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Le Prix Solidarité pour le Dr Mukwege

Le 16 octobre prochain, l’hôpital St Pierre, associé à l’ONG Médecins du Monde, décernera pour la première fois le Prix Solidarité. Le lauréat est déjà connu : il s’agit du docteur Mukwege, ce médecin congolais qui, au Sud-Kivu, répare les femmes qui ont été déchirées par les viols brutaux qui leur sont imposés.

En 20 ans, ce sont plus de 500.000 femmes qui ont été méthodiquement violées avec la plus grande brutalité dans l’est du Congo, pour blesser à mort la population vivant dans la région, de façon à ce qu’elle laisse la place aux creuseurs et trafiquants de coltan, de cassitérite et d’or.

«  A la base de ce prix, explique le Dr Patrick Van Alphen, qui en est le coordinateur, il y avait la volonté de voir le Centre hospitalier universitaire St-Pierre, un hôpital laïc, public et fédéral, soutenir un projet, mais aussi une problématique, en distinguant une personne. Le travail du Dr Mukwege est exceptionnel et nous voulions surtout éviter de tomber dans le domaine de la charité. Nous lançons donc une campagne de récolte de fonds, mais aussi d’information du public. Car il ne sert finalement pas à grand-chose de réparer ces femmes si c’est pour qu’elles soient ensuite à nouveau victimes des mêmes violences barbares. En remettant ce prix, nous voulons sauver le plus possible de femmes et de fillettes victimes du viol de masse, mais aussi tenter de combattre la cause de ce génocide, pratiqué pour faciliter le pillage des ressources minières utiles à notre progrès informatique !  »

Le Dr Mukwege a déjà au sein du CHU St-Pierre un partenaire fidèle et engagé : le professeur Guy-Bernard Cadière, chef du service de chirurgie digestive, qui veille à transférer au Congo les techniques laparoscopiques améliorant la qualité des soins, tout en médiatisant le combat humanitaire de son collègue congolais.

Dr Denis Mukwege

Dr Denis Mukwege

Parce qu’il n’est pas question de laisser faire ces horreurs sans réagir, sans essayer de trouver des pistes de solution, Le Soir a décidé de soutenir ce prix : pendant cinq semaines, nous publierons chaque mardi une page sur cette thématique. Des reportages, des articles de réflexion, des pistes pour agir en tant que consommateurs-acteurs. Pour informer nos lecteurs, et pour que ceux qui le souhaitent puissent contribuer financièrement afin de donner au Dr Mukewege les moyens de soigner les corps et les âmes de ces femmes, pour qu’elles puissent sortir de ce statut de victimes et redevenir actrices de leur destin et de celui de leur pays.

Pour en savoir plus sur ce prix, rendez-vous sur le site http://www.prix-solidarite.be/

Vous pourrez y acquérir une sérigraphie de Kroll, Geluck ou Vadot ou faire un don. Et le 16 octobre, le prix sera remis au Dr Mukwege lors d’une soirée de gala dans la salle gothique de l’hôtel de ville de Bruxelles en présence de célébrités belges qui « mouilleront leur maillot » pour la rendre exceptionnelle.

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Panzi: Un nouveau Batiment Dorcas III, Pour l’autonomisation de la femme

L’autonomisation des femmes à travers la formation multisectorielle C’est le cheval de batail de la maison Dorcas, une institution  de la Fondation Panzi.

Déclaration du docteur Denis  Mukwege initiateur cette Fondation, ce mercredi 03 septembre 2014 au cours de la cérémonie de l’inauguration de la maison Dorcas III situé au quartier Panzi.
La maison Dorcas est une maison qui accueille non seulement les femmes survivantes des violences sexuelles et qui doivent bénéficier d’un accompagnement psychosociale et d’une formation qui puisse les aider et aussi les femmes qui nécessitent les formations dans différents domaines.
Selon l’initiateur, la maison Dorcas a une capacité d’accueil de plus de 250 personnes.
Il ajoute que la maison Dorcas pourra accès ses actions dans le domaine de l’autonomisation des femmes
« La maison Dorcas est une maison de transit pour toute les femmes qui passent à l’hôpital et qui ne peuvent pas retourner chez elle ; mais nous avons aussi un programme d’autonomisation des femmes  pas seulement les femmes vulnérables mais selon la philosophie de la fondation est de faire la femme une actrice à part entière » précise le docteur Mukwege.
Pour  le responsable de Béatile Mr Herman Mukwege , cette inauguration est l’estime de la nouvelle aire pour nous tous. Parlant de l’historique de la maison Dorcas, il ajoute que Dorcas est une prise de conscience au sein de la famille Mukwege qui se demandait toujours comment venir en aide aux survivantes de violences sexuelles après leurs prises en charge médicale.

