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ICART organise son 1er Symposium sur le thème: “Rôle de la recherche pour l’amélioration de la santé et la sécurité alimentaire en Afrique Sub-Saharienne”

International Center for Advanced Research and Training (ICART)
organise son 1er Symposium  sur le thème:

“Rôle de la recherche pour l’amélioration de la santé et la sécurité  alimentaire en Afrique Sub-Saharienne”
Du 21 – 23 Août 2014, à Bukavu (R.D. Congo)

APPEL A COMMUNICATION

Sous-thèmes

 
Maladies infectieuses : tuberculose, paludisme, VIH
Maladies émergentes non transmissibles : diabète, hypertension
Santé de la mère et de l’enfant : malnutrition, mortalité maternelle et infantile, violences
Santé mentale
Impact de la sécurité alimentaire et environnementale sur la santé
Economie de la santé

 
Date limite de soumission des résumés le 31 Mai 2014 à minuit
Structure IMRD, Times 10, interligne simple, 300 mots, version électronique
Tous les résumés sont à envoyer à l’adresse électronique de ICART: ICART.scientific@gmail.com

Plus d’info: http://reliefweb.int/training/648368/1st-symposium-icart-international-center-advanced-research-and-training

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Panzi : Mary Robinson plaide pour l’implication des femmes dans le processus de paix

« La paix en République Démocratique du Congo viendra par les femmes », déclaration faite par l’Envoyée Spéciale du Secrétaire Général de l’ONU dans  la région des Grands lacs, Mary Robinson, lors d’un échange avec les survivantes des violences sexuelles à l’occasion de sa visite à l’hôpital de Panzi ce mardi 8 avril 2014.

 
Mary Robinson était accompagnée d’une délégation de haut niveau de la MONUSCO, parmi eux le Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général, Mr Abdallah Wafi   et le chef de bureau de la MONUSCO pour le Sud Kivu, Mr Aliou Sene .
Au cours de cette visite, le médecin directeur de l’hôpital de Panzi, le Docteur Mukwege, a remercié Mary Robinson pour son passage à Panzi et son implication dans la mise en œuvre effective des engagements pris par les Etats signataires de l’Accord-Cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en RDC et dans la région des Grands Lacs. Pour lui, cet « accord de l’espoir » est le premier accord de paix qui vise à traiter des causes profondes de la violence.

 
Le Docteur Mukwege s’est également dit encouragé par le nouveau leadership de la MONUSCO  ainsi que par l’engagement de la Banque mondiale à consolider la paix par des projets de développement.
« Votre passage témoigne votre engagement dans la lutte contre les violences sexuelles et pour la paix et marque un signal fort dans le changement de la situation qui sévit en RDC, particulièrement à l’Est du pays » a-t-il précisé
Le docteur Mukwege a plaidé pour  redoubler les efforts de lutte contre l’impunité et s’est dit encouragé  par l’annonce de l’établissement de chambres mixtes pour poursuivre et juger les crimes les plus graves commis depuis 20 ans en RDC, et souhaite que tous les outils de  la justice transitionnelle soient appliqués en RDC, notamment une reforme véritable  du secteur de la sécurité et des programmes de réparation pour les victimes ainsi que des mécanismes d’établissement de la vérité pour favoriser la réconciliation.
S’adressant aux personnels de cette institution, l’envoyée spéciale de Ban ki-Moon dans la région des Grands Lacs a donné un message d’espoir pour une paix rapide qui mène vers le développement.
«Je veux vraiment que les mentalités dans la région change. Nous avons certes des problèmes de sécurité, et des problèmes de groupes armés, mais on a aussi le potentiel. Quand je vois ces pays, je suis plein d’espoir et c’est l’accord-cadre qui est l’espoir avec lequel je travaille».
Avant son départ, Mme Robinson a rendu visite aux  survivantes des violences sexuelles et femmes vivant avec pathologies gynécologiques .Ces dernières n’ont eu qu’un seul message : le départ des différents groupes armés dans les territoires de la province ainsi que le retour de la paix en RDC.

 
Colette SALIMA

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Discours du Docteur Denis Mukwege à l’Université de Winnipeg – 26 Mars

Discours du Docteur Denis Mukwege à l’Université de Winnipeg – 26 Mars

Monsieur le Président de l’Université de Winnipeg,
Chers lauréats,
Distinguésinvités,
Mesdames et Messieurs,

C’est avec un esprit d’humilité et de joie quej’accepte de recevoiraujourd’hui le diplôme de doctorathonorifique en droit de l’Université de Winnipeg.

