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Outcry from Doctor Mukwege on the increase of rape against children in South Kivu.

“ I have not seen such an horror since 2004. Children are coming to the hospital in extreme critical conditions” stressed Denis Mukwege, Medical Director of Panzi General Referral Hospital.
According Doctor Desire Alumeti,  the forensic doctor of the hospital, nine children from one year and a half to twelve years old have been raped with extreme violence in the South Kivu Province, Kabare and Mwenga Territories respectively, since the beginning of May 2013, leading to the death of two young girls.
For each case, the modus operandi is similar: children are abducted in their house, raped in the bush and then abandoned. Two young girls died following these inhumane acts. Others have been found with severe gynecological wounds, stated the doctor.
Survivors have been referred by local medical centers to Panzi where appropriate quality care is provided to the children.
Investigative police and Uvira Chief Prosecutor Office have opened cases regarding those serious crimes. As of today, three alleged perpetrators are in custody; among them, two have confessed their offense, according to police sources.
Doctor Mukwege raised that “ mobile courts shall be established without  delay to give justice to the victims, hold the criminals accountable and shed light on who is behind these atrocities”.

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Mrs Kang Kyung-wha, United Nations Assistant Secretary-General for Humanitarian Affairs visited Panzi Hospital

« Addis Abeba Framework agreement is bringing new hope for the Congolese people and represents a vital chance for a sustainable peace in the Democratic Republic of Congo » stated United Nations Assistant Secretary-General for Humanitarian Affairs and Deputy Emergency Relief Coordinator, Mrs. Kang Kyung-wha, during a visit at Panzi Hospital.
Mrs. Kang came along with a high level delegation from OCHA, UNICEF and the UN Joint Human Rights Office in the DR Congo.
She stressed the need for a genuine political will to undertake a thorough security sector reform, and reaffirmed her full support to humanitarian aid actors as well as human rights defenders working alongside the people of Congo.
“Doctor Mukwege is a source of inspiration and hope, and his personal commitment towards helping women in need is recognized by the international community” added the United Nations’s New Deputy Humanitarian Chief.
Doctor Mukwege is inviting Congolese civil society to seize the peace process launched in Addis Ababa as an opportunity to strongly engage in advocacy for peace.
He recalled that he contributed to address the consequences of the violence made to woman for the last two decades and is calling the Congolese people to work together for building peace, the only genuine solution to the problems of Congo.
Doctor Denis Mukwege also shared with the delegation his serious concern regarding the assistance needed to the increasing number of women seeking fistula care. He stressed that the existing resources of the Hospital are scarce and called for a fund raising mobilization in order to meet the growing demand.
Mrs. Kang and the delegation paid a visit to the Children area, which is mainly supported by UNICEF in order to provide them with assistance and educational orientation. Also the delegation went to Maison Dorcas, a safety and transit center for survivors of sexual violence, with special focus on improving their capacities to encourage socio-economic reintegration and aiming at empowering women as important actor of social change. Finally, a visit to the Panzi Foundation Legal Clinic allowed the delegation to have a comprehensive understanding of the holistic assistance that characterize the One Stop Center model of Panzi.
The important issue of the registration of children born out of rape was addressed and the delegation expressed its commitment to advocate towards state authorities for regularizing their status and facilitating the birth registration process in the future.

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Le Docteur Dénis Mukwege plaide pour les femmes enceintes

