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Anne Gizenga promet de plaider auprès des autorités de la RDC pour une prise au sérieux le problème de viol

Au milieu ( en pagne bleu et lunettes) Madame Anne Gizenga lors de sa visite aux survivantes des violences sexuelles ce lundi 21 juillet 2014/Ph. Prince Murhula

Anne Gizenga, l’épouse de l’ancien premier ministre congolais Antoinne Gizenga, a rendu, ce lundi 21 juillet 2014, visite aux survivantes des violences sexuelles prises en charge à l’hôpital de Panzi.
Elle a été accueillie par le Dr Denis Mukwege, Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi, la coordinatrice du Projet de prise en charge des survivantes des violences sexuelles, SVS, Professeur Ellinor Ädelroth, ainsi que quelques membres du personnel.
Docteur Denis Mukwege a remercié madame Gizenga pour cette visite.

Il a par ailleurs regretté de voir que des autorités du pays continuent de minimiser et nier ce drame  qui, pourtant, demeure une réalité  «  Nous voulons que vous puissiez voir puis aller témoigner auprès des gouvernants. Nous avons confiance en votre voix pour faire parvenir les cris des femmes de l’est de la RDC aux dirigeants congolais pour qu’ils cessent de nier cette réalité qu’elles en durent. Il faut qu’ils agissent pour que le viol s’arrête» a-t-il souligné

La situation est très grave

« La situation est très grave » a déclaré Anne Gizenga après sa visite auprès des malades. Elle a profité de cette opportunité pour voir de ses yeux les jeunes filles, enfants ainsi que des femmes qui sont violée et l’état dans lequel elles se trouvent« A partir de six mois des filles sont violées. Cette situation nous allons en parler avec les autorités parce que s’ils continuent de regarder sans agir on aura plus de lendemain pour la femme en RDC. Ces petites filles sont complètement déchirées. C’est tellement douloureux » a-t-elle au sortir du bloc post opératoire.

Elle a promis de mener un plaidoyer au près des autorités nationales pour qu’elles prennent au sérieux cette question qui, du jour au lendemain, ne cesse de détruire la vie  et l’avenir de la femme en RDC.

Prince Murhula

 

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Viols des petites filles à Kavumu, les V-Men lancent l’alerte

A Kavumu, dans le territoire de Kabare, une vague des viols et mutilation des fillettes est enregistrée depuis plusieurs mois créant la terreur au sein des populations locales. L’hôpital de Panzi, le Projet SVS et le mouvement V-Men haussent le ton.

Dr Denis Mukwege, parrain international de V-Men, au jour du lancement du mouvement V-men en RDC, le 7 mars 2014/Ph. Prince Murhula

« Où sont les hommes à Kavumu ? » s’interrogeaient les hommes réunis au sein du  Mouvement V-Men le 14 mai au cours d’une journée de mobilisation contre le viol d’enfants organisée à Kavumu.  Ce mouvement d’hommes mobilisés contre les violences sexuelles et sexistes, avec à leur tête le Dr Denis Mukwege, est allé protesté contre ce drame qui prend de l’ampleur dans cette partie du territoire de Kabare.

Ce jour là, devant une grande foule des habitants de Kavumu, le chef du parquet, les responsables de la police et de l’armée, le Dr Mukwege n’a pas su cacher sa colère. « J’exerce mon métier depuis 30 ans et pour la première fois de ma vie, j’ai opéré il ya seulement 2 semaines un bébé âgé de 2 mois  qui a été violé» avait déclaré, tout indigné, le Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi.

Plus de 18 cas de viols d’enfants et bébés venaient d’être enregistré à Kavumu au cours de cette période.

Selon les témoignages des familles des victimes, le mode opératoire des bourreaux est le même. Les fillettes sont enlevées du domicile familial aux heures de nuit, amenées en brousse puis violées  et abandonnées pour être retrouvées ensuite avec de sérieuses lésions gynécologiques liées aux violences sexuelle subies.