 
Une occasion pour les femmes qui sont passés par la maison dorcas de donner leurs témoignages.
« Je remercie  Dieu car je suis en vie aujourd’hui. J’ai été violée, soignée à panzi et accueillie à la maison Dorcas. J’ai appris plusieurs métiers et  j’ai bénéficié d’une somme de 20 $ il ya plusieurs année. Aujourd’hui grâce à cette petite somme, j’ai acheté une parcelle et construite ma petite maison. Dieu bénisse la famille Mukwege particulièrement le docteur Mukwege » précise, Louise une ancienne patiente.

« Je manque les mots, tous ce que je peux dire c’est merci  car tous ce que je suis aujourd’hui c’est grace au Docteur Mukwege. » ajoute une autre femme.

 

Coupure du Ruban , cérémonie Inauguration de la maison Doracs III.Ph Colette S

Coupure du Ruban , cérémonie Inauguration de la maison Doracs III.Ph Colette S

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La maison Dorcas a été construite  grâce au financement de l’ONG Novergian Church Aid NCA en sigle.
Plusieurs personnalités nationales et internationales ont part à cette cérémonie.

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Un centre de recherche Scientifique et de formation est désormais opérationnel à Bukavu

Désormais les jeunes cadres, chercheurs congolais et étrangers pourront mener leurs travaux de recherche scientifique à Bukavu.
Ceci grâce au centre international de recherche avancé et de formation ICART en sigle en collaboration avec l’Université Evangélique en Afrique, UEA.
Ce centre international de recherche, servira d’incubateur pour des idées nouvelles et des théories afin d’apporter des solutions  à certains grands défis de la République Démocratique du Congo en Général et de la province du Sud kivu en particulier.
Un symposium international pour la promotion de la santé et de la sécurité alimentaire a eu lieu à cet effet  du 21 au 23 Aout 2014 à la maison Dorcas 3 situé au quartier Panzi/Mushununu.

 

Dr Mukwege entouré par certains participants au Symposium ,Ph Lubula

Dr Mukwege entouré par certains participants au Symposium ,Ph Lubula

Ces assisses de 3 jours avaient pour thème : «  Le rôle de la recherche dans l’amélioration de la santé et la sécurité alimentaire ».
Selon le médecin directeur de l’hôpital de Panzi et Initiateur du centre de recherche, le Docteur Denis Mukwege, ce centre permettra  aux jeunes chercheurs congolais  de bien mener leurs travaux.
« Les secteurs dans les quels le centre pourra axer les travaux en priorité sont la sécurité alimentaire car le déficit qualitatif et quantitatif de l’alimentation constitue la cause du frein au décollage économique de nombreux pays africains et le volet médical car ce dernier temps, il s’observe un détournement de nos population vers les guérisseurs et les chambres de prières. Un détournement  qui peut avoir une signification à la non satisfaction des malades par rapport à la médecine dite moderne ainsi que tant d’autres raison », Précise le docteur Mukwege.
En rapport avec les conditions d’accès au centre de recherche, le Dr Mukwege rassure que la priorité demeure les chercheurs congolais  qui pourront bénéficier  d’une bourse du centre de recherche.
Une occasion pour le directeur de ICART ; le docteur MUBAGWA, de déclarer qu’il est temps que les jeunes chercheurs viennent déposer leur projet de recherche afin qu’ils soient accompagnés par le centre et aboutisse a des résultats satisfaisants.
Il ajoute que ce centre de recherche se focalisera d’abord dans les secteurs de la santé et de la sécurité alimentaire afin de permettre aux chercheurs de pouvoir améliorer la vie des populations.
Le centre international de recherche avancée et de formation ICART est une institution de la Fondation Panzi. Il facilite les partenariats avec les chercheurs internationaux en vue d’un impact durable sur la communauté locale.
Ce centre est soutenu par l’Université de Michigan aux Etats Unis d’Amérique.