«  Chaque femme enceinte doit être  surveillée par un médecin dès la conception jusqu’à l’accouchement ». Déclaration faite le jeudi 23 mai 2013 par le médecin directeur de l’hôpital de Panzi , le docteur Dénis MUKWEGE  aux bailleurs de l’hôpital et de la Fondation Panzi  présent à la conférence des bailleurs  .
Selon le docteur Mukwege , Il est inconcevable qu’une femme enceinte ait son bébé sans avoir été consulté et suivi  par un médecin durant les 9 mois de  grossesse.
Notre source précise que  la province du Sud Kivu compte à présent 429 médecins parmi les quels 369 hommes et 60 femmes. Un chiffre insuffisant pour que toute les femmes enceintes soient surveillées par un médecin a t- il ajouté. La province du Sud Kivu compte à peu près 5 millions d’habitants pour  659 aires de santé soit 10 .000 habitants par médecin. Ces chiffres  montrent noir sur blanc que cette vision est encore loin d’être réalisable.
En République Démocratique du Congo, la santé maternelle demeure un véritable problème auquel les populations villageoises, pour la plupart font face.
Les femmes enceintes sont obligées de faire de long parcours pour atteindre les centres de santé ou les hôpitaux avec risque de perdre  les bébés ou d’accoucher  dans des conditions déplorables et par-dessus tout d’être handicapés par une fistule à vie. D’autres meurent d’infection post partale.
Les participants interrogés à ce sujet ont estimés que Le gouvernement devrait songer à trouver une solution à ce problème qui touche et paralyse la femme, surtout que  le cinquième objectif du millénaire vise l’ amélioration de  la santé maternelle.

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23 Mai : première Journée mondiale de l’’élimination de la fistule urogénitale de la femme.

Le monde célèbre ce 23 mai 2013, la première journée internationale de lutte contre la fistule.
Cette journée sera marquée par deux évènements à savoir la célébration des 10 ans de la campagne contre les fistules lancée en 2003 par l’UNFPA et la première journée internationale contre les fistules.
Dans plusieurs pays du monde comme en République Démocratique du Congo ; plusieurs femmes  meurent chaque année  suite à des complications durant leur grossesse. Dautres  sont blessées ou restent handicapées. La blessure la plus sérieuse lors de l’accouchement est la fistule obstétricale. Cette déchirure est provoquée durant l’accouchement, lorsque le travail est long et difficile car le matériel médical n’est pas à disposition.
Le Dr Grace MUHIMA  de l’Hôpital de Panzi  indique que la fistule demeure un sérieux problème en République Démocratique du Congo  car   le chiffre  ne cesse de s’accroitre.
« La Communauté Internationale a pris une bonne initiative en consacrant cette journée à la fistule, cela   permettra  aux acteurs d”améliorer la prise en charge des urgences obstétricales  favorisant la prévention de la fistule » explique-t-elle.
Selon le chargé des statistiques au projet  SVS de prise en charge des survivantes des violences sexuelles et femmes avec fistules , Guershom  MUGISHO, le Projet  a enregistré depuis le mois de janvier jusqu’ en avril  2013,   72   cas de fistule. Les patientes de cette maladie  proviennent notamment de  Moba et  Kalemie au   Katanga , de  Kisangani ,en province Orientale , du Sud Kivu  et du  Burundi .  La  province du Sud Kivu, à elle seule affiche  41   cas  depuis le début de cette année.  Bien entendu Ces chiffres déjà parlants par eux- même  ne représentent  que des Cas reçus et prise en charge  par le projet SVS  financé par  ECHO et PMU depuis 2004.
La fistule  est une maladie qui se manifeste par la perte involontaire des urines par le vagin. Les spécialistes de cette maladie estiment qu’elle a pour origine, entre autres,  l’ignorance et le bas niveau éducatif, le  mariage précoce, le manque d’accès aux soins de qualité pendant la grossesse et l ‘accouchement ainsi que  l’accès difficile   aux structures de santé pour les femmes enceintes.
Cette journée est célébrée sous le thème :” Vaincre la honte, briser l ‘isolement.”

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Madame Zeinab BANGOURA s’engage à faire une pression sur tous les auteurs du viol pour que cessent les violences sexuelles en RDC

« Je vous remercie du travail que vous faites ici dans des situations particulière pour réparer la vie des femmes ; et je pense que pour que les choses changent en République Démocratique du Congo avec l’aide du monde entier, il faut que le congolais joue d’abord le premier rôle ». Des mots exprimés par la représentante du secrétaire générale des nations unies sur les questions des violences sexuelles, Mme Zeinab Bangoura à la tête d’une délégation Onusienne en visite avec sa suite vendredi 22 Mars 2013 à l’Hôpital Général de Référence de Panzi.

