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Ginette Martin, Ambassadeur du Canada en RDC, était ce jeudi 11 décembre à Panzi

G à D: Mme Ginette Martin, Dr Denis Mukwege au sortir de l'entretien ce jeudi 11 décembre 2014

 

L’ambassadeur du Canada en RDC, Mme Ginette Martin, vient d’effectuer une visite ce jeudi 11 décembre 2014 à l’hôpital de Panzi.

Elle était accompagnée, dans sa délégation, de la chef de la coopération du canada en RDC et de la chargée d’affaires du canada au Burundi.

C’est le responsable de l’hôpital de Panzi, Dr Denis Mukwege, qui a accueilli la délégation. Ginette Martin a souligné qu’elle  est venue pour exprimer le soutien de son pays aux activités de l’hôpital de Panzi mais aussi encourager son responsable, Dr Denis Mukwege pour son engagement  dans la promotion de la femme et la lutte contre les violences sexuelles. « Je suis aussi venue pour compatir avec vous et vous exprimer notre soutien. Je sais que vous avez traversé des durs moments mais que malgré tout vous arrivez à vous relever. Je suis admiratrice de votre force et promet de nous investir pour un avenir meilleur » a déclaré Ginette Martin pendant qu’elle s’adressait aux survivantes des violences sexuelles pris en charge à Panzi.

Un peu avant, elle a eu un entretien d’environ quarante cinq minutes avec le Médecin Directeur de Panzi. Dr Denis Mukwege a insisté sur la nécessité de la paix et la sécurité pour que soit mis fin au cycle des violences dont sont victimes les populations de l’est de la RDC et particulièrement les femmes.

Dans cette partie de la RDC, le viol est utilisé comme arme de guerre par des groupes armés pour prendre contrôle des villages  et soumettre des communautés locales.

Lire aussi: Dr Denis Mukwege exhorte les dirrigeants du monde à fixer une ligne rouge contre le viol commis comme arme de guerre 

L’ambassadrice du Canada a promis de l’implication de son pays en vue de la restauration de la paix durable en République Démocratique du Congo.

 

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Dr Mukwege plaide pour que justice soit rendue aux survivantes des violences sexuelles

Le lauréat du Prix Sakharov 2014, Dr Denis Mukwege, a demandé ce samedi que la justice soit rendue aux victimes des violences sexuelles.

C’était lors de son message adressé à la population congolaise pendant qu’il lui présentait ce prix lui remis par le parlement européen. « Ce prix représente plus 500 millions d’européens à travers leurs 700 députés qui me l’ont attribué. Il s’agit d’un lourd fardeau que je porte pour contribuer au changement de la situation douloureuse dans notre pays. Mais je suis heureux de savoir que je ne le porte pas seul mais avec toute la population congolaise » a déclaré Dr Mukwege.

Il a demandé qu’il y ait justice et réparation pour les survivantes des violences sexuelles et toutes les victimes des différentes atrocités commis dans le pays. « Nous demandons qu’il y ait la justice transitionnelle. Il faut que les commanditaires et les auteurs de de viol soient punis » a-t-il martelé.

Pour le médecin directeur de l’hôpital de Panzi, il faut qu’il y ait la vérité, la justice, la réparation pour tous les crimes qu’ont enduré les populations congolaises et la réconciliation.

Il a demandé aux dirigeants du monde qu’une ligne rouge soit tracée contre l’utilisation du viol comme arme de guerre.  S’ils l’ont fait pour les armes chimiques, ils peuvent aussi le faire contre l’utilisation du viol a souligné Dr Mukwege. « Le viol c’est une bombe. La victime qui est contaminé du VIH contamine son partenaire et souvent l’enfant qu’elle enfante. Il sert aussi à désintégrer le tissus familial et social et a de fâcheuses répercutions sur toute la communauté. Les bourreaux l’utilisent pour soumettre les communautés, les réduire en esclave. Il faut que tout le monde dise désormais non que pareille situation ne se reproduise» a-t-il souligné.

Il a par ailleurs estimé que cette ligne rouge doit commencer par les communautés. « On ne peut pas demander aux dirigeants du monde de mettre cette ligne rouge sans que nous même ne la traçons dans nos communautés. Il faut que les églises, les coutumes, toutes les communautés s’impliquent et se lèvent pour dire non au viol ».