Colette Salima

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Mwenga : Les grossesses et mariages précoces, une triste réalité

A Mwenga, dans la province du Sud Kivu, à l’est de la RDC, des mariages précoces et grossesses précoces sont enregistrés quotidiennement. Les habitants du milieu trouvent cette pratique normale car, d’ailleurs, encouragés par la coutume locale. Les acteurs locaux impliqués dans la lutte contre les violences sexuelles appellent à plus d’implications d’autres organisations pour mettre fin à cette forme de violences sexuelles qui sévit dans ce milieu

Vendredi 08 Août , Anita, 15 ans, quitte la maternité dans un centre de santé de Mwenga où elle vient d’avoir un petit garçon. La jeune maman est heureuse “ Dieu est grand. Je suis très fier d’entrer aussi sur la liste des mamans ” se réjouit-elle.

Dans le quartier d’Anita, à Bulinzi, le « Bilengi » ( appellation locale pour désigner le grand festin à l’occasion de la sortie de la mère à la maternité) se prépare pour célébrer cet événement. Son père, sa mère, ses oncles et tantes sont tous mobilisés pour la circonstance.

Le jeune garçon qui l’a rendu enceinte ainsi que toute sa famille sont aussi présents pour la fête. ” Ma femme a mis au monde, je suis aussi papa “ se vante le jeune Bulambo, 17 ans, en ingurgitant quelques gorgées du « Malungu », une boisson locale tirée du palmier à huile.

Les voisins et  autres membres du village entonnent des chants et danses traditionnels pour fêter cette nouvelle naissance “que celles qui n’ont pas encore mis au monde trouvent ici l’exemple” entonnent en langue locale les femmes au rythme des tamtams.

Comme pour Anita, ses amies Cecile, Faida et Rose, venues fêter son accouchement, ont aussi eu des bébés entre l’âge de 13 et 15 ans. Ces dernières cohabitent déjà avec leurs « maris »  même si elles sont encore mineures.

Une pratique normale dans le village

Selon le pasteur Danny Wanza de la 8e CEPAC Mwenga, ces genres de célébrations sont légion dans cette partie de la province du Sud Kivu. “ C’est chaque jour qu’on voit des jeunes filles tomber enceinte, mettre au monde ou cohabiter avec des garçons ici. Ce qui met en liesse toute la communauté qui s’en réjouit » témoigne-t-il. Cet homme d’église a tenté à plusieurs reprises de décourager cette pratique mais en vain « comme les gens savent qu’on ne peut pas bénir un tel mariage à l’église et à l’état, ils préfèrent alors cohabiter coutumièrement sans passer par nous. Pour eux c’est normal pourtant le mariage des mineurs est interdit par notre loi “

A Mwenga, les jeunes filles qui tombent enceinte et mettent au monde reçoivent les honneurs de leur entourage. “ Même quand une fille de 12 ans tombe enceinte, ses parents commencent à préparer la fête pour le jour de sa sortie de la maternité. On lui achète des nouveaux habits et tout le monde danse en son honneur. On se moque même de ceux là qui n’ont pas encore mis au monde en leur demandant de faire de même” raconte Alice Lutombo, jeune fille du milieu.

Dans un environnement où la pauvreté gagne la plus grande partie des habitants, offrir ces honneurs à une fille est un  fait exceptionnel. “ Nous voyons alors des jeunes filles qui sont contentes une fois enceinte car elles vont avoir des nouveaux habits et tout le monde va les traiter de fertile “ souligne Alice, tout en regrets.

Les mariages et grossesses précoces sont, en fait, aussi  encouragés par la coutume locale qui méprise les femmes stériles. “ Dans notre coutume, une jeune fille qui a un enfant a plus de valeur qu’une femme mariée qui n’en a pas encore. Ainsi, quand ma fille met au monde je me dis que c’est une bénédiction. Ca prouve qu’elle est fertile “ raconte tout fier le père d’Anita.

Vies et avenirs gâchés

Au lieu de porter plainte à la police pour viol, les parents s’arrangent pour le mariage coutumier entre la jeune fille mineure rendue enceinte et son prétendant. Grace à la bénédiction de la coutume, ils commencent une cohabitation qui souvent ne dure pas longtemps.  ” Vous vous imaginez une fille qui se marie à 13 ans et son mari a 17 ans. Souvent après 3 ans, ils se séparent. Le garçon cherche une autre femme et la fille se trouve un autre mari et ainsi de suite. Vous verrez ainsi la fille à 25 ans avec 8 enfants de trois ou quatre papas différents. Les parents trouvent cela normal ici “ regrette Gloire Binwa l’une des rares filles du milieu à avoir terminé le cycle secondaire et obtenu son diplôme d’Etat (Bac) .

