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Panzi : la délégation parlementaire de l’UE demande l’ouverture d’une enquête dans le dossier fosse commune à kinshasa

« Une délégation du Parlement européen en visite à Bukavu demande l’ouverture d’une enquête indépendante  dans le dossier d’une  fosse commune  de 425 corps découvert dans les périphéries de la ville de Kinshasa. »
Cette délégation du groupe socialiste et démocrate du parlement Européen  a formulée cette demande  ce vendredi 10 Avril 2015 lors  de sa visite à l’Hôpital  Général de Référence de Panzi.  Dans sa suite ;   Mr Gianni Pittella , chef de la délégation parlementaire européenne ,Mme valenciana ,Mme  Mac Cavar , Mme Cecile Kyenge et  Mme Ahena tous membres du parlement européen, ainsi que d’autres membres de la délégation.
Aussitôt arrivé, la délégation a été  accueilli par  Le médecin directeur de l’hôpital, le docteur Dénis Mukwege   , ses collaborateurs et d’autres membres du staff de l’hôpital.

 
Les hôtes sont reçus pour un entretien privé dans le bureau du Dr Mukwege avant de suivre  un échange sur le travail au quotidien dans cette Institution hospitalière notamment  la mission de l’hôpital de panzi  et de la fondation Panzi     ainsi que  leurs activités.
Nous sommes ici pour palper du doigt la situation des droits de l’homme en RDC et la question  sur la traçabilité des minerais  a mentionné Gianni Pitella , chef de la délégation du groupe socialiste  du parlement Européen. Nous encourageons le  Prix Sakharov 2014 pour le   travail qu’il fait  car ce travail est entrain de changer la situation de la RDC. Nous savons que  vous vivez dans des conditions  d’injustice, pas de liberté   et rassuré vous que l’Europe doit être présent pour vous.
Occasion pour la société civile de présenter un cahier de charge sur la situation de droit de l’homme en RDC et  dans la province du Sud Kivu en Particulier.
« Nous avons  plusieurs problèmes  liés aux élections qui sont à l’horizon ,  viol des enfants  mineurs à kavumu, des arrestations des opposants, de journalistes , des activistes de droit de l’homme, des tueries, des enlèvements ,problème d’impunité, inégalité sociale , des entreprises  minières qui exploitent les minerais sans que cela ne bénéficie à la population et tant d’autres   »à indiqué Mr Robert Njangala de Sajesek Forces Vives , une organisation de la société civile  .
Pour le Dr Mukwege , la consolidation de l’Etat et le rétablissement de la sécurité à l’Est constituent une priorité. Il n’y aura pas de paix ni de développement économique et social sans Etat de droit garantissant le respect des droits de l’homme et la démocratie, sans une reforme profonde du secteur de la sécurité et de la justice, sans éradication du financement des groupes armés liés  au commerce des minerais, avant de poursuivre « je suis convaincu qu’en agissant pour l’assainissement du secteur minier, la misère des populations sera soulagé ».


La délégation s’engage à lutter pour qu’il ait une loi sur la traçabilité des minerais , qu’une commission internationale soit mit en place afin que la lumière soit faite sur le dossier Fosse commune à kinshasa, que  des projets de développement soient financés et que le processus électoral se déroule dans le respect de la volonté du peuple congolais.
Répondant à question de la découverte d’une fosse commune, Cecile kyenge a repondu : « Ce n’est pas parce que ce sont des indigents qu’ils doivent être mis dans une fosse commune .Ce sont des êtres humains, leurs familles doivent savoir ce qu’ils leurs ait arrivé mais je pense  également  que toute ces personnes méritent d’être enterrés dignement.

La délégation a ensuite  effectuée une visite de réconfort  aux   femmes survivantes des violences sexuelles et femmes vivant avec pathologies gynécologiques.
« Vous êtes des femmes fortes .Nous savons combien vous souffrez. Bien  de fois, vous vous sentez seule et abandonnez .Mais je voulais juste vous dire qu’à chaque fois où vous vous sentirez dans cet état, sachez que nous sommes là avec vous et pour vous » a indiqué un membre de la délégation.

