant pendant qu’il essayait de reproduire cette scène avec ses amis.

 
Clowns without boarders est une ONG suédoise internationale spécialisée dans les arts scéniques. Elle est actuellement présente dans plus de 70 pays.
A travers différents spectacles (rire, cirque, etc.) elle contribue à soulager la souffrance de toutes les personnes, surtout les enfants, qui vivent dans les zones de crise, y compris les camps de réfugiés.

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L’hôpital de Panzi assiste les femmes des militaires du camp Saio

Environ 500 ménages viennent de bénéficier d’un don en vivres et non vivres de l’hôpital général de référence de Panzi.
La remise de ce don a eu lieu ce mercredi 20 Aout 2014 au camp Saio.

 
Selon la représentante des femmes de l’hôpital de Panzi , Mme Kyala kwibe , cette activité rentre dans le cadre  de la journée mondiale de la femme célébrée le 8 mars de chaque année.
« Le 8 mars, nous prévoyions visiter les familles des militaires au camp militaire de Panzi et au camp Saio.  En mars nous avons visité les familles du camp de Panzi. Quelques mois après nous nous sommes  réorganisés et avons  reçu l’aide des hommes agents de Panzi ainsi que de la direction. Aujourd’hui, ce que nous voyons comme un rêve devient une réalité.» précise Mme Kyala.
Pour les femmes rencontrées sur place c’est une grande joie.

 
« Je remercie l’hôpital de Panzi d’avoir pensé à nous .Je suis très contente car aujourd’hui mes enfants vont manger du riz et laver leurs habits sans problème. Dieu vous bénisse » déclare une femme toute joyeuse.
« Il vous suffit de nous regarder pour constater la joie qu’il ya sur nos visages. Je n’ai rien à dire, je dis seulement merci ». Nous dit une autre femme militaire.
L’assistance en vivre apportée par les femmes agents de l’hôpital de Panzi était entre autre composée des sacs de riz, du  savon, du sucre, des haricots, des vêtements, du sel de cuisine ainsi que des boites d’allumette.

Colette Salima

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Plus de 2500 personnes sensibilisées en mai et juin sur les violences sexuelles et violences basées sur le genre.

Le département de communication du Projet SVS/hôpital de Panzi a sensibilisé plus de 2500 personnes ce mois de juin. Parmi elles des élèves ainsi que des membres des églises et des communautés locales. La sensibilisation a eu lieu à Bukavu, Kavumu et Katana. Les communautés ont été sensibilisées sur les violences basées sur le genre en particulier les violences sexuelles. Cette activité entre dans le cadre de la prévention des violences sexuelles.

 
Le 30 mai, ce sont les élèves de l’institut Bwindi (à Bukavu) qui ont été sensibilisés. plus de 500 élèves ont pris part à cette sensibilisation.
Du 5 au 8 juin que l’équipe de communication s’est rendue sur l’axe kavumu –Katana. Dans cette partie du territoire de Kabare, plus de 2000 personnes ont été sensibilisées.
A Kavumu, ces échanges avec les communautés ont eu lieu à l’Institut Chibinda et l’église FEPACO Nzambe Malamu. Dans ce milieu, les participants ont dénoncé les viols des petites filles, les mariages précoces, les grossesses des filles de moins de 18 ans ainsi que les arrangements à l’amiables des cas de viol. Toutes ces questions étant donc des violences sexuelles.

 
A Katana, c’est à l’église de la 8e CEPAC, à l’Institut Karhanda et au marché Chabinemwami situé à
kabamba que la sensibilisation a eu lieu. Ce milieu aussi est caractérisé par différentes formes des
violences sexuelles à l’égard de la femme. Notamment le mariage et grossesses précoces, Pendant toutes séances un accent particulier a été mit sur les notions de « 72 H » après l’incident de viol. Les communautés ont ainsi compris que transférer d’urgence une survivante de viol dans les 72h après l’incident peut sauver sa vie.
« Dans cet intervalle, la victime reçoit le Kit Pep pour prévenir la transmission des infections sexuelle entre autre le VIH sida et l’Hépatite B ainsi que le tétanos et grossesses non désirées » ont souligné les sensibilisateurs.

 
L’occasion était aussi pour l’équipe d’informer les élèves et habitants de ces milieux sur les maladies gynécologiques pris en charge par le projet entre autre la fistule, le prolapsus et le cystocèle. « Les patientes dans les critères sont prises en charge gratuitement à l’hôpital sur tous les plans : médical, psychosocial, alimentaire, logement etc. » ont-ils précisé.
Les membres des communautés se sont engagés de relayer ce message dans leurs bases respectives en vue du changement de comportement et l’éradication des violences sexuelles et basées sur le genre dans leur milieu

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Dr Jill Biden, Epouse du vice-président américain, visite l’hôpital de Panzi.