Elle déclare que sa visite à Panzi s’inscrit dans le cadre d’une mission qui lui permettra de voir, d’écouter et d’apprendre beaucoup sur les violences sexuelles en RDC. C’était à la fin d’un entretien à huit clos avec le Dr Dénis Mukwege.

Les années passent mais la situation est loin de s’améliorer

« Ce qui étonne est qu’au cours de l’année 2011 nous avons constaté une baisse des chiffres comparativement à 2012 et cette année 2013 au cours desquelles les chiffres sont en hausse »,

explique à ses hôtes, le Médecin Directeur de l’Hôpital de Panzi le Dr Mukwege . Il ajoute que Pendant plus de 15 ans nous soignons les survivantes de violences sexuelles mais rien ne change car certaines femmes soignées à Panzi qui repartent chez elles, nous reviennent quelques mois , ou quelques année encore une fois. C’est pourquoi Cette année est une année des actions pour mettre fin aux violences sexuelles ; « Il ne faut pas seulement se focaliser au Nord Kivu où les populations sont toujours victimes de conflits et guerre à répétition, mais il faut se focaliser au Nord et sud Kivu »,poursuit-il.

Cérémonies d’accueil terminées, les hôtes sont reçus dans la salle de réunion de l’Hôpital de Panzi pour un échange sur le travail au quotidien dans cette Institution Hospitalière notamment la prise en charge holistique des Survivantes de violences sexuelles.

Changer les choses c’est également le cheval de batail de  Mme Zeinab BANGOURA

«Ce que je vois, ce que j’entends et ce que j’apprends vont m’aider à faire entendre vos voix dans le monde, à plaider pour vous auprès du gouvernement congolais pour mettre fin au phénomène du viol et violence sexuelle », affirme la représentante du secrétaire générale des nations unies sur les questions des violences sexuelles.

L’entretien avec les survivantes et des messages fort sur la nécessité du retour de la paix en RDC ,le retrait du sol congolais de toutes les forces et groupes armés étrangers qui instabilisent les communautés et violent les femmes , ont permis à Mme Bangura de comprendre la souffrance dans laquelle vivent les femmes du Sud Kivu à cause de l’insécurité et de l’impunité.

S’adressant aux survivantes, Mme Bangura précise que pour bâtir un pays à partir de la base, il faut lutter contre l’impunité. Pour elle, la République Démocratique du Congo a besoin d’un leadership .Selon notre source , chaque congolais doit   s’approprier  la lutte afin que les choses évoluent  positivement.

Au sujet des auteurs des viols et toutes formes de violences, elle déclare :«peu importe qui ils sont, où ils sont, et ce qu’ils font, nous allons mettre la main sur eux. Ceux qui vous ont fait du mal, nous ferons en sorte qu’ils aient honte et qu’ils paient ce qu’ils vous ont fait ».

C’est Depuis 2004, que  l’Hôpital de Panzi assure de manière ininterrompue  grâce au financement d’ECHO et PMU  une prise en charge aux Survivantes de violences sexuelles à l’Est de la République Démocratique du Congo.

Colette SALIMA

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Panzi Hospital Launches their 2012 Activity Report

Panzi Hospital Launches their 2012 Activity Report: Special Focus on Improving Maternal Health Care

On March 6, in the week of International Women’s Day, Panzi Hospital’s Annual Activity Report was officially launched. This report, which has been made possible through funding by the European Commission (ECHO) and PMU, presents the wide variety of services available at the hospital, focusing especially on maternal health care and fistula reparation.

A press conference was held at the hospital to summarize the report. Dr Denis Mukwege, the Medical Director, Dr Neema Rukunghu, the medical coordinator of the SSV-project, and cardiologist Dr Raissa Kizungu led this press conference.

“Fistula is very difficult for a woman who suffers from it since it prevents her from participating in society. She leaks urine that prevents her from going to the market or to church. She is disabled,” said Dr Rukunghu.

Fistula is repaired through surgery, and if done by a specialist it has over 90% success rate. Intervention by an untrained doctor, however, can cause irreparable damage. Through free and improved maternal health care and regular prenatal consultations, family planning, continuous training of medical staff and access to transport most cases can be prevented. “The community also has a role to play”, continued Dr Rukunghu, “especially in discouraging early marriage”. She concluded, “it is not impossible to eradicate fistula in DR Congo”.