La colère, les larmes et la désolation sont perceptibles sur les visages de ces habitants qui dénoncent  la passivité des services de sécurité face aux bourreaux. « Les violeurs sont relâché aussitôt arrivés à la justice. Notre justice est corrompue. On ne se sent pas du tout protégés » déclarait publiquement une femme d’une quarantaine d’années. « Il n’ya pas des enquêtes pour dénicher les auteurs des viols des petites filles ici, il n’y a rien qui se fait de la part du gouvernement pour nous protéger de ces criminels » regrettait une autre.

La police, l’armée, la justice et les autorités locales ont promis de s’impliquer pour traquer les violeurs d’enfants, les habitants ont de leur côté promis de collaborer avec les institutions locales pour que cessent ces pratiques.

 Promesses, impunité : les viols  continuent

L’action de V-men le 14 mai à Kavumu a eu pour effet immédiat la prise de conscience des populations locales du problème réel que pose cette situation. Les autorités locales sont aussi pour la première fois entrées en contact avec leurs bases pour réfléchir sur cette question. « Des promesses ont été formulées pour attraper ces malfaiteurs et les punir mais où en est on ? » s’interroge une femme du milieu.

Dans le mois qui a suivi cette activité, un semblant d’accalmie s’est installé. « On a pensé que c’était fini » se rappelle Zawadi Bazilienne  point focal de la fondation Panzi à Kavumu. Entre temps, des mouvements suspects se faisaient observer dans ce milieu. « L’autorité a été averti plusieurs fois mais malheureusement elle n’a pris aucune mesure pour arrêter ces bandits. L’impunité a perduré » regrette-t-elle.

Dans la nuit du 12 au 13 juin, deux nouvelles petites filles sont violées. L’une d’elles aa 3 ans et une autre, 7 ans. Fin juin une autre petite fille de 3 ans est violée. Selon Dr Patrick Kubuya, médecin traitant au projet SVS, ces petites filles présentaient les mêmes lésions que les cas précédents. « Clitoris perforé, anus déchiré, des sérieuses lésions au niveau du vagin et du rectum» a constaté le médecin.

Ce qui « énerve » les femmes du milieu, c’est surtout que ça soit des hommes qui soient auteurs de ces actions « Les hommes qui par nature sont nos protecteurs se transforment en nos ennemis ; les bourreaux qui violent, mutilent et détruisent la vie de nos fillettes» regrette une femme membre de l’association Obololoke.

A Kavumu, l’angoisse regagne de nouveau le terrain, personne n’ose penser ce qui adviendra demain et qui sera la prochaine victime.

L’autorité reste absente

L’alerte lancée par le Dr Denis Mukwege et le mouvement V-Men en mai dernier a été relayé tant sur le plan national qu’international par les médias et certains acteurs de la société civile. Une délégation des sénateurs venus de Kinshasa est même descendue sur le terrain pour  s’imprégner de cette question et « des enquête ont aussi été ouvertes » selon la police locale.

Mais, dans la réalité, rien n’a changé. « La police se plaignait de ne disposer que  150 hommes sur toute l’étendue du territoire de Kabare de plus de 1960Km². Mais est ce que les gouvernants ont pris au sérieux ce problème, renforcer la police et la justice pour prévenir et dissuader ces crimes ? Est-ce qu’il y a des enquêtes sérieuses menées où un seul criminel a été arrêté par la police et condamné après notre passage ? Rien du tout » regrette Rogers Buhendwa, porte parole de V-Men RDC qui déplore aussi le manque de« prise au sérieux de ce problème par les autorités compétentes ».

Rogers Buhendwa recommande aux autorités congolaises de cesser d’agir en « complices passifs » face à « ces crimes ignobles» observés dans ce milieu. « C’est un réseau des criminels qui agit dans toute impunité. Je suis convaincu qu’avec un peu de volonté de nos autorités les criminels peuvent être identifiés et punis rigoureusement et leurs réseaux peuvent être démantelés » martèle-t-il.

Ce sentiment de douleur et de révolte est aussi partagé par des habitants de Kavumu « On dirait que ce qui se passe ici est un fait divers aux yeux de nos autorités congolaises » clame tout triste Cubaka, un père de famille du milieu.