 J’avais 14 ans quand j’ai eu mon premier enfant. Après mon deuxième accouchement, à 15 ans, il m’a quitté pour une autre. Je suis revenu chez mes parents et cinq mois après un autre homme a proposé de me prendre chez lui. J’ai accepté. Avec lui j’ai eu 2 autres enfants. A 18 ans, j’avais quatre enfants. Il m’a aussi abandonné si tôt “  témoigne Sifa, habitante du village. Aujourd’hui, la jeune maman a 22 ans. Elle a trouvé un autre homme avec qui elle cohabite, son troisième mari.

Le chef de quartier Shaba dans le village Bulinzi 2 (au centre de Mwenga), reconnait que ces mariages précoces gâchent l’avenir de ces jeunes filles “ Quand elles se marient ainsi, elles abandonnent les études très tôt et se mettent à mettre au monde. Elles sont aussi très souvent battues par leurs prétendus maris. Tout leur avenir est ainsi marqué par des enfants, l’ignorance, les pleurs et la pauvreté. C’est du gâchis” regrette ce chef local.

Ces jeunes mamans connaissent ainsi d’énormes difficultés liées notamment à la prise en charge de leurs enfants. “ J’avoue que j’éprouve des difficultés de les faire soigner, les nourrir, les vêtir, les faire étudier. La vie est très dure ici à Mwenga ” reconnait Sifa. Pour subvenir aux besoins de leurs enfants, la plupart de filles finissent par s’adonner au petit commerce et d’autres, malheureusement, à la prostitution. Celles qui ont encore de la chance trouvent des nouveaux maris qui acceptent de les acceuillir sous leurs toits et de prendre en charge leurs enfants.

Pour une mobilisation de tous contre les viols à Mwenga

Selon la loi congolaise, tout rapport sexuel ou rapprochement charnel avec une personne âgée de moins de 18 ans est un viol. La loi sur les violences sexuelles en RDC souligne en même temps que le consentement d’un mineur pour des rapports sexuels n’a pas de valeur.

” Les personnes qui encouragent ces mariages ou ces adultes qui prennent en mariage les petites filles doivent être arrêtés et jugés pour viol  au regard de la loi “ martèle Marcellin Katunda, superviseur du Projet Ushindi à Kitutu dans le territoire de Mwenga. Ce projet a été initié par la Fondation Panzi pour contribuer à la lutte contre les violences sexuelles dans différents milieux ruraux du Sud Kivu. “ Malheureusement des familles continuent à poser résistance à chaque fois qu’on leur parle de la protection de la jeune fille et qu’on essaye de décourager les mariages précoces” regrette M. Katunda.

Il reste cependant optimiste et appelle à plus d’implication des partenaires à Mwenga à travers des programmes de sensibilisation et prise en charge des survivantes  des violences sexuelles pour une prise de conscience par la  population locale de ce problème. “ Cela permettra aussi de décourager cette pratique et d’inciter les familles à dénoncer chaque fois qu’il y a viol “ conclut-il.

A part le Projet Ushindi de la Fondation Panzi, peu d’acteurs sont actuellement actifs sur le terrain à Mwenga dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles.

Prince Murhula Mushagalusa

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Anne Gizenga promet de plaider auprès des autorités de la RDC pour une prise au sérieux le problème de viol

Au milieu ( en pagne bleu et lunettes) Madame Anne Gizenga lors de sa visite aux survivantes des violences sexuelles ce lundi 21 juillet 2014/Ph. Prince Murhula

Anne Gizenga, l’épouse de l’ancien premier ministre congolais Antoinne Gizenga, a rendu, ce lundi 21 juillet 2014, visite aux survivantes des violences sexuelles prises en charge à l’hôpital de Panzi.
Elle a été accueillie par le Dr Denis Mukwege, Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi, la coordinatrice du Projet de prise en charge des survivantes des violences sexuelles, SVS, Professeur Ellinor Ädelroth, ainsi que quelques membres du personnel.
Docteur Denis Mukwege a remercié madame Gizenga pour cette visite.

Il a par ailleurs regretté de voir que des autorités du pays continuent de minimiser et nier ce drame  qui, pourtant, demeure une réalité  «  Nous voulons que vous puissiez voir puis aller témoigner auprès des gouvernants. Nous avons confiance en votre voix pour faire parvenir les cris des femmes de l’est de la RDC aux dirigeants congolais pour qu’ils cessent de nier cette réalité qu’elles en durent. Il faut qu’ils agissent pour que le viol s’arrête» a-t-il souligné

La situation est très grave

« La situation est très grave » a déclaré Anne Gizenga après sa visite auprès des malades. Elle a profité de cette opportunité pour voir de ses yeux les jeunes filles, enfants ainsi que des femmes qui sont violée et l’état dans lequel elles se trouvent« A partir de six mois des filles sont violées. Cette situation nous allons en parler avec les autorités parce que s’ils continuent de regarder sans agir on aura plus de lendemain pour la femme en RDC. Ces petites filles sont complètement déchirées. C’est tellement douloureux » a-t-elle au sortir du bloc post opératoire.