Je suisd’autant plus dans la joieque ce diplôme m’est décerné par la faculté de droit de cette prestigieuse université.

Si le droit et la médecine sont deux sciences diamétralement opposées, elles se rencontrent néanmoins lorsqu’ils’agit de défendre les droits de l’homme.
Dans le combat  que nous menons à l’Est de la RDC pour la dignité de la femme congolaise, la médecine et et le droit ne peuvent être séparés.

Ce diplôme honorifique et non seulement une marque de solidarité à l’égard des FemmesVictimes des Violences Sexuelles, mais aussi un message adressé aux bourreaux, aux Etats et aux multinationaux qui à des degrés  divers se font complices de ces crimes contre l’humanité dans l’Est de la RDC et dont un jour ils auront à rendre compte.

Cet  acte de solidarité à l’égard des Victimes des Violences Sexuelles  honore  toute l’humanité en général et l’université de Winnipeg en particulier laquelle fidèle a  sa devise milite pourque ici à Winnipeg, au Canada,  en  RDC et partout dans le monde ; la LUMIÈRE ET LA VÉRITÉ PUISSENT  FLEURIR.

Aussi, Monsieur le président de l’université, Mesdames et Messieurs les professeurs , au nom des FVVS de l’Est de la RDC, je vous remercie du fonds du cœur.Permettez-moi egalementde féliciterMme Chantal Kreviazuk et Mr. Joseph Stern pourleur engagement à rendre notre monde meilleur ;c’est un honneur pour moi d’être à vos côtés pour cette remise de diplômes.

Mesdames et Messieurs,

Ces 20 dernières années, j’ai  exercé ma profession dans un contexte de conflit, et j’ai été témoin d’atrocités de masse commises sur le corps des femmes et des filles dans un climat  d’impunité totale.

Nous avons développé à l’HôpitalGénéral de Panzi un modèle holistique de soins pour lutter contre la violence sexuelle et basée sur le genre, mais nous avons compris que notre rôle ne pouvait pas être limité à la salle d’opération. Le rétablissement de la paix et de la justice est ceque tant de survivantes de violence sexuelle en RépubliqueDémocratique du Congo (RDC) soulignent comme leur plus grand besoin.

En tant que professionnels de la santé, nous plaidons pour la paix et la justice, parce que nous ne pouvons pas seulement traiter les conséquences de la violence, nous devons également nous attaquer à ses causes profondes et empêcher sa répétition.

Aujourd’hui, si nousvoulons prévenir ces tragédies humaines et enrayer les cyclesrécurrents de la violence, nous pensons qu’il faut restaurer l’état de droit, condition cruciale pour créer en environnement propice au respect et à la protection des droits de l’homme.

Mesdames et Messieurs,

Il n’y aura pas de paix ni de développement durable sans respect des droitshumains. Trop souvent en RDC, la justice a été sacrifiée sur l’autel de la paix avec les accords politiques à court terme qui portaient en eux les germes de nouveaux conflits. Promouvoir des criminels au sein des institutions ne peut pas être un mécanisme de règlement pour la paix. Nous devons tirer les leçons des erreurs commises dans le passé.

Au début du 21e siècle, l’adoption du Statut de Rome instituant  la Cour PénaleInternationale a changé le paradigme des relations internationales. Tout le monde est mis en demeure: il n’y aura ni impunité ni immunité pour les crimes les plus graves.

Au niveau national, les efforts de justice et de redevabilité doivent être soutenus et nous appuyons le projet d’établissement de Chambres mixtes pourjuger les crimes internationaux commis en RDC depuis 1993.  Nous croyons fermement que l’état de droit et tous les mécanismes de la justice transitionnelle doivent être soutenus.

Par conséquent, nous effectuons un plaidoyer pour une véritable réforme du secteur de la sécurité – notamment par le biais d’unprocessus de vetting des forces de sécurité, nous insistons également pour la mise en placed’un Fonds de réparationpour les victimes de violences sexuelles, et enfin, nous souhaitons que la vérité soit établie sur les décennies de guerre en vue prévenir d’autres atrocités et œuvrer pour la réconciliation et unepaix durable.