« Nous avons l’impression que le fait qu’une vingtaine d’enfants et bébés soient violées et mutilés et que des centaines d’autres soient chaque jour exposées à ces mêmes crimes n’intéresse pas le gouvernement et les décideurs de notre pays. Est-ce que la vie et l’avenir de ces petites filles qui se font abusées n’ont pas de valeur aux yeux de ceux qui nous dirigent ? » s’interroge tout en larmes une femme de 35 ans dont la petite fille a aussi été violée et mutilée à Kavumu ce mois de juin.

« Nous déplorons cette situation et invitons les autorités à agir le plus vite possible pour que cesse ces crimes » martèle Dr Neema Rukunghu, coordinatrice médicale du Projet SVS. Elle aussi réitéré son appel en exigeant aux autorités de se saisir de cette question dans un plus bref délai pour identifier et punir les auteurs de ces pratiques criminelles.

Prince Murhula

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469 patientes ont été soignées en mai et juin par le projet SVS

Les mois de mai et juin 2014, le Projet SVS de l’hôpital de Panzi a pris en charge 469 patientes. Parmi elles 356 survivantes des violences sexuelles et le reste des patientes avaient des problèmes gynécologiques dont le prolapsus et la fistule. « 28, 2 % des auteurs de viol sont des civils identifiés. 22,5% des auteurs sont des civils non identifiés. Soit 50,7% de viols commis par les civils. 49, 3% des cas ont été commis par des rebelles et groupes armés et 5% de ces viols ont été commis par les FARDC» précise, Guerschom Mugisho chargé des statistiques au sein du Projet SVS.□.

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Panzi, le service de dialyse plaide pour la prise en charge des maladies des reins par l’Etat et les autres partenaires

(G) Ghislain Barholere responsable des soins au service de dialyse (D) Dr Mack Kabongo Chef du Service de Dialyse au cours d'une réunion sur la prise en charge des personnes avec maladies des reins. Ph. Prince Murhula

Le service de Dialyse a organisé, au mois de mars dernier, une campagne de dépistage gratuit des maladies rénales au près de la population de la ville de Bukavu. Plus de 800 personnes venues de différentes tendances et milieux ont été dépisté dans les trois sites établis à Chai, Ndendere et Kadutu.

Les statistiques issues de cette campagne ont été alarmantes. Plus de 34,8% de la population du Sud Kivu souffre de la maladie rénale. Nombreux parmi les patients ont atteint le stade chronique de la maladie..

 « 34,8% c’est-à-dire que sur 10 personnes 3 sont souffrantes des maladies des reins » prévient Dr Mack Kabongo Chef de service de dialyse à l’hôpital de Panzi.

Une maladie qui évolue à bas bruit

La maladie rénale est une maladie chronique qui évolue à bas bruit dans l’organisme humain. Ce qui explique, selon Dr Kabongo, que nombreuses personnes ignorent qu’elles en souffrent et ne le découvrent qu’une fois au stade terminal. « Sur le plan clinique, cette maladie évolue à bas bruit. C’est-à-dire que pendant plusieurs mois, plusieurs années on peut avoir un rein qui souffre sans avoir aucun signe. Ce qui fait que pour les personnes qui souffrent des maladies du rein perdent beaucoup de temps avant d’arriver à la consultation pour qu’on pose un diagnostic. Puisque le diagnostic ne se fait qu’à l’hôpital à travers la prise de sang et l’analyse d’urine »  observe-t-il.

Une femme en pleine dépistage des maladies des reins au cours de la campagne de dépistage organisée le 15 mars par le service de dialyse. Ph. Prince Murhula

Une femme en pleine dépistage des maladies des reins au cours de la campagne de dépistage organisée le 15 mars par le service de dialyse. Ph. Prince Murhula

La maladie des reins ne présente pas non plus des signes spécifiques pour les patients qui en souffrent. « Une fois qu’on a une altération de la fonction rénale, c’est-à-dire quand le rein ne fonctionne plus, on peut commencer à présenter des signes qui ne sont pas spécifiques au rein entre autre des vomissements, des fatigues permanentes, l’anémie, la perte de l’appétit (anorexie), etc. Ce qui est dommage car nombreux patients arrivent à l’hôpital au stade chronique»regrette le médecin néphrologue.