Dr Kizungu explained that health care, which should be a right, has become a privilege. “Women’s rights include health, peace and security, participation in political processes, the right of information and the right to complain”.

Dr Rukunghu added that the right of information includes both knowing the importance of seeking healthcare at childbirth, but also knowing that fistula is nothing to be ashamed of and that there is treatment. She said “If a woman can give birth under inhumane circumstances and get fistula, and then live disabled her whole life until she dies maybe 30 years later, it is a disgrace for our country”.

Panzi Hospital started in 1999 by providing maternal health care, which remains one of its specialties. It has a programme offering safe conditions for women giving birth. But the maternity ward has reached its limit and the demands are high. The hospital has the staff and material available, but not the space to accept and assist more women.

“I am not good at fund-raising”, said Dr Mukwege, “but I ask you the Congolese and the International Community to help us expand the maternity ward to meet the demand”.

Please download the report for more information about the Panzi Hospital, fistula and maternal health care and how you can support the women in DR Congo to achieve what is their right.

English version
Panzi Report 2012 EN

Français
Panzi Report 2012 FR
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Ephraim BISIMWA

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Les soins de santé maternelle, une priorité de l’Hôpital de Panzi

En République Démocratique du Congo 1 femme sur 24 court le risque de mourir pendant l’accouchement .Ce chiffre fait de la RDC un des pays ayant les taux de mortalité et de morbidité maternelle les plus élevés dans le monde. Dans ce pays situé au cœur de l’Afrique, nombreuses femmes souffrent de fistules causées par la dystocie, une maladie en grande partie évitable.

«Les Soins de santé maternelle devraient être disponibles pour tout le monde et pas seulement pour ceux qui ont la possibilité de payer », déclare le Dr Dénis Mukwege, Mercredi 06 Mars.
C’était au cours de la conférence de presse organisée à Panzi pour présenter le rapport-Synthèse des activités de l’Hôpital de l’année 2012. Ce rapport qui vient d’etre produit grace à l’appui financier de la Commission Européenne (ECHO) et PMU est un condensé des services offerts aux malades notamment les soins de santé maternelle et la réparation des fistules. Il met un accent particulier sur la fistule et le défi lié à l’amélioration de la santé maternelle.

Trois médecins de l’hôpital, le Dr Dénis Mukwege, Médecin Directeur de l’Hôpital, le Dr Neema Rukunghu, Coordinatrice médicale du Projet VVS, et le cardiologue Dr Raïssa Kizungu ont animé cette conférence de presse.

Combattre la fistule est une nécessité

«La fistule est un véritable obstacle pour la femme qui en souffre car elle l’empêche de s’épanouir et de jouer un rôle important dans la société. Avec cette maladie, la femme perd les urines sans contrôle et ne peut donc pas aller au marché, au champ ou à l’église. Elle est handicapée », explique le Dr Neema Rukunghu.
Elle ajoute que la fistule est réparée par la chirurgie, et lorsque la réparation est faite par un spécialiste, la chance de réussite est de plus de 90%. L’intervention d’un médecin non formé peut cependant causer des dommages irréparables.
Pour le Dr Rukunghu, la plupart des cas de fistules peuvent être évités grâce à la gratuité des soins, l’amélioration des soins de santé maternelle, les consultations prénatales régulières, la planification familiale, la formation continue du personnel médical et l’accès facile aux transports,.
«La communauté a aussi un rôle à jouer», poursuit le Dr Rukunghu , « par exemple, décourager les mariages précoces, Il n’est pas impossible d’éradiquer la fistule au Congo », affirme-t- elle.

Pour le Dr Raïssa Kizungu, les soins de santé qui devraient être un droit sont devenus un privilège. « Les droits des femmes sont la santé, la paix, la sécurité, la participation au processus politique, l’accès à l’information, le droit à la liberté d’expression, et l’égalité entre les sexes.