Et cette vérité, ce n’est pas la haine tribale ou nationaliste si souvent  mise en avant, mais des intérêts mercantiles nationaux et internationaux  facilités par un climat généralisé de corruption dans une économie militarisée qui permet de piller les ressources de notre pays en alimentant la violence, dont les femmes et les jeunes filles sont les premières victimes.

Mesdames et Messieurs,

Il n’y a pas de fatalité. Le chemin existe pour construire une société meilleure et un avenir prospère. Nous devons lutter contrel’impunité et traiter les causes de la violence sexuelles. La société civile congolaise est encouragée par l’engagement politique et diplomatique sans précédent de la communauté internationale pour mettre fin au cycle de la violence  dans la region,specialement par l’adoption de l’Accord-Cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération en février 2013 par l’Etat congolais et dix autres Etats de la région et les nominations des envoyés speciaux pour la region des grands lacs.

Nous plaçons tous nos espoirs dans la mise en œuvre effective et de bonne foi de ces engagements pris à Addis Abeba lors de la signature de cet Accord.

Je tiens à exprimer mes sincères remerciements à tous ceux qui sont présents ici aujourd’hui et qui sont prêts à contribuer aux efforts de paix et de développement en RDC et dans la région des Grands Lacs. Les femmes congolaises ont besoin de votre voix, pour amplifier leur cris et appel au secours. Elles ont besoin de la paix pour s’occuper de leurs enfants ;elles ont  finalement seulement besoin que leur dignité  femme soit restaurée.

Ensemble, nous pouvons mettre fin à la violence. Nouspouvons apporter la justice et la dignité pourtous.

Merci.

Docteur Denis Mukwege.
Médecin Directeur, Panzi

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L’Université de Winnipeg honore le Dr Mukwege avec un diplôme honorifique en droit.

L’Université de Winnipeg au Canada   a organisé une cérémonie de remise des diplômes spéciale  le 27 Mars 2014 pour  honorer trois personnes extraordinaires  à savoir : chanteur – compositeur et philanthrope Chantal Kreviazuk , humanitaire et championne des droits des femmes , le Dr Denis Mukwege, médecin Directeur de l’hôpital de Panzi et Joseph Stern , dont l’engagement à la justice , le développement et la bonne gouvernance a fait une grande différence pour les communautés au Canada et à l’étranger .

«Ces personnes extraordinaires utilisent leurs compétences et leurs talents afin de sensibiliser et d’améliorer la vie des autres “, a déclaré M. Lloyd Axworthy , président et vice-chancelier de l’ Université de Winnipeg .
Ce prix est dédié au Dr. Mukwege pour le travail qu’il fait en aidant les femmes et les filles à surmonter la violence qu’ils ont vécu.
Chantal est l’un des diplômés les plus accomplis de notre institution et a contribué au lancement de notre Opportunity Fund , qui permet à des centaines de Winnipeg jeunes des quartiers défavorisés de suivre leurs rêves d’éducation .
Joe a servi le Canada avec distinction en aidant les démunis et a joué un rôle essentiel dans la création du grade de Maître dans la pratique du développement.
Dans le monde ce trio se présente comme des modèles pour nous tous, et plus particulièrement à la prochaine génération de jeunes et les étudiants . Nous sommes fiers de les avoir comme partie de la communauté UWinnipeg . ”

Pour une petite histoire concernant les lauréats :

Chantal Kreviazuk KreviazukWEBCHANTAL : Chantal Kreviazuk est l’un des diplômés les plus notables de l’Université de Winnipeg lycée sur le campus – la Collégiale (classe de 1990) . Elle est devenue l’un des principaux artistes féminines du Canada.