 

Dr Mukwege (G) Dr Gill Biden (D)

Le Dr Jill Biden, épouse du vice-président américain, Joe Biden a visité ce samedi 5 juillet l’Hôpital Général de Référence de Panzi à Bukavu dans la province du Sud Kivu.

Accompagnée de plusieurs personnalités américaines, entre autre l’Ambassadrice des Etats Unis pour les questions des femmes, Catherine Russell et la Coordinatrice de l’USAID pour l’égalité des Genres et l’Autonomisation des femmes, Susan Markham, la deuxième dame des Etats unis d’Amérique a d’abord rendu visite aux survivantes des violences sexuelles à qui elle a transmis un message de paix et de compassion.  Les survivantes, émues par cette visite, ont aussi tenu à transmettre leur message : « Nous continuons à subir les viols à cause de l’insécurité. Faites parvenir notre doléance à votre époux et à Barack Obama le Président Américain : Nous voulons la paix. Nous voulons que les FDLR (rebelles rwandais opérant à l’Est de la RDC) rentrent chez eux au Rwanda pour que nous puissions regagner nos villages  et retrouver notre vie» ont-elles martelé.

Après un tour de l’hôpital, Madame Biden a eu un entretien avec le Dr Denis Mukwege, Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi au cours du quel des questions liées aux problèmes des femmes congolaises ont été évoquées.

« Je pense que cette visite apporte une grande visibilité sur le problème des femmes en RDC, les souffrances qu’elles endurent. Je pense que la question des violences si elle est ajourd’hui portée à un niveau plus haut, pour nous, ça nous donne encore plus d’espoir pour le futur » a déclaré le Docteur Denis Mukwege à l’issue de ces échanges.

Dr Jill Biden a remercié l’hôpital de Panzi et tout son personnel pour le travail « remarquable que vous accomplissez pour  redorer l’image de la femme et restaurer sa dignité en RDC »

Elle a aussi loué le partenariat existant entre l’USAID (l’Agence américaine pour le développement international) et l’hôpital de Panzi.

A travers l’USAID, le gouvernement américain soutient, en effet, différents projets au sein de l’hôpital  de Panzi et de la Fondation Panzi visant principalement l’appui aux survivantes des violences sexuelles et la prise en charge des femmes souffrant des fistules.

Il s’agit entre autre des Projets Fistula Project, qui prend en charge gratuitement le traitement des femmes qui ont des problèmes de fistule.  Et le Projet USHINDI qui , exécuté dans deux territoires (Mwenga et Shabunda), lutte contre les violences sexuelles et violences basées sur le genre.

 

Prince Murhula Mushagalusa


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L’hôpital de Panzi inaugure son scanner

Ce vendredi 27 juin, il a été procédé à l’inauguration officielle  du Scanner au sein du département de l’imagérie médicale et endoscopie de l’Hôpital de Panzi. La cérémonie a eu lieu en présence des autorités politiques provinciales, de différents responsables du monde médical, les partenaires de l’hôpital  ainsi que des habitants du milieu. C’est le ministre provincial de la Santé du Sud Kivu qui a coupé le ruban symbolique à cette occasion.

Prenant la parole,  Révérend Pasteur Manegabe, représentant du Représentant légal de la 8e CEPAC a affirmé que “Ce scanneur au sein de cet hôpital de la 8e CEPAC (Hôpital de Panzi) va soulager les populations du Sud Kivu et de tout l’est de la RDC qui, à la recherche des soins et dignostics de qualité, engagaient des gros moyens en effectuant des voyages dans des pays étranger à la recherche d’un scanner”

Le Dr Denis Mukwege, Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi, a pour sa part remercié la coopération suisse pour cette dotation qui vient soulager les besoins des  habitants du Sud Kivu et de toute la sous région des grands lacs en général.

Pour le Docteur Mukwege, “ les habitants les plus pauvres ont aussi droit aux soins de qualité. Nous voulons que l’accès à ce scanner soit ouvert à tout le monde et non à une seule catégorie des habitants.  ”. Il a aussi invité le gouvernement congolais à contribuer au fonctionnement de l’Hôpital qui est un hôpital public et garanti gratuitement des soins à plus de 50% de ses patients.

Le Dr Poletti  Pierre Alexandre de la coopération suisse a remercié le Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi pour avoir tout mis en œuvre pour que ce projet soit aujourd’hui une réalité.

Il a recommandé à l’hôpital, son personnel et à d’autres partenaires de veiller sur cet outil de grande valeur.

Ce scanner est alimenté par un groupe électrogène pour sa protection contre les chuttes et coupures intempestives du courant électrique fréquentes dans cette région de la Rdc.

Un spécialiste radiologue a également été formé à Dakar et à Paris pendant 5 ans. Un autre médecin en imagerie a été formé  en Suisse (hôpital de Sion et dans les HU de Genève) sur le scanner.