Ce samedi 29 novembre, Dr Denis Mukwege s’est adressé à la population à qui il a présenté le prix Sakharov reçu du parlement européen. La cérémonie a eu lieu à la Mais Dorcas 3 à Panzi dans la commune d’Ibanda en pleine ville de Bukavu. Différentes autorités locales, responsables des conféssions religieuses et représentants de la société civile se sont aussi joint aux milliers d’habitants venus l’accueillir.

Prince Murhula

 

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Dr Mukwege reçoit le brevet de l’excellence des agents de l’hôpital de Panzi

Le personnel médical et paramédical de l’hôpital de Panzi vient de décerner au Dr Denis Mukwege le brevet de l’excellence en reconnaissance à son travail et engagement en faveur du développement de cet hôpital. Cette remise a eu lieu au cours de la cérémonie d’accueil du Dr Denis Mukwege de son retour de Strasbourg où il vient de recevoir le Prix Sakharov du parlement européen.

C’est le docteur
Luhiriri, médecin directeur adjoint de Panzi qui a remis solennellement ce brevet de reconnaissance. « Les agents de Panzi ont ainsi voulu témoigner leur soutient et dévotion aux œuvres et à l’engagement du Dr Mukwege à travers la promotion de la dignité de la femme et de toute la communauté congolaise » a souligné Colette Salima, chargée de communication de l’hôpital de Panzi. « A Panzi, chaque jour qui passe, ce personnel est confronté à la douleur de prendre en charge et accompagner les survivantes des violences sexuelles aux côtés du Dr Mukwege. Il exprime chaque jour le vœu de voir enfin s’arrêter ce cycle de violence et affres que connait la femme congolaise. Avec le Dr Mukwege, les agents de Panzi se sentent forts réconforté. Ils ont tenu à le lui exprimer à travers ce brevet» a-t-elle poursuivi. Dr Denis Mukwege s’est dit honoré par ce brevet lui décerné par son personnel. Il a aussi remercié celui-ci pour son travail quotidien au côté des malades.

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Dr Mukwege est arrivé à Bukavu ce vendredi après la reception du Prix Sakharov

Dr Mukwege à son arrivée à l'aéroport de Kavumu Ph. Prince Murhula

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Dr Denis Mukwege vient d’arriver cet après midi à Bukavu, dans la privince du Sud Kivu, en provenance de Strasbourg d’où il a reçu le prix Sakharov. Ce prix lui a été remis par le parlement européen en reconnaissance à son travail en faveur des survivantes des violences sexuelles.

« C’est la joie de voir que la population congolaise s’approprie  de ce prix. C’est vraiment une joie pour moi parce que je  crois qu’il est très important que la population puisse comprendre que ce prix lui appartient » sont là les premiers motsprononcés par le Dr Denis Mukwege à son arrivée à l’aéroport de Kavumu. Il a aussi dédié ce prix à toutes les victimes des violences sexuelles en RDC et dans le monde.

Des habitants venus accueillir Dr Mukwege. Ph. Prince Murhula

Dr Denis Mukwege a été accueilli par plusieurs centaines d’habitants venus nombreux pour exprimer leur joie à l’occasion de sa reconnaissance par le parlement européen ainsi que leur soutient à son œuvre.

Des organisations de la société civile et autres membres de la communautés se sont également mobilisés pour l’accueillir depuis l’aéroport de Kavumu.

 

 

 

 

 

 

 

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Les survivantes pris en charge à Panzi se rejouissent pour le Prix Sakharov remis au Dr Mukwege

Les survivantes des violences sexuelles prises en charge à Panzi se réjouissent de l’attention portée sur elles par le parlement européen à travers le Dr Denis Mukwege. Après la remise du prix Sakharov au médecin directeur de Panzi, celles-ci ont jubilé dans la cours de l’hôpital pour exprimer leur soutien au médecin grâce à qui elles reprennent le goût de vivre.

Pour ces femmes, il s’agit d’un grand réconfort « ça prouve qu’on est pas oublié, que le reste du monde ne ferme pas les yeux sur notre sort » a déclaré une survivante en poussant des cris de joie.