Elle a promis de mener un plaidoyer au près des autorités nationales pour qu’elles prennent au sérieux cette question qui, du jour au lendemain, ne cesse de détruire la vie  et l’avenir de la femme en RDC.

Prince Murhula

 

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Viols des petites filles à Kavumu, les V-Men lancent l’alerte

A Kavumu, dans le territoire de Kabare, une vague des viols et mutilation des fillettes est enregistrée depuis plusieurs mois créant la terreur au sein des populations locales. L’hôpital de Panzi, le Projet SVS et le mouvement V-Men haussent le ton.

Dr Denis Mukwege, parrain international de V-Men, au jour du lancement du mouvement V-men en RDC, le 7 mars 2014/Ph. Prince Murhula

« Où sont les hommes à Kavumu ? » s’interrogeaient les hommes réunis au sein du  Mouvement V-Men le 14 mai au cours d’une journée de mobilisation contre le viol d’enfants organisée à Kavumu.  Ce mouvement d’hommes mobilisés contre les violences sexuelles et sexistes, avec à leur tête le Dr Denis Mukwege, est allé protesté contre ce drame qui prend de l’ampleur dans cette partie du territoire de Kabare.

Ce jour là, devant une grande foule des habitants de Kavumu, le chef du parquet, les responsables de la police et de l’armée, le Dr Mukwege n’a pas su cacher sa colère. « J’exerce mon métier depuis 30 ans et pour la première fois de ma vie, j’ai opéré il ya seulement 2 semaines un bébé âgé de 2 mois  qui a été violé» avait déclaré, tout indigné, le Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi.

Plus de 18 cas de viols d’enfants et bébés venaient d’être enregistré à Kavumu au cours de cette période.

Selon les témoignages des familles des victimes, le mode opératoire des bourreaux est le même. Les fillettes sont enlevées du domicile familial aux heures de nuit, amenées en brousse puis violées  et abandonnées pour être retrouvées ensuite avec de sérieuses lésions gynécologiques liées aux violences sexuelle subies.

La colère, les larmes et la désolation sont perceptibles sur les visages de ces habitants qui dénoncent  la passivité des services de sécurité face aux bourreaux. « Les violeurs sont relâché aussitôt arrivés à la justice. Notre justice est corrompue. On ne se sent pas du tout protégés » déclarait publiquement une femme d’une quarantaine d’années. « Il n’ya pas des enquêtes pour dénicher les auteurs des viols des petites filles ici, il n’y a rien qui se fait de la part du gouvernement pour nous protéger de ces criminels » regrettait une autre.

La police, l’armée, la justice et les autorités locales ont promis de s’impliquer pour traquer les violeurs d’enfants, les habitants ont de leur côté promis de collaborer avec les institutions locales pour que cessent ces pratiques.

 Promesses, impunité : les viols  continuent

L’action de V-men le 14 mai à Kavumu a eu pour effet immédiat la prise de conscience des populations locales du problème réel que pose cette situation. Les autorités locales sont aussi pour la première fois entrées en contact avec leurs bases pour réfléchir sur cette question. « Des promesses ont été formulées pour attraper ces malfaiteurs et les punir mais où en est on ? » s’interroge une femme du milieu.

Dans le mois qui a suivi cette activité, un semblant d’accalmie s’est installé. « On a pensé que c’était fini » se rappelle Zawadi Bazilienne  point focal de la fondation Panzi à Kavumu. Entre temps, des mouvements suspects se faisaient observer dans ce milieu. « L’autorité a été averti plusieurs fois mais malheureusement elle n’a pris aucune mesure pour arrêter ces bandits. L’impunité a perduré » regrette-t-elle.

Dans la nuit du 12 au 13 juin, deux nouvelles petites filles sont violées. L’une d’elles aa 3 ans et une autre, 7 ans. Fin juin une autre petite fille de 3 ans est violée. Selon Dr Patrick Kubuya, médecin traitant au projet SVS, ces petites filles présentaient les mêmes lésions que les cas précédents. « Clitoris perforé, anus déchiré, des sérieuses lésions au niveau du vagin et du rectum» a constaté le médecin.