Dr Denis Mukwege a été initialement inspiré à devenir un médecin lors de la visite des patients aux côtés de son père , un pasteur pentecôtiste . En 1998, il co- fonde l’hôpital de Panzi en République démocratique du Congo ville de Bukavu , tout comme la guerre dans la région éclatait . Ce fut une guerre qui verrait viol largement utilisé comme ce que le Dr Mukwege a décrit une fois pour un chroniqueur du New York Times comme ” un acte de terrorisme . ” L’hôpital Panzi est maintenant connu comme un refuge recherché par des dizaines de milliers de femmes physiquement endommagés par la violence sexuelle. Bien qu’il utilise ses compétences médicales pour soigner les corps des victimes, le Dr Mukwege travaille aussi pour réparer les problèmes sociaux et politiques derrière les agressions. L’Université de Winnipeg honore le Dr Mukwege avec un doctorat honorifique en droit.

joe poupe WEBJOSEPH STERN : Diplômé de l’ United College ( maintenant l’Université de Winnipeg ) , Joseph Stern a excellé dans la fonction publique fédérale , la gestion du processus de détermination du statut de réfugié et d’aider à façonner la politique canadienne concernant les réfugiés . Il a fait du Canada le premier pays d’accueil de réfugiés de reconnaître que l’orientation sexuelle et la vulnérabilité particulière des femmes peut donner lieu à une crainte bien fondée de persécution.
Colette Salima

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STATEMENT OF V-MEN CONGO at the launch of their movement inBukavuat BODEGA on March 07 2014

STATEMENT OF V-MEN CONGO at the launch of their movement in  Bukavu at BODEGA on       March 07 2014

 

We

Members of the conceptual framework established as V-Men Congo, concerned with injustice which women are subjected to,

Aware of cries of women  “where are men?”

Understand that women are our most precious resource, pillar of the family, the basic cell of the Nation,and backbone of the economy. Today, in the twenty-first century, despite their daily struggle, determination and courage, some customs and cultural practices of our retrograde patriarchal societies keep them in an inferior status of second-class citizens and modern slaves.
We daily see them carrying heavy burdens, and suffer other degrading practices in our cities and countryside,

Becausesexualviolence that existsin a rather latent statein all culturesandin all socialclassesin peacetimeare exacerbatedduring wartimewhere women andgirls arethe primary victims of conflicts decided by men;

Considering the fact that women are not only our mothers, our sisters, our wives and daughters, we are all equal human beings and therefore everyone should be able to make choices freely and without discrimination. The gap between the daily realities and the rights recognized in international conventions, the Constitution and the laws must be bridged.

Given that equal access to education, health, work, property, political rights for girls and women are not only a way for states to comply with their legal obligations but it is the best investment to contribute to social progress and generate economic prosperity, ensure opportunities for all and everyone’s participation in the public interest.

Today, one day before the celebration of the International Women’s Day,
We, V-MEN Congo address thefollowing message:
Women’s rights are not only of interest to feminists, it is a global issue, it is our common humanity and the future of our society which is concerned, we must all be mobilized;  men and women, for more fair society that promotes the development of all.

Reaffirm our commitment to the struggle for gender equality where men will fight hand in hand with women so as to change the current situation of marginalization of women and access to limited resources they endure:

We appeal to political, religious and traditional authorities:to  end discrimination and misogynistic attitudes that shame humanity and undermine prospects for sustainable development.
We call everybody to break the silence, change the mindsets of our sons and daughters, our sisters and brothers, fathers and mothers and put an end to impunity, sexual violence and gender-based.

Commit ourselves together, boys and men, girls and women, political leaders and civil society, in a spirit of mutual respect, complementarity and solidarity, to build peace, a fair and prosperous world where everyone has right to live in accordance with human dignity.

Done in Bukavu, March 07th, 2014

LIST OF V – MENSIGNATORIES

Nbr    NAMES     CORPORATION    Signatures

1.    Jean Moreau TUBIBU
Groupe Jérémie

2 .    Dr Denis MUKWEGE
Médecin Directeur et Président du CA de la Fondation Panzi