Sous le son des tamtams et de chants de joie improvisés, ces femmes ont loué l’œuvre du Dr Mukwege qui ne se limite pas à soigner les blessures mais s’emploie aussi à faire valoir la cause de la femme pour que celle-ci recouvre sa dignité.

Dans son discours à l’occasion de la réception du prix Sakharov, le Dr Denis Mukwege  a dédié ce prix à toutes les victimes des violences sexuelles en RDC et dans le monde entier. « Nous sommes convaincus que le changement viendra par ces femmes courageuses, déterminées et dignes qui sont notre source d’inspiration au quotidien » a souligné le médecin directeur de Panzi.

S’adressant aux parlementaires européens, Dr Denis Mukwege a estimé que « ce prix n’aura de signification pour les femmes victimes de violences sexuelles que si vous nous accompagnez sur le chemin de la paix, de la justice et de la démocratie » a-t-il.

Il a aussi estimé qu’il n’y aura pas de paix ni de développement économique et social «  sans respect des droits de l’homme, sans réparation pour les survivantes de viol et les victimes » tout en fustigeant que le corps de la femme soit utilisé comme champ de bataille.

Prince Murhula

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Discours du Docteur Denis Mukwege à l’occasion de la remise du Prix Sakharov lors de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg le 26 novembre 2014

Dr Mukwege lors de la reception du prix Sakharov

Monsieur le Président du Parlement Européen,

Mesdames et Messieurs les Représentants des peuples de l’Union Européenne,

Distingués invités,

 

C’est avec beaucoup d’humilité et un grand espoir que je reçois aujourd’hui le prestigieux Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit.

 

Cette année, vous avez commémoré le centième anniversaire de la première guerre mondiale. L’Europe pensait que c’était la dernière et que la civilisation allait triompher. Non hélas, 30 ans plus tard, la folie humaine était de nouveau au rendez-vous.

 

Depuis, vous avez fait le choix de la paix et de vivre ensemble, dans une société orientée vers la liberté et la prospérité.

Dans un contexte sécuritaire de plus en plus instable, où les foyers de crise se multiplient, notamment dans le voisinage direct de l’Union Européenne (UE), je tiensavant tout à remercier les élus des peuples européens pour mettre en lumière les tragédies humaines que vivent les femmes victimes de viols et de violences sexuelles à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Dans un monde d’inversion des valeurs où la violence se banalise en prenant des formes toujours plus abominables, refuser la violence, c’est être dissident.

En attirant l’attention du monde sur la nécessité de protéger les femmes en période de conflits armés, vous avez refusé l’indifférence face à l’une des plus grandes catastrophes humanitaires des temps modernes.

Vous avez réaffirmé que la résolution des conflits dans les Grands Lacs et la promotion des droits de l’homme et de la démocratie sont et restent des prioritésde la politique étrangère de l’UE.

Par ce prix, vous avez décidé d’accroître la visibilité du combat mené par les femmes congolaises depuis plus de 15 ans et de reconnaître leur souffrance mais aussi leur dignité et le courage qu’elles incarnent.

Monsieur le Président,

La région où je vis est l’une des plus riches de la planète ; pourtant l’écrasante majorité de ses habitants vivent dans une extrême pauvreté liée à l’insécurité et à la mauvaise gouvernance.

Le corps des femmes est devenu un véritable champ de bataille, et le viol est utilisé comme une arme de guerre.

Les conséquences sont multiples et impactent sur l’ensemble de la société : la cellule familiale est désagrégée, le tissu social détruit,les populations réduites en esclavage ou acculées à l’exil dans une économie largement militarisée, où la loides seigneurs de guerrecontinue à s’imposer en l’absence d’un état de droit. Nous sommes donc face à une stratégie de guerre redoutablement efficace.

L’autorité de l’Etat congolais et ses institutions restent fragiles, et ne sont pas encore en mesure ni de protéger la population, ni de satisfaire à ses besoins de base.

Monsieur le Président,

Rares sont les jours où l’actualité de ma région ne révèle pas un nouveau drame humain.

La semaine dernière, plus de 50 personnes ont été massacrées à la machette dans le territoire deBéni au Nord-Kivu : les femmes enceintes sont éventrées et les bébés mutilés. Dans l’espace d’un mois et demi, 200 personnes ont été sauvagement tuées.