Le dépistage précoce de la maladie des reins permettrait pourtant de limiter les risques « Si la maladie des rein est dépistée précocement,  et que le patient présente une insuffisance rénale ponctuelle ou aigue, il peut juste suivre quelques séances de dialyse en attendant que son rein marche à nouveau. A ce stade il peut guérir. Mais si cela est fait tardivement, quand les reins sont déjà endommagés ou sont au stade chronique on ne pourra plus rien faire pour le patient » note Dr Mack Kabongo.

Au stade chronique, le patient sera soumis à vie au traitement sur dialyse.

Un traitement qui coûte cher

Le rein a pour rôle principal de purifier les déchets contenus dans le sang qui sont éliminés dans les urines. « Quand les reins cessent de fonctionner, aucun médicament ne peut jouer son rôle. Dans ce cas il faut soit demander à une machine de jouer le rôle du rein (hémodialyse) out utiliser une membrane qu’on appelle péritoine (dialyse péritonéale) pour purifier le sang de tous ses déchets. Ces deux techniques constituent ce qu’on appelle la dialyse » note Dr Mack.

Un patient dont la maladie de rein est au stade chronique nécessite un traitement permanent en dialyse pour rester en vie. Malheureusement la grande partie des habitants n’ont pas de moyens pour suivre ce traitement. « Nombreux patients meurent parce qu’ils ne peuvent pas suivre régulièrement les séances de dialyse tel que prescrit par le médecin » regrette Ghislain Barholere, responsable des soins au Service de dialyse de l’hôpital de Panzi.

Le service de dialyse coûte cher prévient ce professionnel de santé « un patient en dialyse est censé suivre en moyenne 3 séances de dialyse par semaine. Pourtant une seule séance coûte deux cents dollars. Facilement il peut donc dépenser dans les 2400$ par mois. Ce qui n’est pas facile vu le coût de vie de notre populations» note Ghislain Barholere.

 

Pour une prise en charge des partenaires

Actuellement, aucun partenaire ne prend en charge les personnes souffrant des maladies des reins. Pourtant, cette maladie constitue une des causes majeures de décès dans la province du Sud Kivu et en RDC en général. Des programmes pour la prévention de cette maladie ne sont pas non plus pris en charge par des partenaires et le gouvernement congolais.

« On aimerait plus agir dans le préventif, inciter les gens à venir se faire dépister à l’hôpital pour aussi bénéficier d’un traitement précoce et éviter que cette maladie évolue au stade chronique.

Mon objectif primaire est de mettre en place des mécanismes qui permettent une prise en charge des personnes souffrant des maladies rénales par le gouvernement congolais et certains partenaires privés de bonne volonté» souligne Ghislain Barholere.

« Dans d’autres pays, la prise en charge des maladies des reins est assurée par l’Etat. Parce que les soins coûtent énormément cher. Si l’Etat congolais s’implique et si les bailleurs des fonds intègrent cette maladie dans leurs priorités plusieurs vies peuvent être sauvées»  plaide pour sa part Dr Mack Kabongo.

En attendant d’y arriver, Dr Mack Kabongo et Ghislain Barholere appellent à la solidarité au sein de la communauté pour un large plaidoyer en vue de la prise en charge de cette maladie.

Ils viennent ainsi d’initier  une association qui regroupe les malades eux même, les membres des familles des patients, les médecins et autres membres de la communauté.

Photo de famille à l'issue de la réunion de mise en place de l'association regrouppant les patients des reins et membres des communautés

Photo de famille à l'issue de la réunion de mise en place de l'association regrouppant les patients des reins et membres des communautés

« La maladie des reins peut toucher tout le monde. C’est-à-dire des enfants, jeunes et vieux. Mais aussi la prise en charge d’un patient affecte tous les membres de sa famille. C’est pourquoi une solidarité des malades et non malades doit être de mise » soutient Ghislain Barholere qui, en même temps, demande au gouvernement de prendre au sérieux ce problème qui touche plus de 34 % de la population locale.□

Prince Murhula

 

 

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SVS Newsletter Mai et juin: Déjà disponible

La SVS Newsletter est un bulletin de liaison du Projet de prise en charge des survivantes des violences sexuelles, SVS, mis en œuvre par l’hôpital de Panzi avec l’appui financier de PMU Interlife et Echo.