Ce qui « énerve » les femmes du milieu, c’est surtout que ça soit des hommes qui soient auteurs de ces actions « Les hommes qui par nature sont nos protecteurs se transforment en nos ennemis ; les bourreaux qui violent, mutilent et détruisent la vie de nos fillettes» regrette une femme membre de l’association Obololoke.

A Kavumu, l’angoisse regagne de nouveau le terrain, personne n’ose penser ce qui adviendra demain et qui sera la prochaine victime.

L’autorité reste absente

L’alerte lancée par le Dr Denis Mukwege et le mouvement V-Men en mai dernier a été relayé tant sur le plan national qu’international par les médias et certains acteurs de la société civile. Une délégation des sénateurs venus de Kinshasa est même descendue sur le terrain pour  s’imprégner de cette question et « des enquête ont aussi été ouvertes » selon la police locale.

Mais, dans la réalité, rien n’a changé. « La police se plaignait de ne disposer que  150 hommes sur toute l’étendue du territoire de Kabare de plus de 1960Km². Mais est ce que les gouvernants ont pris au sérieux ce problème, renforcer la police et la justice pour prévenir et dissuader ces crimes ? Est-ce qu’il y a des enquêtes sérieuses menées où un seul criminel a été arrêté par la police et condamné après notre passage ? Rien du tout » regrette Rogers Buhendwa, porte parole de V-Men RDC qui déplore aussi le manque de« prise au sérieux de ce problème par les autorités compétentes ».

Rogers Buhendwa recommande aux autorités congolaises de cesser d’agir en « complices passifs » face à « ces crimes ignobles» observés dans ce milieu. « C’est un réseau des criminels qui agit dans toute impunité. Je suis convaincu qu’avec un peu de volonté de nos autorités les criminels peuvent être identifiés et punis rigoureusement et leurs réseaux peuvent être démantelés » martèle-t-il.

Ce sentiment de douleur et de révolte est aussi partagé par des habitants de Kavumu « On dirait que ce qui se passe ici est un fait divers aux yeux de nos autorités congolaises » clame tout triste Cubaka, un père de famille du milieu.

« Nous avons l’impression que le fait qu’une vingtaine d’enfants et bébés soient violées et mutilés et que des centaines d’autres soient chaque jour exposées à ces mêmes crimes n’intéresse pas le gouvernement et les décideurs de notre pays. Est-ce que la vie et l’avenir de ces petites filles qui se font abusées n’ont pas de valeur aux yeux de ceux qui nous dirigent ? » s’interroge tout en larmes une femme de 35 ans dont la petite fille a aussi été violée et mutilée à Kavumu ce mois de juin.

« Nous déplorons cette situation et invitons les autorités à agir le plus vite possible pour que cesse ces crimes » martèle Dr Neema Rukunghu, coordinatrice médicale du Projet SVS. Elle aussi réitéré son appel en exigeant aux autorités de se saisir de cette question dans un plus bref délai pour identifier et punir les auteurs de ces pratiques criminelles.

Prince Murhula

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469 patientes ont été soignées en mai et juin par le projet SVS

Les mois de mai et juin 2014, le Projet SVS de l’hôpital de Panzi a pris en charge 469 patientes. Parmi elles 356 survivantes des violences sexuelles et le reste des patientes avaient des problèmes gynécologiques dont le prolapsus et la fistule. « 28, 2 % des auteurs de viol sont des civils identifiés. 22,5% des auteurs sont des civils non identifiés. Soit 50,7% de viols commis par les civils. 49, 3% des cas ont été commis par des rebelles et groupes armés et 5% de ces viols ont été commis par les FARDC» précise, Guerschom Mugisho chargé des statistiques au sein du Projet SVS.□.

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Panzi, le service de dialyse plaide pour la prise en charge des maladies des reins par l’Etat et les autres partenaires

(G) Ghislain Barholere responsable des soins au service de dialyse (D) Dr Mack Kabongo Chef du Service de Dialyse au cours d'une réunion sur la prise en charge des personnes avec maladies des reins. Ph. Prince Murhula

Le service de Dialyse a organisé, au mois de mars dernier, une campagne de dépistage gratuit des maladies rénales au près de la population de la ville de Bukavu. Plus de 800 personnes venues de différentes tendances et milieux ont été dépisté dans les trois sites établis à Chai, Ndendere et Kadutu.

Les statistiques issues de cette campagne ont été alarmantes. Plus de 34,8% de la population du Sud Kivu souffre de la maladie rénale. Nombreux parmi les patients ont atteint le stade chronique de la maladie..