Comme tout être humain, je voudrais tant ne plus évoquer ces crimes odieux dont mes semblables sont victimes.

Mais comment me taire quand, depuis plus de quinze ans, nous voyons ce que même un œil de chirurgien ne peut pas s’habituer à voir ?

Comment me taire quand nous savons que ces crimes contre l’humanité sont planifiés avec un mobile bassement économique ?

Comment  me taire quand ces mêmes raisons économiques ont conduit à l’usage du viol comme une stratégie de guerre ?

Chaque femme violée, je l’identifie à ma femme ; chaque mère violée à ma mère et chaque enfant violé à mes enfants.

Comment pouvons-nous nous taire ?

Quel est cet être humain doué de conscience qui se tairait quand on lui emmène un bébé de six mois dont le vagin a été détruit soit par la pénétration brutale, soit par des objets contondants, soit par des produits chimiques ?

Déjà un seul cas de viol est grave et nécessite une action de tous. Dans mon pays, il y a des centaines de milliers de femmes violées et d’autres milliers d’enfants nés du viol, en plus des millions d’êtres humains morts suite aux conflits.

Dans le reste du monde, chacun se soulèverait d’indignation ; dans la société congolaise en perte de repères, les atrocités de masse passent dans l’actualité comme de simples faits divers, signes désolants d’une société traumatisée par trop de violence, d’une absence de responsabilité politique et d’une négation de notre humanité commune.

Monsieur le Président,

Nous avons pris trop de temps et d’énergie à réparer les conséquences de la violence. Il est temps de s’occuper des causes. Des milliers de témoignages de victimes montrent que le peuple congolais a soif de justice, de paix et aspire au changement.

Il y urgence à agir. Les solutions existent et exigent une réelle volonté politique.

Nous sommes à un moment critique : l’Accord-Cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération, signé à AddisAbeba en 2013, ne peut rester une simple feuille de papier. En tant que partenaire historique et premier contributeur de l’aide, nous appelons l’Union Européenne et ses Etats membres à revitaliser la mise en œuvre de cet « Accord de l’Espoir » et d’utiliser tous les leviers, économiques et financiers mais aussi politiques et diplomatiques, pour contribuer une fois pour toute à la résolution des conflits dans les Grands Lacs.

En RDC, la consolidation de l’Etat et le rétablissement de la sécurité à l’Est constituent la priorité des priorités. La réforme du secteur de la sécurité est l’une des plus importantes réformes institutionnelles et est au cœur des efforts de mise en œuvre de la responsabilité primaire de l’Etat congolais de protéger les civils.

La justice doit également être placée au cœur du processus de paix et la lutte contre l’impunité des crimes les plus graves, y compris les crimes de violence sexuelle, doit être renforcée.

Il n’y aura pas de paix ni de développement économique et social sans respect des droits de l’homme.

Sans réparation pour les survivantes de viol et les victimes.

Sans assainissement de la fonction publique incluant un vetting des forces de sécurité. Sans mécanismes d’établissement de la vérité pour promouvoir la réconciliation.

Monsieur le Président,

Les droits de l’homme constituent non seulement une des valeurs fondamentales de l’UE mais aussi l’un des objectifs qui inspire ses relations extérieures, avec la promotion de la paix et du développement et le renforcement de la démocratie et de l’état de droit.

Et à notre humble estime, il s’agit de la réelle plus-value de l’Union par rapport à d’autres partenaires internationaux ; mais la realpolitik illustre bien souvent que les intérêts géostratégiques et économiques priment sur le respect et la protection des droits de l’homme.

Le projet de règlement européen de la Commission pour un approvisionnement responsable en minerais, qui doit être examiné devant votre Assemblée, devrait intégrer une dimension contraignante et viser aussi bien les produits finis ici en Occident que les matières premières à l’état brut en Afrique.

Nous exprimons ici le souhait que chacun veille à assurer davantage de cohérence entre  les politiques économiques et le respect des droits de l’homme, et à placer la dignité humaine au centre des préoccupations économiques et financières.