3.    Nico MUKENDI
Président de Rotary Club de Bukavu

4.    Elisée MUDWANGA
Past Président Rotary Club de Bukavu

5.    Jean Michel MWAMBUSA
V-DAY

6.    Maître Jean de Dieu MULIKUZA

ADH asbl

7.    Patrick LWABOSHI
V-DAY

8.    KALUME KAVWE

Directeur Provincial de la RTNC

9.    Major KANGANDA Kasala
Dpt Genre PNC

10.    Prof Justin KABANGA

Coordinateur Nationale CAMPS
11.    Dr Dieudonné KALUMUNA

Président de l’Ordre des Médecins

12.    Olive MUDEKEREZA Namegabe
Président de la Fédération des Entreprise du Congo/ Prov. Du Sud-Kivu

13.    Didier KATOTO
FIBA Arbitre& Rotary Club de Bukavu

14.    Major BASIMA Ntumwa    Aumônier Protestant 10è Région Militaire

15.    Roger BUHENDWA
Coordinateur Assistant Projet BADILIKA /Fondation Panzi

16.    Gustave CHIRHA
V-DAY

17.    Dr Géronce BALEGAMIRE    Polyclinique Impact Médical

18.    Désiré SHAMAVU
Groupe Jérémie

19.
Dr Prince IMANI
HGR Panzi

20.    Pascal Ally HUSSEIN

ISP/Bukavu & V-DAY

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Speech of Doctor Denis Mukwege at the occasion of the 2014 Hillary Clinton Award for Advancing Women in Peace and Security – Georgetown University – February 25, 2014

Speech of Doctor Denis Mukwege at the occasion of the 2014 Hillary Clinton Award for Advancing Women in Peace and Security – Georgetown University  – February 25, 2014
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Secretaries,
Ambassadors,
President of Georgetown University,
Members of the Georgetown Institute For Women, Peace and Security,
Distinguished guests and friends,

Thank you for giving me the floor in this prestigious academic institution. It is my great pleasure to be with you today, among all of these esteemed guests, and advocates for human rights, peace and justice around the world.

I greatly admire the work of the Institute for Women, Peace and Security here at Georgetown University led by my good friend Melanne Verveer, and most certainly the vision and voice of Secretary Hillary Clinton – we met for the first time when she visited the Democratic Republic of Congo (DRC) to meet with Congolese women in her tireless advocacy for the advancement of women and peace around the world.

 

My friends,

In 1999, we founded Panzi Hospital in order to reduce maternal mortality.

Unfortunately, the first woman we treated fifteen years agodid not come for a C-section. She had been raped with extreme violence. It was the first time we had witnessed such a barbaric act and we thought it was an isolated one, but it was the beginning of a humanitarian disaster of tremendous proportions that plagues us to this day.

The bodies of women became the battlefield of a conflict that has killed and displaced millions of people, and in which rape has been used in a widespread and systematic manner as a weapon of war. Many of these atrocities have been committed by child soldiers brainwashed by warlords and domestic and foreign armed forces to destroy communities and spoil the natural resources of DRC.

Since treating that first victim, Panzi Hospital and Foundation have developed a model of holistic assistance to address sexual violence. It includes medical care, psychosocial support, training and activities for economic, social and political emancipation and re-integration, and finally, free legal aid for survivors willing to seek justice in an effort to end impunity for these crimes.

In addition, we are taking steps toward peace and change in the DRC through our programs of community-education and advocacy.

We find our inspiration in the fierce determination of survivors who become actors for social change in their communities and are rising for their rights and for peace.

So, I accept this award today on behalf of these women, as I strongly believe that those who have endured violence in conflict times have the capacity to act as agents for peace and security and deserve a place at the negotiation table in peace talks.

You know, the first time I was invited to the Security Council to talk about rape in conflict, a Representative of a Permanent Member State of the Council asked: Why is this question discussed at the Council?

But now, it is finally recognized, including through UN Security Council Resolution 1820, that lasting peace and security can only be achieved when threats to woman are seen as threats to all.  Rape is not only an attack on women and girls but an assault on our common humanity. It is rightly recognized as a matter of international peace and security.

The international community recently asserted a red line against the use of chemical weapons. Today, we need to establish a red line against the use of sexual violence as a weapon of war.

We all hold a responsibility to respond to these crimes that shock the conscience of humanity.  States have a legal obligation to fulfill women’s rights to a life free from fear and violence and each of us: academicians, policy makers, students and citizens have a role to play.

Secretary Clinton,

You are a model and an inspiration for all of us supporting women’s rights and empowerment. Your dedication has changed the way the world perceives a woman, not only as a person, but as a vocal citizen and a decision maker.

Secretary Hague,

You have tirelessly used all your leverage and political determination to bring about the recent adoption of the “Declaration of commitment to end sexual violence in conflict” endorsed by the majority of States. I applaud the way you have constantly put the issue at the top of the international community’s agenda.  It is so crucial to continue to raise awareness and galvanize political will at every level.