Depuis quatre mois, ce bimensuel parait pour mettre en valeur les activités qui se déroulent au sein du projet mais aussi au sein de l’hôpital de Panzi.

Télécharger gratuitement la SVS Newsletter Mai-Juin ici  SVS Newsletter Mai-Juin 2014

Télécharger gratuitement la SVS Newsletter Mars-Avril ici SVS Newsletter Mars-Avril 2014

 

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Dr Jill Biden, Epouse du vice-président américain, visite l’hôpital de Panzi.

 

Dr Mukwege (G) Dr Gill Biden (D)

Le Dr Jill Biden, épouse du vice-président américain, Joe Biden a visité ce samedi 5 juillet l’Hôpital Général de Référence de Panzi à Bukavu dans la province du Sud Kivu.

Accompagnée de plusieurs personnalités américaines, entre autre l’Ambassadrice des Etats Unis pour les questions des femmes, Catherine Russell et la Coordinatrice de l’USAID pour l’égalité des Genres et l’Autonomisation des femmes, Susan Markham, la deuxième dame des Etats unis d’Amérique a d’abord rendu visite aux survivantes des violences sexuelles à qui elle a transmis un message de paix et de compassion.  Les survivantes, émues par cette visite, ont aussi tenu à transmettre leur message : « Nous continuons à subir les viols à cause de l’insécurité. Faites parvenir notre doléance à votre époux et à Barack Obama le Président Américain : Nous voulons la paix. Nous voulons que les FDLR (rebelles rwandais opérant à l’Est de la RDC) rentrent chez eux au Rwanda pour que nous puissions regagner nos villages  et retrouver notre vie» ont-elles martelé.

Après un tour de l’hôpital, Madame Biden a eu un entretien avec le Dr Denis Mukwege, Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi au cours du quel des questions liées aux problèmes des femmes congolaises ont été évoquées.

« Je pense que cette visite apporte une grande visibilité sur le problème des femmes en RDC, les souffrances qu’elles endurent. Je pense que la question des violences si elle est ajourd’hui portée à un niveau plus haut, pour nous, ça nous donne encore plus d’espoir pour le futur » a déclaré le Docteur Denis Mukwege à l’issue de ces échanges.

Dr Jill Biden a remercié l’hôpital de Panzi et tout son personnel pour le travail « remarquable que vous accomplissez pour  redorer l’image de la femme et restaurer sa dignité en RDC »

Elle a aussi loué le partenariat existant entre l’USAID (l’Agence américaine pour le développement international) et l’hôpital de Panzi.

A travers l’USAID, le gouvernement américain soutient, en effet, différents projets au sein de l’hôpital  de Panzi et de la Fondation Panzi visant principalement l’appui aux survivantes des violences sexuelles et la prise en charge des femmes souffrant des fistules.

Il s’agit entre autre des Projets Fistula Project, qui prend en charge gratuitement le traitement des femmes qui ont des problèmes de fistule.  Et le Projet USHINDI qui , exécuté dans deux territoires (Mwenga et Shabunda), lutte contre les violences sexuelles et violences basées sur le genre.

 

Prince Murhula Mushagalusa


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L’hôpital de Panzi inaugure son scanner

Ce vendredi 27 juin, il a été procédé à l’inauguration officielle  du Scanner au sein du département de l’imagérie médicale et endoscopie de l’Hôpital de Panzi. La cérémonie a eu lieu en présence des autorités politiques provinciales, de différents responsables du monde médical, les partenaires de l’hôpital  ainsi que des habitants du milieu. C’est le ministre provincial de la Santé du Sud Kivu qui a coupé le ruban symbolique à cette occasion.

Prenant la parole,  Révérend Pasteur Manegabe, représentant du Représentant légal de la 8e CEPAC a affirmé que “Ce scanneur au sein de cet hôpital de la 8e CEPAC (Hôpital de Panzi) va soulager les populations du Sud Kivu et de tout l’est de la RDC qui, à la recherche des soins et dignostics de qualité, engagaient des gros moyens en effectuant des voyages dans des pays étranger à la recherche d’un scanner”

Le Dr Denis Mukwege, Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi, a pour sa part remercié la coopération suisse pour cette dotation qui vient soulager les besoins des  habitants du Sud Kivu et de toute la sous région des grands lacs en général.