Notre pays est plein de potentiel et, avec un commerce plus responsable et transparent, le Congo a la capacité d’un développement endogène, grâce à ses ressources naturelles, mais avant tout ses ressources humaines, qui ne peuvent aujourd’hui être exploitées pour le bénéfice de tous dans un contexte de « ni paix, ni guerre ».

Monsieur le Président,

Ce prix n’aura de signification pour les femmes victimes de violences sexuelles que si vous nous accompagnez sur le chemin de la paix, de la justice et de la démocratie.

Nous le dédions à toutes les survivantes de violences sexuelles, en RDC et dans le monde entier. Nous sommes convaincus que le changement viendra par ces femmes courageuses, déterminées et dignes qui sont notre source d’inspiration au quotidien.

Nous dédions également ce prix à tous les défenseurs des droits de l’homme qui militent jour après jour, souvent dans des conditions difficiles et loin des projecteurs, pour favoriser une culture de paix, aider les victimes à réclamer leurs droits et à rendre leurs institutions plus redevables.

Nous tenons enfin à saluer ici le professionnalisme et le dévouement de tout le personnel de Panzi ainsi que tous nos partenaires qui ont aidé pour réaliser notre travail, et je pense particulièrement à l’agence humanitaire ECHO qui nous soutient depuis 10 ans. Sans vous, nous ne serions pas ici aujourd’hui.

Ensemble, décideurs politiques, acteurs de la société civile et citoyens, hommes et femmes, nous devons fixer une ligne rouge contre l’utilisation du viol comme arme de guerre, et construire un avenir meilleur pour offrir à nos enfants et à nos petits-enfants un cadre propice à leur épanouissement, et permettre à tous ceux qui ont trop souffert d’envisager le futur dans une liberté plus grande.

Monsieur le Président, chers Euro-députés,

Permettez-moi de conclure en m’adressant de votre honorable hémicycle aux citoyens de mon pays :

Chers compatriotes,

Notre nation, la République Démocratique du Congo, nous appartient.

Ses ressources naturelles et humaines, ses institutions, son destin, relèvent tous de notre responsabilité.

C’est à nous, le peuple congolais, de façonner nos lois, notre justice et notre gouvernement, pour servir nos intérêts à tous, et pas seulement ceux de certains.

Le Prix Sakharov que nous recevons du Parlement Européen est le vôtre, et il est lesymbole de la liberté de pensée. Un droit qui nous a été retiré.Un droit auquel, suite à la terreur et l’oppression, nous semblons parfois avoir renoncé.

Ce droit nous est acquis ; et les peuples européens, à travers leurs représentants, nous tendentaujourd’hui la main  pour le recouvrer. Ils veulent nous appuyer dans notre lutte pour la liberté, la paix, la justice et le progrès.

Aujourd’hui, tout haut, et devant le monde entier, l’Europe nous exprime sa solidarité.

Elle veut marcher avec nous dans notre quête pour la restauration d’une vie Congolaise digne.

Unissons-nous et marchons avec elle, afin qu’une fois pour toutes, la paix et la justice soient restaurées au Congo et que nous puissions aspirer à un futur meilleur.

Notre pays est malade mais, ensemble, avec nos amis de par le monde, nous pouvons et nous allons le soigner.

Je vous remercie.

Dr Denis Mukwege

Strasbourg, 26 novembre 2014

 

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Martin Kobler visite ce matin l’hôpital de Panzi en solidarité avec Dr Mukwege pour le prix Sa

Le représentant spécial du Secrétaire général des nations unies en RDC, Martin Cobler  vient d’effectuer une  visite à Panzi en solidarité avec le Dr Denis Mukwege qui reçoit ce jeudi 26 novembre le Prix Sakharov décerné par le parlement européen.

« Aujourd’hui c’est le 26 novembre, le jour où le Dr Mukwege reçoit le prix en Europe, le prix Sakharov. C’est vraiment un honneur, une appréciation de son travail ici et ça démontre le soutien de la communauté internationale pas seulement en Europe mais aussi partout dans le monde entier pour la lutte contre les violences sexuelles. Mais aussi l’appréciation pour ceux qui sont, comme le Dr Mukwege, dans le combat contre les violences sexuelles » a déclaré à la presse, ce mercredi matin, Martin Kobler au cours de sa visite à l’hôpital de Panzi.  « J’ai intentionnellement choisi ce jour, le 26 novembre,  pour venir à Panzi parce c’est une grande journée. Une grande journée pas seulement pour l’hôpital mais pour tout le monde impliqué dans le combat contre les violences sexuelles » a souligné le responsable de la mission des nations unies en RDC.