 « 34,8% c’est-à-dire que sur 10 personnes 3 sont souffrantes des maladies des reins » prévient Dr Mack Kabongo Chef de service de dialyse à l’hôpital de Panzi.

Une maladie qui évolue à bas bruit

La maladie rénale est une maladie chronique qui évolue à bas bruit dans l’organisme humain. Ce qui explique, selon Dr Kabongo, que nombreuses personnes ignorent qu’elles en souffrent et ne le découvrent qu’une fois au stade terminal. « Sur le plan clinique, cette maladie évolue à bas bruit. C’est-à-dire que pendant plusieurs mois, plusieurs années on peut avoir un rein qui souffre sans avoir aucun signe. Ce qui fait que pour les personnes qui souffrent des maladies du rein perdent beaucoup de temps avant d’arriver à la consultation pour qu’on pose un diagnostic. Puisque le diagnostic ne se fait qu’à l’hôpital à travers la prise de sang et l’analyse d’urine »  observe-t-il.

Une femme en pleine dépistage des maladies des reins au cours de la campagne de dépistage organisée le 15 mars par le service de dialyse. Ph. Prince Murhula

Une femme en pleine dépistage des maladies des reins au cours de la campagne de dépistage organisée le 15 mars par le service de dialyse. Ph. Prince Murhula

La maladie des reins ne présente pas non plus des signes spécifiques pour les patients qui en souffrent. « Une fois qu’on a une altération de la fonction rénale, c’est-à-dire quand le rein ne fonctionne plus, on peut commencer à présenter des signes qui ne sont pas spécifiques au rein entre autre des vomissements, des fatigues permanentes, l’anémie, la perte de l’appétit (anorexie), etc. Ce qui est dommage car nombreux patients arrivent à l’hôpital au stade chronique»regrette le médecin néphrologue.

Le dépistage précoce de la maladie des reins permettrait pourtant de limiter les risques « Si la maladie des rein est dépistée précocement,  et que le patient présente une insuffisance rénale ponctuelle ou aigue, il peut juste suivre quelques séances de dialyse en attendant que son rein marche à nouveau. A ce stade il peut guérir. Mais si cela est fait tardivement, quand les reins sont déjà endommagés ou sont au stade chronique on ne pourra plus rien faire pour le patient » note Dr Mack Kabongo.

Au stade chronique, le patient sera soumis à vie au traitement sur dialyse.

Un traitement qui coûte cher

Le rein a pour rôle principal de purifier les déchets contenus dans le sang qui sont éliminés dans les urines. « Quand les reins cessent de fonctionner, aucun médicament ne peut jouer son rôle. Dans ce cas il faut soit demander à une machine de jouer le rôle du rein (hémodialyse) out utiliser une membrane qu’on appelle péritoine (dialyse péritonéale) pour purifier le sang de tous ses déchets. Ces deux techniques constituent ce qu’on appelle la dialyse » note Dr Mack.

Un patient dont la maladie de rein est au stade chronique nécessite un traitement permanent en dialyse pour rester en vie. Malheureusement la grande partie des habitants n’ont pas de moyens pour suivre ce traitement. « Nombreux patients meurent parce qu’ils ne peuvent pas suivre régulièrement les séances de dialyse tel que prescrit par le médecin » regrette Ghislain Barholere, responsable des soins au Service de dialyse de l’hôpital de Panzi.

Le service de dialyse coûte cher prévient ce professionnel de santé « un patient en dialyse est censé suivre en moyenne 3 séances de dialyse par semaine. Pourtant une seule séance coûte deux cents dollars. Facilement il peut donc dépenser dans les 2400$ par mois. Ce qui n’est pas facile vu le coût de vie de notre populations» note Ghislain Barholere.

 

Pour une prise en charge des partenaires

Actuellement, aucun partenaire ne prend en charge les personnes souffrant des maladies des reins. Pourtant, cette maladie constitue une des causes majeures de décès dans la province du Sud Kivu et en RDC en général. Des programmes pour la prévention de cette maladie ne sont pas non plus pris en charge par des partenaires et le gouvernement congolais.

« On aimerait plus agir dans le préventif, inciter les gens à venir se faire dépister à l’hôpital pour aussi bénéficier d’un traitement précoce et éviter que cette maladie évolue au stade chronique.

Mon objectif primaire est de mettre en place des mécanismes qui permettent une prise en charge des personnes souffrant des maladies rénales par le gouvernement congolais et certains partenaires privés de bonne volonté» souligne Ghislain Barholere.