Pour le Docteur Mukwege, “ les habitants les plus pauvres ont aussi droit aux soins de qualité. Nous voulons que l’accès à ce scanner soit ouvert à tout le monde et non à une seule catégorie des habitants.  ”. Il a aussi invité le gouvernement congolais à contribuer au fonctionnement de l’Hôpital qui est un hôpital public et garanti gratuitement des soins à plus de 50% de ses patients.

Le Dr Poletti  Pierre Alexandre de la coopération suisse a remercié le Médecin Directeur de l’hôpital de Panzi pour avoir tout mis en œuvre pour que ce projet soit aujourd’hui une réalité.

Il a recommandé à l’hôpital, son personnel et à d’autres partenaires de veiller sur cet outil de grande valeur.

Ce scanner est alimenté par un groupe électrogène pour sa protection contre les chuttes et coupures intempestives du courant électrique fréquentes dans cette région de la Rdc.

Un spécialiste radiologue a également été formé à Dakar et à Paris pendant 5 ans. Un autre médecin en imagerie a été formé  en Suisse (hôpital de Sion et dans les HU de Genève) sur le scanner.

« L’avantage de ce scanneur est qu’il est tout d’abord neuf et est de fabrication récente, 2013. Il dispose d’un logiciel Osirix qui est le logiciel de pointe et d’une meilleure capacité de vue. La capacité de stockage en mémoire de ce scanner est d’environ 5 000 giga pour chaque poste de lecture et une garantie de deux ans du fabricant pour entretien en cas de panne. Pour éviter les problèmes des tentions  et coupures intempestives du courant électrique, il est équipé d’un générateur adapté» a précisé Dr Neema Rukunghu

Ce scanner est un don de la coopération suisse en RDC dans le cadre de son aide au développement.

Prince Murhula Mushagalusa

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Au Congo , deux médecins soignent des femmes violées et luttent à leurs cotés contre la barbarie , nouvel ouvrage sur le docteur Mukwege.(Editions du Moments)

Dans cet ouvrage, le Docteur Denis Mukwege et Dr Guy-Bernard Cadière témoignent  leur combat pour redorer l’image de la femme.
Le Docteur Denis Mukwege raconte le combat qu’il mène au quotidien en République Démocratique du Congo, où il prend en charge les femmes victimes de violences sexuelles au sein de l’hôpital de Panzi.

 
Dans cette région fortement déstabilisée en raison de tensions politiques et économiques, certains groupes armés se servent du viol comme une arme de guerre. Depuis qu’il a créé l’hôpital de Panzi en 1999, Denis Mukwege et ses équipes ont pris en charge des milliers de victimes.   Cet ouvrage est  en vente depuis le 12 juin 2014 au prix de 16,50 € aux éditions du moment en Belgique . .Il contient  176 pages

Extraits du livre :
« Cette femme avait été violée à cinq cents mètres de l’hôpital, j’ignorais que ce serait le début d’une série de plus de 40 000 victimes. (…) Dans toute guerre, quand il n’y a plus de noyau familial, plus de cohésion sociale, la communauté ne peut plus se défendre. Quand votre propre famille est désintégrée, comment pouvez-vous vous battre pour celle des autres ? Le terrain est alors abandonné aux chefs de guerre qui exploitent les gisements et les gens…Ceux qui ne quittent pas le village finissent au travail dans les mines et paient la taxe aux seigneurs locaux »

DR DENIS MUKWEGE

«  Le premier cas que nous avons opéré ensemble, Denis et moi, fut l’un des pires jamais rencontrés. Ce n’était pas seulement une fistule, la totalité de a paroi avait été détruite. (…) Un soldat ivre lui a introduit un pieu e bois dans le vagin, provoquant de telles blessures qu’elle en venait à dégager une odeur atroce. (…) Au lieu de l’achever, ils l’ont relâchée sur la route près du village, afin qu’elle serve d’avertissement aux autres. (…) Nous sommes en 2014 et, pourtant, l’éducation, la richesse, les nouvelles technologies n’ont pas vaincu l’ignorance et la superstition »

 
DR GUY-BERNARD CADIERE

Colette Salima

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Dr Denis Mukwege exhorte les dirigeants du monde à fixer une ligne rouge contre le viol commis comme une arme de guerre