Ce matin, Martin Kobler a rendu personnellement visite aux survivantes pris en charge au sein de cet hôpital pour leur exprimer son attachement au combat mené par le Dr Mukwege et sa détermination en vue de l’éradication du viol en RDC. « Le fait que le Dr Mukwege reçoive aujourd’hui le prix en Europe, ça montre aussi que la communauté internationale observe la situation et nous continuons de l’observer. Nous avons la conviction que chaque viol est un viol de trop. Et nous allons continuer ensemble avec les congolaises et les congolais à combattre le viol, à combattre les violences sexuelles » a déclaré le représentant spécial du secrétaire général des nations unies en RDC.

Martin Kobler a souligné qu’il est temps pour tous  les acteurs de passer à l’action pour éradiquer les violences sexuelles. «  Les mots seulement ce n’est pas suffisant. Il faut des actions. La conviction de combattre les violences sexuelles c’est une chose. Mais d’avoir des actions concrètes c’est une autre chose » a-t-il martelé.

M. Kobler a aussi exprimé sa solidarité aux survivantes des violences sexuelles dans les moments difficiles qu’elles endurent. « Je vous promets la solidarité et de ne pas vous oublier dans votre sort qui est trop dur » a conclu Martin Kobler.

Prince Murhula

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La Fondation Vodacom remet solennellement le chèque de 170 mille dollars à la fondation Panzi ce 13 novembre

Dr Denis Mukwege (au milieu en blouse blanche) et à sa droite Murielle Lorilloux, DG de Vodacom

 

La Fondation vodacom a procédé ce jeudi 13 novembre à la remise officielle d’un chèque de 170 mille dollars américains à la fondation Panzi. Ce montant a  été débloqué depuis près de deux ans pour contribuer à la construction de la maison Dorcas 3, une maison de transit pour les survivantes des violences sexuelles pris en charge à l’hôpital et la fondation Panzi.  Un ouvrage qui va jouer un rôle majeur dans la prise en charge des survivantes des violences sexuelles notamment à travers des programmes de réinsertions sociale.

Lire aussi: Panzi: Un nouveau Batiment Dorcas III, pour l’autonomisation de la femme

La cérémonie s’est déroulée en présence de la Directrice générale de Vodacom en RDC, Murielle Lorilloux et du médecin Directeur de l’hôpital de Panzi, Dr Denis Mukwege, des survivantes des violences sexuelles ainsi que plusieurs agents de l’hôpital, de la Fondation Panzi et de la société Vodacom.

« C’est un grand plaisir et une grande fierté pour moi de soutenir cette action bénéfique pour aider à reconstruire le pays.  Parce que, en reconstruisant les femmes, en reconstruisant leur santé, leur espoir, je pense qu’on contribue à reconstruire l’ensemble du pays » a déclaré Murielle Lorilloux, Directrice générale de Vodacom Rdc. Elle a aussi annoncé, par la même occasion,  un décaissement prochain par sa société d’une somme de 130 mille dollars américains afin d’appuyer les programmes  de réinsertion socio économique des femmes survivantes des violences sexuelles qui vont être pris en charge par la Fondation Panzi au sein de la maison Dorcas 3.

Elle a par ailleurs remercié le Dr Denis Mukwege pour son travail au profit du relèvement de la femme en République démocratique du Congo. « Je voudrais saluer officiellement le Dr Mukwege qui nous a sensibilisé tous et qui aujourd’hui continue à accompagner par son dévouement la cause de la femme survivante des violences sexuelles. C’est un rayonnement pour moi, pour l’ensemble du pays et au-delà même des frontières que vous générez » a-t-elle soulignée, s’adressant au médecin Directeur de l’hôpital de Panzi.

Docteur Denis Mukwege a à son tour salué cette action sociale de la société Vodacom qui a permis de parachever la construction du bâtiment de la maison Dorcas 3.

