« La prise en charge des Survivantes des Violences Sexuelles a débuté depuis 1999 à l’Hôpital Général de Référence de Panzi, et depuis 2004 avec le début du projet SVS (Projet de Prise en charge des Survivantes de Violences sexuelles) financé par ECHO à plus de 70% et SIDA puis PMU ,29 000 femmes survivantes de violences sexuelles et celles avec pathologies gynécologiques (fistules et prolapsus) ont été prises en charge».
Une précision donnée par la coordinatrice médicale au sein du projet SVS, le Dr Néema Rukunghu, au cours de son intervention à la conférence des partenaires de l’Hôpital de Panzi.
« Le travail consiste à une prise en charge médicale, psychosociale, une assistance juridique et socio-économique. Nous travaillons aussi pour améliorer la récolte et l’analyse des données ainsi que la sélection et la référence des malades », explique le Dr Neema.
Malgré les efforts fournis depuis des années pour venir au secours de ces femmes, le Dr Neema se montre inquiète quand à la situation sécuritaire actuelle dans la région et qui demeure la base de l’augmentation du nombre des patientes pris en charge par le projet SVS.
« Depuis le mois de Janvier jusqu’en Mai 2013, le projet a enregistré 1254 cas de survivantes sur un total de 2400 cas attendus au sein du projet d’ici Décembre 2013. Un chiffre qui risque de s’accroitre quand on se réfère à celui mensuellement enregistré depuis le début de cette année », affirme le Dr Neema.
« Un des défis majeur », poursuit-elle, « demeure les maisons de transit qui, conçues initialement avec une capacité d’accueil de 60 locataires et 3 installations sanitaires, accueillent aujourd’hui plus de 160 pensionnaires. Leur situation sécuritaire laisse à désirer car en dehors de l’enceinte de l’hôpital et sans clôture sécurisée ».
Pour cette année 2013, le projet des survivantes de violences sexuelles fonctionne grâce à un financement de 1.1million d’Euro, 83 % de ces fonds proviennent d’ECHO.