« Merci à vous d’être venus nous voir .Nous avons vécu des choses horribles et souvent nous nous sentions abandonné. Mais depuis que nous sommes à Panzi , Grace au Dr Mukwege nous avons repris la joie de vivre. Tout ce que nous vous demandons c’est de nous aider. Aider surtout le docteur car c’est grâce à lui que nous sommes aujourd’hui  » Explique une survivante des violences sexuelles.
Avant la conférence de presse, la délégation  a visité l’hôpital de Panzi particulièrement  le Projet SVS où elle a compati avec les femmes victimes des violences sexuelles, ainsi que les installations de la Fondation Panzi.

Colette Salima

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A delegation from the European Parliament will visit the Hospital this Friday, April 10, 2015

On tour in the Democratic Republic of Congo, a large delegation from the European Parliament will visit the Panzi General Hospital of Reference this Friday, April 10, 2015 from 9:00, to support the work of the Panzi Hospital.

Note that the European Union is an important partner of the Panzi Hospital in the care of women victims of sexual violence.

During this visit, the delegation will meet with Dr. Denis Mukwege and exchange with some associations of the civil society in South Kivu.

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La délégation du parlement Européen visite l’hopital de Panzi ce vendredi 10 avril

En tournée en République Démocratique du Congo, une forte délégation du Parlement Européen effectue  une visite à l’Hôpital Général de Référence de Panzi ce vendredi 10 avril 2015 à partir de 09H00, heure de Bukavu, pour apporter son soutien au travail effectué par l’Hôpital de Panzi.

 

l’Union Européenne est un des grands partenaires de l’Hôpital de Panzi dans la prise en charge des femmes victimes des violences sexuelles.

Au cours de cette visite, la délégation rencontrera le Dr. Denis Mukwege et échangera avec quelques associations de la Société Civile du Sud-Kivu.

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Panzi :les médecins se réunissent désormais pour Une marche sportive

Les médecins de l’hôpital de Panzi se réunissent désormais chaque dimanche matin pour une marche à pied .
C’est  le conseil provincial de l’ordre des médecins, cellule de Panzi  qui organise   cette marche  depuis  le dimanche 22 mars 2015.

 
Selon le secrétaire du Conseil  Provincial de l’Ordre des Médecins, cellule de  Panzi , cette marche   fait partie des activités  planifiée cette année par le conseil provincial de l’ordre des médecins  , cellule de Panzi .Elle s’inscrit  dans le but de lutter contre certaines  maladies à savoir  le diabète ( pour les agents qui ont déjà  emmagasiné  plusieurs calories ) , les maladies vasculaires  ainsi que les maladies liées à la sédentarité.
La  marche a lieu chaque dimanche et  débute  à 06h30’ à la frontière Ruzizi 1  et se termine au gouvernorat de province  situé à Labotte dans la commune d’Ibanda précise  le secrétaire du COPROM  cellule de Panzi ; Mr Mapatano Emile , avant d’ajouter que  dans l’avenir d’autres agents de l’hôpital pourraient aussi  se joindre à la marche  .Il invite les agents qui désirent se joindre à eux à la patience car cette question doit être discuter au niveau de la cellule de Panzi.

Avant de clôturer la marche , les participants executent quelques exercices .

Les médecins de Panzi en plein exercice physique après la marche

Les médecins de Panzi en plein exercice physique après la marche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En attendant, tous les médecins  de panzi sont  attendus  à cette marche très bénéfique pour  leur santé.

 

Colette Salima

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Panzi : Les professionnels médicales sensibilisés sur le secret médical

Rappeler aux professionnels médicales les notions du secret médical et professionnel, tel est l’objectif  de la matinée déontologique qu’à organisé  le conseil provincial de l’ordre des médecins, cellule de Panzi le samedi 28 Mars 2015 à l’hôpital de PanziC’était à l’intention des médecins, infirmiers, les médecins stagiaires et les aides soignants.

Vue de la salle de ITM ( Echange sur le secret médical)

« Cette formation était également une occasion pour rappeler aux personnels soignants que le secret médical est un droit absolu des patients et un devoir des personnels  ou mieux de tous les intervenants dans la santé  »a indiqué le Dr Mapatano Emile, secrétaire du COPROM Sud Kivu , cellule de Panzi.
Au cours de cette matinée, les participants ont suivi des présentations sur la situation de l’hôpital de Panzi et les perspectives d’avenir, le secret médical etc.
Notre source précise que d’autres activités seront organisées par la cellule dans les prochains jours à savoir  une conférence sur la responsabilité médicale, des échanges avec d’autres cellules du COMPROM  en province ainsi que des activités sportives.