« Dans d’autres pays, la prise en charge des maladies des reins est assurée par l’Etat. Parce que les soins coûtent énormément cher. Si l’Etat congolais s’implique et si les bailleurs des fonds intègrent cette maladie dans leurs priorités plusieurs vies peuvent être sauvées»  plaide pour sa part Dr Mack Kabongo.

En attendant d’y arriver, Dr Mack Kabongo et Ghislain Barholere appellent à la solidarité au sein de la communauté pour un large plaidoyer en vue de la prise en charge de cette maladie.

Ils viennent ainsi d’initier  une association qui regroupe les malades eux même, les membres des familles des patients, les médecins et autres membres de la communauté.

Photo de famille à l'issue de la réunion de mise en place de l'association regrouppant les patients des reins et membres des communautés

Photo de famille à l'issue de la réunion de mise en place de l'association regrouppant les patients des reins et membres des communautés

« La maladie des reins peut toucher tout le monde. C’est-à-dire des enfants, jeunes et vieux. Mais aussi la prise en charge d’un patient affecte tous les membres de sa famille. C’est pourquoi une solidarité des malades et non malades doit être de mise » soutient Ghislain Barholere qui, en même temps, demande au gouvernement de prendre au sérieux ce problème qui touche plus de 34 % de la population locale.□

Prince Murhula

 

 

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SVS Newsletter Mai et juin: Déjà disponible

La SVS Newsletter est un bulletin de liaison du Projet de prise en charge des survivantes des violences sexuelles, SVS, mis en œuvre par l’hôpital de Panzi avec l’appui financier de PMU Interlife et Echo.

Depuis quatre mois, ce bimensuel parait pour mettre en valeur les activités qui se déroulent au sein du projet mais aussi au sein de l’hôpital de Panzi.

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Dr Jill Biden, Epouse du vice-président américain, visite l’hôpital de Panzi.

 

Dr Mukwege (G) Dr Gill Biden (D)

Le Dr Jill Biden, épouse du vice-président américain, Joe Biden a visité ce samedi 5 juillet l’Hôpital Général de Référence de Panzi à Bukavu dans la province du Sud Kivu.

Accompagnée de plusieurs personnalités américaines, entre autre l’Ambassadrice des Etats Unis pour les questions des femmes, Catherine Russell et la Coordinatrice de l’USAID pour l’égalité des Genres et l’Autonomisation des femmes, Susan Markham, la deuxième dame des Etats unis d’Amérique a d’abord rendu visite aux survivantes des violences sexuelles à qui elle a transmis un message de paix et de compassion.  Les survivantes, émues par cette visite, ont aussi tenu à transmettre leur message : « Nous continuons à subir les viols à cause de l’insécurité. Faites parvenir notre doléance à votre époux et à Barack Obama le Président Américain : Nous voulons la paix. Nous voulons que les FDLR (rebelles rwandais opérant à l’Est de la RDC) rentrent chez eux au Rwanda pour que nous puissions regagner nos villages  et retrouver notre vie» ont-elles martelé.

Après un tour de l’hôpital, Madame Biden a eu un entretien avec le Dr Denis Mukwege, Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi au cours du quel des questions liées aux problèmes des femmes congolaises ont été évoquées.

« Je pense que cette visite apporte une grande visibilité sur le problème des femmes en RDC, les souffrances qu’elles endurent. Je pense que la question des violences si elle est ajourd’hui portée à un niveau plus haut, pour nous, ça nous donne encore plus d’espoir pour le futur » a déclaré le Docteur Denis Mukwege à l’issue de ces échanges.

Dr Jill Biden a remercié l’hôpital de Panzi et tout son personnel pour le travail « remarquable que vous accomplissez pour  redorer l’image de la femme et restaurer sa dignité en RDC »

Elle a aussi loué le partenariat existant entre l’USAID (l’Agence américaine pour le développement international) et l’hôpital de Panzi.

A travers l’USAID, le gouvernement américain soutient, en effet, différents projets au sein de l’hôpital  de Panzi et de la Fondation Panzi visant principalement l’appui aux survivantes des violences sexuelles et la prise en charge des femmes souffrant des fistules.

Il s’agit entre autre des Projets Fistula Project, qui prend en charge gratuitement le traitement des femmes qui ont des problèmes de fistule.  Et le Projet USHINDI qui , exécuté dans deux territoires (Mwenga et Shabunda), lutte contre les violences sexuelles et violences basées sur le genre.

 

Prince Murhula Mushagalusa


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