« L’avantage de ce scanneur est qu’il est tout d’abord neuf et est de fabrication récente, 2013. Il dispose d’un logiciel Osirix qui est le logiciel de pointe et d’une meilleure capacité de vue. La capacité de stockage en mémoire de ce scanner est d’environ 5 000 giga pour chaque poste de lecture et une garantie de deux ans du fabricant pour entretien en cas de panne. Pour éviter les problèmes des tentions  et coupures intempestives du courant électrique, il est équipé d’un générateur adapté» a précisé Dr Neema Rukunghu

Ce scanner est un don de la coopération suisse en RDC dans le cadre de son aide au développement.

Prince Murhula Mushagalusa

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Alerte : Des fillettes de moins de 10 ans continuent d’être violées à kavumu dans la province du Sud Kivu

2 enfants âgés de moins de 10 ans ont été violées dans  la nuit du 12 au 13 juin 2014 dans la localité de Kavumu , territoire de Kabare dans la province du Sud Kivu.
Ces fillettes sont âgées respectivement de 7 ans et 4 ans.
Selon  la coordinatrice des assistantes  sociales au sein du projet  de prise en charge des survivantes sexuelles à l’hôpital de Panzi, Mme Mamy Kulila , ces enfants ont été reçues  ce vendredi au sein de cette institution sanitaire et reçoivent déjà des soins.
La coordination du projet SVS s’inquiète de la recrudescence des cas de viol dans cette partie de la province et demande aux autorités du pays de prendre cette question au sérieux  afin  de mettre la main sur ces bandits qui détruisent la vie de nos enfants.

Colette Salima

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Le Projet SVS a soigné environ 2000 survivantes de viol en 2013

Lors de la présentation du rapport annuel de l’Hôpital de Panzi ce vendredi 23 mai, la coordinatrice du Projet SVS, le Professeur Ellinor Ädelroth ,a précisé  que  2789 survivantes des violences sexuelles et femmes avec des pathologies gynécologiques ont été prises en charge par le projet Survivantes des violences sexuelles, SVS en 2013. Ce projet est mis en œuvre par l’Hôpital de Panzi  avec l’appui financier de la coopération européenne au développement, ECHO, et l’ong suédoise PMU.

 
, « Au courant de cette année ,1759 de femmes survivantes des viols et 996 femmes avec des pathologies gynécologiques ont été  ont été prises en charge par le projet SVS» a souligné professeur Docteur Ellinor Ädelroth.
Elle a précisée que seules les patientes souffrant des problèmes gynécologiques telle la fistule et le prolapsus sont pris en charge par le projet. « Une fois réparées, ces femmes auparavant victimes des stigmatisations retrouvent le sourire et la joie de vivre » a-t-elle observée.

 
Par rapport à la prise en charge dont bénéficient les patientes admises au projet, elle a souligné qu’elle est complète « La prise en charge offerte par le projet aux patientes est une prise en charge holistique c’est-à-dire à la fois médicale et psychosociale. Les femmes reçoivent des traitements des psychologues en fonction de leurs besoins afin de les aider à se relever » a-t-elle souligné.
Le viol demeure une réalité en RDC
La coordinatrice du Projet SVS a regretté que le viol continue d’être une réalité en RDC et dans la province du Sud Kivu en particulier. « Certaines femmes que nous soignons nous reviennent pour la deuxième ou la troisième fois  car encore violées » a-t-elle déplorée.
Malheureusement une pratique dont souffrent aussi de plus en plus les enfants et jeunes filles « S’agissant des mineurs victimes, elle a précisé que  20% de victimes soignées à Panzi sont des mineurs » a noté Professeur Ellinor.
Elle a appelée les autorités congolaises à adopter une politique cohérente devant mettre fin à l’impunité. « Quelque chose doit être fait pour que le viol soit éradiqué au congo » a souligné la coordinatrice du Projet SVS.

 
Plus de 30 mille patientes soignées ces 10 dernières années

 
Le projet Survivantes des violences sexuelles, SVS, est exécuté par l’hôpital de Panzi depuis 1994. Aujourd’hui 10 ans après, ce projet a soulagé plusieurs dizaines de femmes de l’est de la RDC victimes des viols et des problèmes gynécologiques tel les fistules. « Nombreuses femmes viennent désespérées, abusées et traumatisées. A part les blessures physiques, elles sont aussi affectées dans leur personne. Mais avec l’aide qu’elles reçoivent du projet, elles retrouvent la vie de vivre, l’espoir du lendemain et apprennent à surmonter leur souffrance » a précisé la coordinatrice de ce projet.
Sous le financement de PMU et ECHO, jusqu’en 2013, le projet SVS a pris en charge 32 247 patientes. Parmi elles 19 176 victimes des violences sexuelles et 13 071 femmes souffrant des problèmes gynécologiques.

 

Prince Murhula Mushagalusa

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