Vue de la Maison Dorcas 3. Ph. Prince Murhula

Il a par ailleurs invité cette société de télécommunication, en dehors de l’appui financier donnée à Panzi, à s’investir également dans la mobilisation des communautés contre le viol.  « Je suis certain que si vous nous aidez à mobiliser tous les hommes congolais à comprendre que c’est une responsabilité qui n’est pas une responsabilité des femmes. Lorsque les femmes sont violées, les enfants sont détruites, ce n’es plus une question des femmes, c’est une question de notre humanité » a-t-il mentionné.

La cérémonie de remise solennelle du chèque de la fondation Vodacom à la fondation Panzi a eu lieu dans la salle des réunions de la Maison Dorcas 3, à Panzi dans la ville de Bukavu. Elle a été précédée par une visite des patientes pris en charge au sein du Projet de prise en charge des survantes des violences sexuelles, SVS, de l’hôpital de Panzi.

Prince Murhula

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Dr Mukwege accueilli avec joie à Panzi après l’annonce du Prix Sakharov

Vue de quelques membres du personnel de Panzi félicitant le Dr Denis Mukwege (au milieu en blouse blanche) ce mardi 28 octobre 2014. Photo de Prince Murhula

C’est ce mardi 28 octobre dans la soirée que le Docteur Denis Mukwege est arrivé à Panzi après un séjour en Belgique où il est allé recevoir le prix Solidarité. Il a aussi profité de l’occasion pour  mener  un plaidoyer dans différents pays européens.

C’est aussi  pendant son séjour en Europe que le parlement européen a dévoilé son nom comme lauréat du prix Sakharov 2014 le 21 octobre dernier.

A son arrivée à Panzi, les  survivantes des violences sexuelles, les agents de l’hôpital de Panzi et les autres patients pris en charge au sein de cette institution ont tenu à exprimer leur joie pour cette reconnaissance faite au Dr Denis Mukwege.

Une reconnaissance pour les survivantes et toutes les femmes de la RDC

« Le Docteur Mukwege est pour nous un héro » a déclaré une survivante s’exprimant au nom d’autres patientes . « J’ai été violée, rejetée par ma communauté, abandonnée à moi-même. J’ai  sillonné partout jusqu’à perdre le gout de la vie . Depuis que je suis arrivée à Panzi, j’ai retrouvé ma dignité. Des médecins, des infirmiers, des assistantes sociales, des psychologues, chacun s’est occupé de moi comme si j’étais leur sœur» a-t-elle ajouté. Celle-ci a insisté sur l’importance de cette reconnaissance du parlement européen pour toutes les femmes de la RDC « Nous venons de différentes communautés, de différentes provinces mais le Dr Mukwege nous traite toutes comme ses sœurs et ses filles. En me soignant moi et toutes les autres femmes ici, c’est toutes les femmes de nos villages, de toute la RDC qu’il aide. Ce prix au Dr Mukwege est une reconnaissance pour toutes les survivantes et toutes les femmes congolaises » a-t-elle mentionnée.

Dans la foulée, des danses et chants improvisés des patientes se font entendre. Des messages de remerciement et félicitations n’ont cessé daffluer de partout.

Docteur Denis Mukwege a remercié son personnel pour son dévouement au travail et qui amène à cette reconnaissance internationale. « Vous êtes tous les meilleurs, chacun en son service » a-t-il lancé à ses agents  en les encourageant à toujours mieux faire davantage leur travail. L’hôpital de Panzi compte actuellement, en effet, plus de 390 agents qui travaillent jour pour jour au service des patients.

« C’est avec grande émotion que je reçois les témoignages de nos mamans et nos filles qui passent par Panzi. Savoir que ce travail que nous faisons à Panzi avec amour les accompagnent  jusque dans leurs communautés. C’est aussi une grande émotion pour moi de savoir que le monde entier regarde avec considération le travail que nous accomplissons ici. C’est un témoignage fort pour toutes nos mamans à qui nous dédions ce prix » a  renchéri le responsable de l’hôpital de Panzi.