 

 

Le COPROM cellule de Panzi à un comité de 4 personnes à savoir un président, un secrétaire, une trésorière et un coordonateur sportif.

Colette salima

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Les acteurs impliqués dans la prise en charge des enfants réunis autour d’une table pour parler de la violence faites aux enfants à kavumu

Le document contenant  le plan de plaidoyer pour l’éradication du phénomène d’enlèvement et viol d’enfant et accès sur le renforcement du système de sécurité au sud –Kivu ; cas Kavumu dans le territoire de Kabare vient d’être remis  à la conseillère du chef de l’Etat en matière des violences sexuelles en RDC, Mme Jeanine Mabunga .
La remise de ce document a eu lieu ce vendredi 20 Mars 2015 au cours de l’atelier de réflexion sur la lutte contre le viol des enfants au Sud Kivu , particulièrement le viol des enfants à kavumu .La rencontre a eu lieu dans la salle de conférence de la maison Dorcas 3 de la Fondation Panzi situé dans le Quartier Panzi en commune d’Ibanda.
Organisée par le consortium SOS JEUNES FILLES EN DANGER, cette activité visait à amener les différents acteurs à réfléchir sur la question de viol d’enfant à Kavumu  afin de trouver une solution durable à ce problème.
Des échanges portant sur  l’état de lieu de la situation de ces  enfants au Sud –Kivu , la prise en charge médicale des victimes , l’accès à la justice et réparation des préjudices subis par les victimes , l’implication des services de sécurité ;rôle de la Police Nationale Congolaise ,l’engagement de la société civile à lutter contre ce phénomène et l’engagement de l’état congolais dans la lutte contre le viol des enfants .
Au cours de cette rencontre, toutes les parties présentes  ont convenu que le viol des enfants est insupportable et qu’un viol de plus est de trop, car 34 enfants ont déjà été violées depuis juin 2013  à ce jour.
Pour les parents des victimes  présent  à la rencontre, cette situation persistante entraine leurs enfants dans un état de stigmatisation et traumatisation terrible que l’avenir de leurs enfants est incertain.
« Nous ne voulons des pagnes, des poissons, des haricots, de toutes les formes des dons que vous nous donnez pour compatir avec nous .ce que nous voulons c’est la paix , la sécurité » déclare la mère d’une survivante de kavumu
« Nous demandons au gouvernement de mettre tous les moyens en œuvre  pour que le viol fait à nos enfants cesse. Si non nous allons nous prendre charge » précise le parent d’une victime de 3 ans. « Nous allons supporter ce qui nous arrivé, mais nous allons plus accepter  qu’un 35 ème cas soit enregistré à kavumu, car la police, la Monusco , les autorités locales etc  sont toutes  informées du malheur qui nous arrive est rien n’est fait jusqu’à présent .Que le gouvernement fasse son travail » a –t- il ajouté d’un air sévère s’adressant  à Mme Janine Mabunda , conseillère du chef de l’état  en matière des violences sexuelle en RDC.

 

eiAu milieu Mme jeanine Mabunda (conseillère du Chef de l'Etat en matière des violences sexuelles) entouré des participants

Au milieu Mme jeanine Mabunda (conseillère du Chef de l'Etat en matière des violences sexuelles) entourée des participants .

Prenant la parole Mme jeanine Mabunda a déclaré ; « c’est avec un cœur d’une mère, d’une sœur qui agit dans la douleur que je me tiens devant vous en ce moment. J’aimerai vous rassurer que le gouvernement tiens à cœur ce problème. Je souhaite que les femmes restent unies et qu’on parle un même langage pour vaincre ce phénomène » .

« Je mets en garde tous les présumés auteurs de viol car nul n’est au dessus de la loi Riche ou pauvre, acteurs ou artiste, commandant de l’armé, politiciens, musiciens ou quelque soit votre rang social, en matière de viol , nul est au dessus de la loi  »a- t- elle ajouté.
La conseillère du chef de l’Etat en matière des violences sexuelles termine son propos par annoncer qu’elle plaide pour qu’il y ait des tribunaux forains partout où ces cas sont rapportés ; que la justice se pointe à la porte des victimes pour qu’il sache que cela n’est pas permis.Une ligne de sécours pour les survivantes désirant avoir une aide  est disponible depuis le mois de novembre dernier.