Le vendredi 13 juin s’est clôturé à Londres le sommet global pour mettre fin aux violences sexuelles en période de guerre .Un sommet historique tenu du 10 au 13 juin qui  a réuni  plusieurs ONG défendant les droits de la femme, des ambassadeurs, des acteurs politiques et décideurs du monde pour mettre fin aux violences sexuelles en période de conflit. Ce sommet était organisé par le ministre Britannique des affaires étrangères , William Hague et l’envoyée spéciale du Haut–commissaire des Nations Unies pour les réfugiés , Angelina Jolie.
Au cours de sa présentation, à la clôture de ce sommet, le Dr Denis Mukwege a exhorté la communauté internationale à agir pour que le corps de la femme cesse d’être un  champ de bataille. « Nous avons perdu tant d’énergie et de moyens à réparer les corps et les esprits des femmes détruites par la bêtise humaine, et nous rêvons désormais d’un temps où nous pourrons à nouveau accompagner les femmes qui donnent la vie et à prendre en charge les pathologies naturelles. » a souligné le médecin Directeur de l’Hôpital de Panzi.
Depuis plus de 10 ans, le docteur Mukwege a soigné plus de 35 000 femmes survivantes des viols à l’est de la République démocratique du Congo. Depuis, il n’a  cessé de plaider tant au niveau national qu’international pour que cesse cette barbarie infligée à la femme.

 
Transformer les victimes en survivantes
Le viol détruit la femme à divers aspects de sa vie. A l’hôpital de Panzi, les victimes de viol bénéficient d’un  traitement holistique qui inclut les soins médicaux, l’assistance psychosociale, les activités assurant l’accès aux ressources économiques pour les victimes et visant leur émancipation économique, sociale, politique, et enfin l’accès gratuit à la justice. Un long processus visant principalement à permettre à la femme de se relever, de quitter l’état de victime pour celui de survivante « Chaque pays a son contexte et ses types d’obstacles auxquels il doit faire face pour permettre aux victimes de sortir de l’anonymat et entamer le processus qui les transforme de victimes en survivantes, et de survivantes en actrices pour le changement et la paix »
Pour Docteur Mukwege, les Etats et la communauté des bailleurs des fonds devraient répliquer ce modèle de guichet unique ou « one stop center » développé avec  succès par l’hôpital de Panzi depuis 10 ans.

 
Une ligne rouge contre le viol

 
La résolution 1820 du conseil de sécurité des Nations Unies a reconnu le viol comme arme de guerre. Une résolution issue d’un grand lobbying mené par différents acteurs de la société civile au près des décideurs sur le plan international. « Depuis deux décennies, la société civile a alerté les décideurs, utilisé les médias, témoigné devant les élus des Nations du monde mais une indifférence choquante a prévalu. Trop longtemps, les Nations Unies se sont limitées à un rôle d’observateurs et de rapporteurs, puis enfin l’adoption de la résolution 1820» a souligné Dr Denis Mukwege.
Aujourd’hui, se réjouit-il, « le monde se mobilise et le lien entre violences sexuelles et la paix et la sécurité internationales est clairement établi ».
Malgré ce grand progrès, l’impunité des auteurs de viol reste cependant l’un des grands défis. Pourtant, il n’y a pas de paix sans justice a rappelé Dr Mukwege en plaidant pour l’instauration de la justice transitionnelle. Pour le médecin Directeur de l’Hôpital de Panzi, il n’y aura pas de paix sans justice, sans un assainissement des institutions publiques et sans mécanismes d’établissement de la vérité. « Récemment, la communauté internationale a fixé une ligne rouge contre l’utilisation des armes chimiques en Syrie. Nous exhortons aujourd’hui les dirigeants du monde à fixer une ligne rouge contre le viol commis comme une arme de guerre. Et ce Sommet représente un tournant décisif dans cette direction. Un momentum se profile, nous devons le saisir ! » A conclut le Dr Mukwege.