Members of the Georgetown Institute for Women, Peace and Security,

You have selected three progressive men, one political leader, one military commander and one medical doctor, to receive the 2014 Hillary Clinton Award For Advancing Women, Peace and Security and this sends an important message: we can put an end to sexual violence in conflict and in peace time by pressing for greater political will, by taking on the responsibility to protect, and by healing and empowering survivors.  But first and foremost we must engage men and boys together with women and girls in the struggle to end patriarchal discrimination and gender based abuses.

Right now in the DRC, we are at a critical time. We have to translate words into action and seize the current momentum to bring about a lasting peace, sustainable development and justice for all.

We are encouraged by the recently adopted Plan of Action for the implementation of regional benchmarks under the commitments of the Peace, Security and Cooperation Framework Agreement for the DRC and the region,signed by eleven States in Addis Ababa last year.

Congolese women are expecting more than a reaffirmation of commitments or a reiteration of deep concerns. Their voices need to be heard and they must participate if we want to benefit from the dividend of peace and development in the eastern Congo once and for all.
We need continuous political will both from States of the Great Lakes region and from the international community.

Let’s work together, men and boys, women and girls, political leaders and civil society to make this a more healthy, just and peaceful world for all.

I trust we will prevail.

Thank you.

Doctor Denis Mukwege
Medical Director, Panzi

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« Mukwege : L’Histoire d’une vie », un nouvel ouvrage sur le Docteur Mukwege.

Le titre original de ce livre est : « Denis Mukwege ». En levnadsberättelse(suédois) Imprimé chez Olssons Grafiska, Stockholm 2013.
Cet ouvrage est l’œuvre de Berthil Åkerlund, journaliste Suédois spécialiste de l’Afrique qui a observé et a eu des entretiens avec Docteur Mukwege au cours des moments les plus dramatiques de la vie de ce médecin à Bukavu à l’Est de la RDC, à Bruxelles ainsi que et sur la côte ouest de la Suède.

 
Dans Ce livre, l’auteur revient sur la biographie du Docteur Denis Mukwege , qui a atteint une renommée mondiale à cause de son travail en faveur des femmes victimes des violences sexuelles au cours de la guerre prolongée pendant des décennies à l’Est du Congo .
Ce livre revient sur les multiples plaidoyers faits par le Docteur notamment celui fait devant l’Assemblée générale des nations unies à New york. Ce livre intéresse plus d’un agent membre du personnel soignant de l’hôpital de Panzi, institution sanitaire que dirige Dénis Mukwege depuis 1999. Chacun veut connaitre le contenu de ce livre. Aujourd’hui, Il suffit de faire le tour des couloirs de l’hôpital de Panzi pour voir les hommes et femmes en blouse blanche plongés dans la lecture.

                                                

                    

 

 

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Discours du Docteur Mukwege à l’occasion de la cérémonie de remise du titre Docteur Honoris Causa – Université Catholique de Louvain – 3 février 2014

Discours du Docteur Mukwege à l’occasion de la cérémonie de remise du titre Docteur Honoris Causa – UCL – 3 février 2014

 

 

Monsieur le Recteur de l’Université Catholique de Louvain,
Messieurs les Lauréats Docteur Honoris Causa,
Mesdames et Messieurs les professeurs,
Distingués invités,
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs,

C’est avec beaucoup d’humilité que j’ai accepté de recevoir le titre de Docteur Honoris Causa de l’Université Catholique de Louvain (UCL), cette prestigieuse institution académique, l’une des premières universités d’Europe, qui rayonne dans le monde entier et en Afrique en particulier.

Le diplôme de Docteur Honoris causa est un grand honneur, un insigne d’honneur.

Mais quel honneur mérite un homme qui n’a fait que tout ce qu’un être humain normal doit faire ?

Quel honneur mérite un homme qui a le sentiment de ne pas avoir fini son combat ?

Trois jours après cette belle et chaleureuse cérémonie, je serai déjà dans mon pays confronté à la cruelle réalité des femmes, des jeunes filles et des bébés victimes de violences sexuelles.

Comme tout être humain, j’aimerais tant me réjouir des honneurs, mais la violence infligée à la femme congolaise, le déshonneur de nos filles, de nos sœurs et de nos mères, dont le corps, matrice de la vie, a été transformé en champs de bataille, nous empêche toute jubilation.