 

Elle ajoute qu’elle continuera de faire le plaidoyer pour que les institutions qui prennent en charge les SVS aient des materiels nécessaires pour examiner les survivantes de viol telque cela est fait dans des pays très développés.
Le consortium SOS jeunes filles en danger compte actuellement 14 organisations.

Colette SALIMA

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Une délégation de COCAFEM /GL visite l’hôpital de Panzi

9 femmes, membres de la concertation des collectifs des associations féminines  de la région des grands- lacs ; COCAFEM / GL , ont rendu visite ce vendredi 20 Mars 2015 aux survivantes de violences sexuelles prise en charge par le projet SVS à l’Hôpital de PAnzi.

 
Selon  la présidente et représentante légale de la COCAFEM –GL , Mme UZELE Béatrice ; cette visite s’inscrit dans le cadre des activités du mois de la femme.
« Nous avons souhaité  rendre visite aux survivantes prise en charge à Panzi pour leurs  témoigner notre compassion et  partager avec elles à l’occasion du mois de la femme 2015. Notre passage ici, nous permettra aussi de connaitre un peu plus sur la situation de la femme dans la région particulièrement la situation qui prévaut à Kavumu en ce qui concerne le viol des enfants » a-t-elle ajouté.

 

photo délégation COCAFEM -GL

photo délégation COCAFEM -GL

Aussitôt arrivé, ces hôtes ont été accueilli par les femmes de l’hôpital de Panzi avant de s’installer dans la salle de réunion ou les participants ont suivi une présentation sur l’hôpital et ses activités particulièrement  sur la prise en charge médicale et psycho-sociale des SVS , le Rôle de la clinique juridique ainsi que sur le planning familial.
Après échange et débat, il a été constaté que l’impunité  reste le grand défi dans  la lutte contre les violences sexuelles.
Une occasion pour le docteur Mwambali Sylvie d’insister sur le combat que doit faire une femme pour relever ce défi.
Toutes les femmes ont résolu chacune à son niveau de faire le nécessaire pour que ce défi soit relevé.
Avant de quitter l’enclos de l’hôpital ces femmes ont effectué une brève visite aux  patientes prise en charge par le projet SVS ou elles ont remis quelques sacs de Riz, du Sucre et du savon. Une manière pour elle de compatir avec les femmes.

COCAFEM Grand lacs ; regroupe les femmes membres des associations féminines du Rwanda , du Burundi et de la République Démocratique du Congo. Son objectif est de lutter contre les violences sexuelles faites à la femmes et la lutte contre l’impunité dans la Région.

 

 

Colette SALIMA

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Mr Miguel de Serpa Soares , secrétaire général adjoint des affaires juridiques de l’ONU a visité Panzi ce mercredi

Le secrétaire Général adjoint des affaires juridiques de l’Organisation des Nations Unies, Mr Miguel de Serpa Soares, vient d’effectuer une visite ce mercredi 11 Mars 2015 à l’hôpital de Panzi. Il était accompagné, dans sa délégation, de la chef de bureau ad interim de la Monusco ,Mme Christine Kapalata .

 

C’est le responsable de l’hôpital de Panzi, Dr Denis Mukwege, qui a accueilli la délégation. Miguel de Serpa Soares a souligné qu’il  est à Panzi pour exprimer le soutien des Nations unies à travers son conseil juridique aux activités de l’hôpital de Panzi mais aussi encourager son responsable, le Dr Denis Mukwege pour son engagement  dans la promotion de la femme et la lutte contre les violences sexuelles.

« Je suis aussi venu pour compatir avec vous et vous exprimer notre soutien. Je sais que vous êtes des femmes forte , c’est pourquoi je vous souhaite beaucoup de courage» a –t-il déclaré pendant qu’il s’adressait aux survivantes des violences sexuelles pris en charge à Panzi.

 

Un peu avant, il a eu un entretien avec le Médecin Directeur de Panzi. Dr Denis Mukwege a insisté sur les difficultés liées à l’impunité dans la province, la protection des enfants ainsi que la réparation des victimes.