 
Prince Murhula

Cliquer sur ce lien pour télécharger le discours du docteur Mukwege  lors de la cloture de la session de Londres:

Remarks of Dr Mukwege – closing plenary

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Dr Denis Mukwege exhorte les dirigeants du monde à fixer une ligne rouge contre le viol commis comme une arme de guerre

Le vendredi 13 juin s’est clôturé à Londres le sommet global pour mettre fin aux violences sexuelles en période de guerre .Un sommet historique tenu du 10 au 13 juin  qui a réuni  plusieurs ONG défendant les droits de la femme, des ambassadeurs, des acteurs politiques et décideurs du monde pour mettre fin aux violences sexuelles en période de conflit. Ce sommet était organisé par le ministre Britannique des affaires étrangères , William Hague et l’envoyée spéciale du Haut–commissaire des Nations Unies pour les réfugiés , Angelina Jolie.
Au cours de sa présentation, à la clôture de ce sommet, le Dr Denis Mukwege a exhorté la communauté internationale à agir pour que le corps de la femme cesse d’être un  champ de bataille. « Nous avons perdu tant d’énergie et de moyens à réparer les corps et les esprits des femmes détruites par la bêtise humaine, et nous rêvons désormais d’un temps où nous pourrons à nouveau accompagner les femmes qui donnent la vie et à prendre en charge les pathologies naturelles. » a souligné le médecin Directeur de l’Hôpital de Panzi.
Depuis plus de 10 ans, le docteur Mukwege a soigné plus de 35 000 femmes survivantes des viols à l’est de la République démocratique du Congo. Depuis, il n’a  cessé de plaider tant au niveau national qu’international pour que cesse cette barbarie infligée à la femme.
Transformer les victimes en survivantes
Le viol détruit la femme à divers aspects de sa vie. A l’hôpital de Panzi, les victimes de viol bénéficient d’un  traitement holistique qui inclut les soins médicaux, l’assistance psychosociale, les activités assurant l’accès aux ressources économiques pour les victimes et visant leur émancipation économique, sociale, politique, et enfin l’accès gratuit à la justice. Un long processus visant principalement à permettre à la femme de se relever, de quitter l’état de victime pour celui de survivante « Chaque pays a son contexte et ses types d’obstacles auxquels il doit faire face pour permettre aux victimes de sortir de l’anonymat et entamer le processus qui les transforme de victimes en survivantes, et de survivantes en actrices pour le changement et la paix »
Pour Docteur Mukwege les Etats et la communauté des bailleurs des fonds devraient répliquer ce modèle de guichet unique ou « one stop center » développé avec  succès par l’hôpital de Panzi depuis 10 ans.
Une ligne rouge contre le viol
La résolution 1820 du conseil de sécurité des Nations Unies a reconnu le viol comme arme de guerre. Une résolution issue d’un grand lobbying mené par différents acteurs de la société civile au près des décideurs sur le plan international. « Depuis deux décennies, la société civile a alerté les décideurs, utilisé les médias, témoigné devant les élus des Nations du monde mais une indifférence choquante a prévalu. Trop longtemps, les Nations Unies se sont limitées à un rôle d’observateurs et de rapporteurs, puis enfin l’adoption de la résolution 1820» a souligné Dr Denis Mukwege.


Aujourd’hui, se réjouit-il, « le monde se mobilise et le lien entre violences sexuelles et la paix et la sécurité internationales est clairement établi ».
Malgré ce grand progrès, l’impunité des auteurs de viol reste cependant l’un des grands défis. Pourtant, il n’y a pas de paix sans justice a rappelé Dr Mukwege en plaidant pour l’instauration de la justice transitionnelle. Pour le médecin Directeur de l’Hôpital de Panzi, il n’y aura pas de paix sans justice, sans un assainissement des institutions publiques et sans mécanismes d’établissement de la vérité. « Récemment, la communauté internationale a fixé une ligne rouge contre l’utilisation des armes chimiques en Syrie. Nous exhortons aujourd’hui les dirigeants du monde à fixer une ligne rouge contre le viol commis comme une arme de guerre. Et ce Sommet représente un tournant décisif dans cette direction. Un momentum se profile, nous devons le saisir ! » A conclut le Dr Mukwege.
Prince Murhula

Cliquer sur ce lien pour télécharger le discours du docteur Mukwege lors de la cloture de la session de Londres Remarks of Dr Mukwege – closing plenary

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