Notre honneur est donc de préserver notre humanité,notre honneur est de préserver la dignité de la femme congolaise et d’ailleurs, de poursuivre notre lutte et notre travail, de tendre la main aux blessés de la vie, et de rester en harmonie avec notre conscience dans une société en perte de repères.

Monsieur le Recteur,

A travers ce diplôme, je vois avant tout un geste de solidarité à l’égard des femmes victimes de violences sexuelles, et j’y entrevois une espérance des lendemains meilleurs.

C’est pourquoi, Monsieur le Recteur Bruno Delvaux, Madame la Professeure Christine Wyns, ma marraine pour cet événement,au nom des femmes victimes de violences sexuelles,  je vous suis profondément reconnaissant.

Je vous suis d’autant plus reconnaissant que vous me donnez l’occasion de m’exprimer au sein du monde universitaire, un milieu censé être neutre, objectif et un rempart contre l’obscurantisme.

En effet, l’Université incarne, en amont de la société, ce lieu deréflexion indépendant, ce lieu où l’on débat, ce lieu où l’on aborde objectivement les enjeux tant nationaux qu’internationaux.

En ce qui concerne la République Démocratique du Congo (RDC), beaucoup de mensonges ont été dits !Les travaux indépendants qui seront effectués dans l’avenir les mettront en lumière. On a laissé libre court aux mensonges qui ont eu raison de tant de vies humaines : des centaines de milliers de femmes violées ; des millions de déplacés et des millions de morts.

Monsieur le Recteur,
La vérité sur ces guerres successives, c’est tout simplement le pillage des ressources naturelles de la RDC.
Il est temps que la vérité soit enfin dite sur la région des Grands Lacs.
Jésus a dit : « Vous connaitrez la vérité et la vérité vous rendra libres. »
Tant que la vérité restera cachée, la région des Grands Lacs sera une poudrière.
Ce que les femmes vivent en RDC constitue un recul des valeurs acquises par l’Evangile et les Lumières.

Au nom de notre humanité commune, ces barbaries doivent être dénoncées avec vigueur. Et là où le monde politique et les institutions manquent de courage pour le faire, l’Université constitue le dernier rempart.

C’est, me semble-t-il, par l’engagement de l’Université à défendre les droits de l’Homme, à dénoncer l’injustice, qu’elle transmet à ses étudiants une volonté d’agir dans la société.

L’Université, par définition et par vocation, doit aussi tendre à l’universel, elle ne peut pas se limiter aux seules préoccupations locales, elle vise l’universel.

C’est dans le même ordre d’idée que le pasteur Martin Luther King a dit : « Une injustice commise quelque part dans le monde est une injustice commise contre chacun de nous. »

Monsieur le Recteur,

Par-dessus tout, l’Université incarne et doit plus que jamais rester ce lieu où l’on prépare les jeunes générations à s’indigner :

- s’indigner quand la loi du plus fort s’impose comme la norme qui régit les relations entre les peuples;
- s’indigner quand certaines multinationales, en complicité avec certaines autorités étatiques et locales peu scrupuleuses, s’enrichissent au prix de la destruction de la femme, le pilier de l’économie congolaise ;
- s’indigner quand un peuple paisible est forcé au déplacement et à l’exil afin de laisser son territoire aux prédateurs armés qui se livrent au pillage deses ressources minières (coltan et autres) ;
- s’indigner quand ces appareilsélectroniques tachés de sang, que nous avons tous dans nos poches, sont vendus librement sur le marché européen et mondial sans que personne ne s’en émeuve vraiment.

Monsieur le Recteur,

La journée est centrée sur le thème “Agir pour la société de demain”. En effet, c’est notre action d’aujourd’hui qui détermine le type de société que nous voulons voir demain.

Depuis 15 ans, nous accueillonsà l’Hôpital Général de Référence de Panzi, dans la Province du Sud Kivu, les personnes traumatisées par la guerre, principalement les survivantes de violences sexuelles, et nous avons développé un modèle de prise en charge holistique.

Notre assistance vise à réparer les corps mais aussi les esprits et à restaurer la dignité de nos patients. Les services délivrés par l’Hôpital sont complétés par divers projets qui nous ont amenés à créer la Fondation Panzi, dont l’objet est de combattre toutes les formes de violences sexuelles, d’assurer une assistance holistique aux survivantes et de renforcer les capacités des femmes et leur rôle de leadership.