« je n’arrive pas à comprendre que les organisations ayant en charge la question des enfants, la police, les dirigeants de la RDC tous se taisent fasse à cette question de viol des enfants. Cette question ne touche pas seulement la province, mais actuellement nous avons même des enfants en provenance des différentes provinces de la RDC qui sont prise en charge à Panzi précisé le Dr Mukwege  » .Il demande qu’une enquête indépendante soit diligenter pour que lumière soit faite sur ce dossier, que les victimes accèdent à la justice et que la chaine de procédure soit faite et respecté au niveau de la justice. Dans cette partie de la RDC, le viol est utilisé comme arme de guerre par des groupes armés pour prendre contrôle des villages  et soumettre des communautés locales.

 

 

 

Colette salima

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La police Nationale congolaise appelée à collaborer avec les médecins pour documenter les cas de viol et aider la justice à faire son travail

Une délégation de sept officiers de la police Nationale Congolaise ayant en charge la protection de l’enfance et les questions des violences sexuelles vient d’effectuer,  ce jeudi  04 décembre 2014, une visite d’échange sur les questions de  violences sexuelles  à l’Hôpital de Panzi .
Ces responsables de la police  sont basées  dans la province de  Bandundu,  du  Maniema et  de  Kinshasa.
Selon le Commandant de l’escadron de protection de l’enfant et lutte contre les violences sexuelles  de la Police nationale  congolaise au Sud Kivu  , le major Bodeli  Dombi David , l’objectif de cette visite est d’échanger avec les différents acteurs de la province  ayant la lutte contre les violences sexuelles dans leurs attributions ,pour s’enquérir des pratiques utilisées afin d’améliorer la prise en charge des survivantes   par la police  dans les différentes provinces de la République Démocratique du Congo.

Rencontre Dr Mukwege et les responsables PNC chargé de la protection de l'enfant et violences sexuelles en RDC

Rencontre Dr Mukwege et les responsables PNC chargé de la protection de l'enfant et violences sexuelles en RDC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aussitôt arrivé, la délégation a été reçue dans la salle de réunion de cette institution sanitaire. Une occasion pour le médecin directeur de cet hôpital, le docteur Denis Mukwege de souhaiter la bienvenue à ces hôtes.
« Je vous remercie d’être venus nous rendre visite. Les questions de violences sexuelles sont très sensibles et méritent d’être  traités avec  sérieux car le viol  et violences sexuelles sont des  actes  qui désorganise tout le tissu social  » avant d’ajouter que «  la police et les médecins doivent constituer un corps commun  pour lutter contre ce genre des violences. Les  policiers et les médecins doivent unir leurs forces pour amener les bourreaux devant  la justice  et que les victimes obtiennent réparation.Notre rôle ainsi que celui de la police est de pouvoir documenter tous les cas pour aider la justice à faire son travail ».
Le Dr Mukwege a  invité les hommes à soutenir  les femmes pour faire avancer la cause  de la femme et donner l’image d’un pays où lorsque la femme se trouve dans les mains de la police,qu’ elle se sente protéger.
Pour les visiteurs c’est une joie immense  d’échanger avec le docteur Mukwege  et de partager son expérience.ils ont promis de restituer aux prêt de leurs collègues ce qu’ils ont appris.
Des questions en rapport avec la prise en charge médicale   ainsi que la collaboration avec la PNC ont été abordé.
Avant de quitter l’enclos, la délégation a visité l’hôpital général de référence de Panzi

 

 

Colette salima

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Viol massif : Plus de 80 femmes violées dans le village Tshelamanzi en territoire de Mwenga