Le Dr Rukunghu ajoute que le droit à l’information c’est aussi avoir accès aux informations sur les soins de santé, comprendre que la femme qui a la fistule n’a rien à se reprocher et qu’il existe un traitement. «Si une femme peut accoucher dans des conditions inhumaines et obtenir la fistule pour ensuite demeurer improductive toute sa vie jusqu’à sa mort, peut-être 30 ans plus tard, c’est une honte pour notre pays, conclut-elle ».

Il ya Un besoin de nouveaux batiments

L’Hôpital de Panzi a commencé en 1999 dans l’objectif de fournir des soins de santé maternelle, qui reste l’une de ses spécialités. Il dispose d’un programme offrant des conditions de sécurité pour les femmes qui accouchent. Mais la maternité a atteint ses limites et les exigences sont élevées. L’Hôpital dispose du personnel et du matériel disponibles, mais la capacité d’accueil pour lui permettre d’aider ces nombreuses femmes devient insuffisante.

«Je ne suis pas bon à la collecte de fonds», affirme le Dr Mukwege avant d’ajouter : « Je demande aux Congolais ainsi qu’à la Communauté Internationale de nous aider à étendre la maternité afin d’être en mesure de répondre à la demande.

Vous pouvez télécharger ce rapport pour plus d’informations sur l’Hôpital de Panzi, la fistule et les soins de santé maternelle et savoir comment vous pouvez soutenir les femmes en RD Congo afin qu’elles puissent avoir accès à ce qui est considéré comme étant leur droit.
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Ephraim BISIMWA

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The medical mobile Clinic of Panzi Hospital: Providing Women with Holistic Care

They are many women and girls who benefit from medical and psycho-social care provided by the Panzi Hospital medical mobile Clinic. The majority are survivors of sexual violence and others have various gynecological conditions and that can only be treated at Panzi Hospital.
“We provide them with appropriate care in the health center nearest to their homes. Most women are exhausted by their illness, others have experienced sexual assault and violence,” says Dr. Cindja MIHIGO, a member of the team that provides care for the patients.
At the health center in the village of Bwahungu in Kabare Territory for example, hundreds of women and girls benefit from medical and psychological care from the mobile team. Most of them are displaced by war from the villages surrounding the Kahuzi Biega National Park in South Kivu.
“Here there are women and girls who were raped, others have urinary tract infections. We also get women with fistulas and first and second degree prolapse,” said Dr. Cindja MIHIGO. She added that all complicated cases are transferred directly to Panzi Hospital for more effective treatment.”
A delegation from the NGO SV (Stichting Vlutchteling) from the Netherlands funds the medical mobile clinic alongside UNICEF. They recently visited Bwahungu village to see the hard work done by the team under the difficult conditions. The work comes at a high risk for medical staff, which is done in remote and difficult to access villages, in an insecure environment.
Ephraïm Bisimwa

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Le combat de l’hôpital de Panzi pour sauver les femmes avec fistules

«J’étais enceinte. Je suis allé dans un hôpital qui se trouve  à  une journée  de marche  à  pied  pour  accoucher. Arrivé sur place,  les médecins ont décidé de faire une césarienne car je ne pouvais pas accoucher par voie basse. Malheureusement mon bébé était déjà décédé». Explique une patiente fistuleuse, en provenance de Kongolo, en Province du Katanga avant de poursuivre :«Une semaine après, pendant que j’étais encore à l’hôpital j’ai constaté que je commençais à perdre les urines sans contrôle . Les médecins m’ont dit que j’avais une fistule et qu’ils ne pouvaient pas me soigner .Quelques jours plus tard, des médecins de l’Hôpital de Panzi sont arrivés à l’Hôpital général de Kongolo (dans la Province du Katanga) et ce sont eux qui ont facilité mon arrivée à Bukavu précisément ici à l’Hôpital de Panzi  ».

Cette femme et beaucoup d’autres sont prise en charge à l’hôpital de Panzi, grâce aux projets Fistula Foundation et Fistula Care de Engender Health, spécialisés dans la réparation des fistules.Ces projets sont financés par l’USAID.

Pour l’année 2012, ces projets ont soutenu la réparation de 676 cas de fistules, 90% de guérison définitives de ces cas ont été réalisés.