Dr Denis Mukwege, médecin Directeur de l’hôpital de Panzi a été  désigné lauréat pour le Prix Sakharov 2014, le plus grand prix décerné par le parlement européen et qui récompense le travail des personnes ou organisations qui se battent pour les droits de l’homme ou la liberté d’expression.

La cérémonie solennelle de remise du prix Sakharov au Dr Mukwege aura lieu à Strasbourg le 26 novembre prochain.

Prince Murhula

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Communiqué de presse du Dr Mukwege à l’occasion de l’annonce de la sélection du prix Sakharov

C’est avec une grande humilité que j’ai appris aujourd’hui notre sélection pour le prix Sakharov par les élus des Nations de l’Union Européenne.

A ce moment, nos pensées vont directement aux victimes et aux survivantes de la violence sexuelle partout dans le monde, et spécialement celles de la République Démocratique du Congo (RDC).

Nous pensons à ces femmes courageuses qui se battent, qui sont entre la vie et la mort suite aux blessures qui leur ont été infligées.

Nous pensons à celles qui se battent contre la stigmatisation et l’exclusion sociale.

Nous pensons à celles qui se battent pour que justice leur soit rendue.

Le prix Sakharov est un signal fort pour dire à ces femmes qu’elles ne sont pas abandonnées à leur propre sort et que le monde les écoute. Ce prix est enfin un message d’encouragement et d’espoir pour tous ceux qui luttent pour la promotion des droits de l’homme, pour la paix et la démocratie en RDC et à travers le monde.

Je suis très reconnaissant aux représentants des pays européens pour avoir mis les projecteurs sur la tragédie humaine de l’Est du Congo.

Vous avez refusé l’indifférence, vous avez refusé de fermer vos oreilles et vos yeux devant cette horrible et odieuse barbarie qui fait honte à notre humanité commune et qui terni notre conscience depuis bien trop longtemps.

Si ce prix peut catalyser l’avènement d’une paix durable à l’est de la RDC et contribuer à mettre fin à la tragédie des femmes Congolaises et des femmes en situation de conflit armé en général, nous serons ravis.

L’année 2013 a été l’année de l’espoir en RDC. Une mobilisation sans précédent de la communauté internationale a abouti à l’adoption d’un mandat renforcé de la mission de stabilisation des Nations Unies et à la nomination d’envoyés spéciaux chargés de la mise en œuvre effective des engagements souscrits par les Etats signataires de l’Accord-Cadre pour la Paix, la Sécurité, et la Coopération en RDC et dans les Grands Lacs, adopté à AddisAbeba le 24 février 2013.

Aujourd’hui, le Congo est toujours dans une situation de « ni paix, ni guerre ». Les Congolais ont soif de justice et de stabilité, mais la situation sécuritaire ne fait que se dégrader dans les Provinces de l’est : massacres de 35 hommes, femmes et enfants dans une Eglise et un centre de santé à Mutarule, à 60 km de l’Hôpital de Panzi ; actes de terrorisme à répétition à Beni, au Nord Kivu ayant coute la vie à plus de 80 personnes le mois denier;enlèvement de 40 jeunes filles en Ituri.Hier, les femmes de Sud Kivuont protesté contre les viols de leurs bébés, les enlèvements et assassinats. Tel est le quotidien des Congolais. Nous devons répondre à leur appel. Il y a urgence à agir !

Ce prix n’aura de signification que si vous nous accompagnez sur le chemin de la paix, la justice et la démocratie.

Nous dédions ce prix à tous les défenseurs des droits de l’homme, hommes et femmes qui, dans l’ombre, travaillent au quotidien souvent dans des conditions difficiles pour appuyer les victimes et lutter contre l’impunité. Aujourd’hui, nous pensons spécialement à Mr Scott Campbell, représentant du Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, expulsé de la RDC pour avoir tout simplement fait son travail inscrit dans le mandat de la MONUSCO reçu du Conseil de Sécurité.

Enfin nous dédions ce prix à tout le peuple congolais dont la souffrance n’a que trop duré. Nous ne pouvons pas céder à la culture de la violence qui nous est imposée pour fragiliser notre cohésion nationale. Peuple congolais, uni comme un seul homme, mets-toi debout pour reconstruire notre Nation vers la prospérité et la paix.

Je vous remercie.

Docteur Denis Mukwege.

21 octobre 2014

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