Plus de quatre vingt femmes déclarent avoir été violées dans la forêt de Mikole situé dans le village de Tshelamanzi, groupement de Bizalugulu dans le territoire de mwenga, le  lundi 13 octobre 2014. Les auteurs, selon des témoignages sur place, seraient des membres du groupe armé Raiya Mutomboki.
« Nous étions en plein défrichement du riz  dans un champ communautaire  aux environs de 15h00’ lorsqu’on a été surprises par un groupe de Raia Mutomboki fidèle à r Ndarumanga et Maheshe. Ces hommes nous ont encerclés, ligotés puis violés  les unes après les autres. » déclare une victime rencontrée à Tshelamanzi.
« Ils étaient tellement nombreux que je ne saurai pas donner leur nombre. Mais ce que j’ai vu était horrible. Un homme tenait les jambes, d’autres les bras Ils nous frapper des coups avant de passer à l’acte  » ajoute cette patiente les larmes aux yeux.
Alertée, l’IRC, International  Rescue Committee et la fondation Panzi ont déployé sur place une équipe conjointe pour venir en aide aux survivantes. Deux descentes ont ainsi été réalisées. La première, effectuée en date du 15 octobre par l’équipe de l’IRC, a consisté à identifier les victimes et leur donner le Kit PEP. « Au départ on nous a signalé le viol de 25 femmes. Nous nous sommes alors muni de 51 Kit au cas où il y aurait des surplus. Mais une fois sur terrain, nous nous sommes retrouvés devant 80 victimes » a déclaré un agent de l’IRC. C’est dans ce cadre qu’une deuxième descente a eu lieu le 21 octobre conjointement avec l’équipe de l’hôpital Panzi. La mission avait comme objectif  de compléter et assurer une bonne prise en charge des survivantes, sensibiliser la population sur les conséquences du viol et les services disponibles offert par le GBV –IRC  et l’hôpital de panzi.

Huit nouveaux cas en plus des quatre vingts
Selon docteur Bruno Bwa-Lulema Bin Bakanyize, médecin traitant à l’hôpital de Panzi, huit autres nouveaux cas ont été signalés à kakanga  le 14 octobre dernier. Ce qui alourdi le chiffre à 88 personnes. Il affirme que les 8 femmes ont reçu des kits PEP en provenance de la Zone de santé de kamituga.
Dr Bruno ajoute que  sur les 80 violées le 13 octobre, seules 50 survivantes ont reçu le kit pep, distribué par l’IRC. « D’autres n’ont pas reçu  car  le lot apporté était insuffisant. Une situation qui découle par le fait que les femmes qui se sont rendues dans le centre de santé avant le 72h après viol  pour la prévention étaient moins nombreuses, alors que les autres étaient hésitantes. C’est lorsqu’elles ont appris qu’une équipe des médecins était sur place que ces femmes ont également décidés de s’y rendre » précise Dr Bruno.
Selon lui, plusieurs femmes violée et qui n’ont pas reçu le Kit pep à temps, présentaient déjà des infections uro-génitales .Pour assurer une bonne prise charge, son équipe a prescrit un traitement  de couple pour éviter  une éventuelle transmission après viol. « Notre mission était confronté à plusieurs difficultés. Il s’agit entre autre de  l’insécurité grandissante dans cette partie de la province l’ impraticabilité de la route avant d’atteindre la formation sanitaire situé dans une forêt dense, impossibilité de prendre en charge tous les malades  compte tenu du temps imparti ainsi que le nombre  réduit de l’équipe mobile de Panzi déployée sur le terrain à cause de l’insécurité ».
Des habitants ont abandonné leurs habitations.
Des témoignages recueillis sur place soulignent que  la population de Nyabalume et Mayengo situé non loin du village de Tshelemanzi  passe la nuit en brousse craignant une  nouvelle attaque de ce groupe .Nos sources précisent que ces bandits ont notifiés officiellement au chef de localité de Mutunda  I  qu’ils vont revenir sur le lieu . La distance qui sépare ce village de celui où vivent les Raiya Mutomboki est d’ environ deux heures de marche à pied non loin de la rivière Ulindi.

Le Village de Tshelamanzi est situé à environ six heures de marche  à pied du Village de Ngando  situé dans l’aire de santé de Ngando  où la population est estimée à 4175 habitants.

Femmes violées à Mwenga devant le centre de santé et maternité SIDEM KISOGO attendant d’être reçues par l’équipe mobile de Panzi

Femmes violées à Mwenga devant le centre de santé et maternité SIDEM KISOGO attendant d’être reçues par l’équipe mobile de Panzi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis 3 mois maintenant, le village de Tshelemanzi  fait face à une recrudescence accrue de l’insécurité causée par  des groupes armés  qui sèment la terreur et désolation .Ces derniers tracassent, pillent la population et violent les femmes et filles.
Toujours dans ce village, au mois de mai dernier, cinq femmes ont été  victimes de viol.

 

Colette salima

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