Ces projets soutiennent la capacité de l’hôpital de Panzi et le personnel pour assurer la gestion complète et le traitement pour les services de la fistule dans l’Est de la République Démocratique du Congo, ainsi que les efforts visant à prévenir la fistule à travers le renforcement des services de santé maternelle, y compris un meilleur accès à la planification familiale.

C’est depuis 2006 que l’Hôpital de Panzi organise une prise en charge holistique des patientes porteuses de fistules .

Il s’agit essentiellement de réparations chirurgicales réalisées dans les enceintes de l’Hôpital. Cette institution hospitalière organise également des missions d’itinérance à travers la province du Sud Kivu (Luvungi,Shabunda, Lulingu , Shambucha ) ainsi que dans d’autres provinces de la RDC dont le Katanga (Kongolo , Moba , Kabalo ,Nyunzu ,Kalemie , Manono et Ankoro) ; le Kasaï oriental (Kabinda ,Mbuji Mayi, Mweneditu , Ngandajika ,Lubao , Lusambo , Lodja , Kole) et la province orientale (Bunia).

L’assistante aux projets, le Dr Grace MUHIMA REHEMA indique que les équipes envoyées dans toutes ces contrées organisent des campagnes de sensibilisation communautaire et font la chirurgie réparatrice de lutte contre la fistule Urogénitale(FUG).

«Dans l’objectif d’améliorer la prise en charge, l’Hôpital organise également des formations des médecins en chirurgie réparatrice de la fistule, la formation en prévention, le diagnostic de fistule urogénitale et le suivi post –opératoire pour les infirmiers et anesthésistes venant de différentes institutions de la RDC et d’ailleurs en Afrique, » précise-t-elle.

Le Dr Grace ajoute que l’Hôpital de Panzi facilite aussi le renforcement de capacité du personnel soignant, l’amélioration de la charge obstétricale et celle de la prise en charge de qualité de la FUG (Fistule urogénitale).

Colette SALIMA

 

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La Clinique médicale mobile de l’Hôpital de Panzi : Une prise en charge de Proximité en faveur des femmes

Elles sont nombreuses, des femmes et filles qui bénéficient de la prise en charge médicale et psycho-sociale de la clinique médicale mobile de l’Hôpital de Panzi. Pour la plupart, ce sont des survivantes de violences sexuelles, d’autres ont diverses pathologies gynécologiques et ne peuvent pas se déplacer jusqu’à l’hôpital de Panzi.
« Nous leur octroyons de soins appropriés dans un centre de santé proche de leurs lieux d’habitation .Pour la plupart, ce sont de femmes épuisés par la maladie, d’autres ont subi des agressions et violences sexuelles », affirme le Dr Cindja MIHIGO l’un des membres de l’équipe qui assure la prise en charge.
Cette équipe est essentiellement composée des médecins, des psychologues, des infirmiers ainsi que des assistantes sociales.
Au centre de santé de Bwahungu dans le territoire de Kabare par exemple, de centaines de femmes et filles bénéficient des soins médicaux et d’une prise en charge psychologique grâce à cette équipe mobile. La plupart d’entre elles, sont des déplacées de guerre en provenance des villages environnant le parc national de Kahuzi Biega au Sud Kivu.
« Ici il ya des femmes et filles violées, d’autres ont des infections urinaires. Nous recevons aussi des femmes avec fistules, prolapsus, systocèle du premier et deuxième degré » déclare le Dr Cindja MIHIGO. Elle ajoute  que tous les cas compliqués sont directement transférés à l’Hôpital de Panzi pour une prise en charge plus efficace».
La délégation de SV (Stichting Vlutchteling) bailleur de fonds de la clinique mobile aux cotés de l’UNICEF qui a fait une descente jusqu’à Bwahungu constate le travail assidu effectué par l’équipe dans des conditions un peu plus particulières.
Un travail à haut risque pour le personnel médical, qui se fait dans des villages les plus reculés, difficilement accessibles et ou généralement l’insécurité reste permanente.

Ephraïm Bisimwa

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