Nous sommes convaincus que le développement durable viendra des femmes, car comment faire évoluer une société sans donner la parole à la moitié de la population ?Les femmes sont non seulement la colonne vertébrale de la famille, mais aussi de l’économie.

Monsieur le Recteur,

Nous trouvons l’espoir dans le courage et la détermination de ces survivantes qui deviennent des militantes pour les droits humains, des actrices du changement pour la société de demain.

Le dernier pilier de l’assistance holistique que nous facilitons à Panzi est l’accès à la justice pour contribuer aux efforts de lutte contre l’impunité des crimes commis par les auteurs de violences sexuelles, mais aussi pour aider à la reconstruction de l’identité des victimes, obtenir des réparations, et prévenir la non-répétition de la violence.

Pour gérer le passé et envisager le futur, la Fondation Panzi est également engagée dans un plaidoyer pour la mise en œuvre des divers outils de la justice transitionnelle, car nous pensons qu’il n’y aura pas de paix durable sans justice, sans réparation pour les victimes et les communautés affectées par la guerre, sans vérité et réconciliation, sans une véritable réforme du secteur de la sécurité.

Pour agir pour la société de demain au regard de la tragédie humaine que traverse la région des Grands Lacs, il est crucial de mobiliser toutes les énergies et les moyens nécessaires pour non seulement soigner les personnes traumatisées mais aussi éviter que ces traumatismes ne se transmettent de génération en génération. Nous pensons notamment à la nécessité de s’impliquer activement dans la réinsertion sociale des enfants soldats démobilisés ou au besoin de reconnaissance dustatut des enfants nés du viol.

Monsieur le Recteur,

Telle est notre action au Sud Kivu pour semer les graines d’un mondeplus juste, où le traitement des traumatismes d’hier peut devenir une force pour la société de demain où la femme sera l’égale de l’homme, et participera au progrès pour tous.

Je vous remercie,

Denis Mukwege
Louvain 2014-02-03

Discours du Docteur Mukwege à l’occasion de la cérémonie de remise du titre Docteur Honoris Causa – UCL – 3 février 2014

Monsieur le Recteur de l’Université Catholique de Louvain,
Messieurs les Lauréats Docteur Honoris Causa,
Mesdames et Messieurs les professeurs,
Distingués invités,
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs,

C’est avec beaucoup d’humilité que j’ai accepté de recevoir le titre de Docteur Honoris Causa de l’Université Catholique de Louvain (UCL), cette prestigieuse institution académique, l’une des premières universités d’Europe, qui rayonne dans le monde entier et en Afrique en particulier.

Le diplôme de Docteur Honoris causa est un grand honneur, un insigne d’honneur.

Mais quel honneur mérite un homme qui n’a fait que tout ce qu’un être humain normal doit faire ?

Quel honneur mérite un homme qui a le sentiment de ne pas avoir fini son combat ?

Trois jours après cette belle et chaleureuse cérémonie, je serai déjà dans mon pays confronté à la cruelle réalité des femmes, des jeunes filles et des bébés victimes de violences sexuelles.

Comme tout être humain, j’aimerais tant me réjouir des honneurs, mais la violence infligée à la femme congolaise, le déshonneur de nos filles, de nos sœurs et de nos mères, dont le corps, matrice de la vie, a été transformé en champs de bataille, nous empêche toute jubilation.

Notre honneur est donc de préserver notre humanité,notre honneur est de préserver la dignité de la femme congolaise et d’ailleurs, de poursuivre notre lutte et notre travail, de tendre la main aux blessés de la vie, et de rester en harmonie avec notre conscience dans une société en perte de repères.

Monsieur le Recteur,

A travers ce diplôme, je vois avant tout un geste de solidarité à l’égard des femmes victimes de violences sexuelles, et j’y entrevois une espérance des lendemains meilleurs.

C’est pourquoi, Monsieur le Recteur Bruno Delvaux, Madame la Professeure Christine Wyns, ma marraine pour cet événement,au nom des femmes victimes de violences sexuelles,  je vous suis profondément reconnaissant.

Je vous suis d’autant plus reconnaissant que vous me donnez l’occasion de m’exprimer au sein du monde universitaire, un milieu censé être neutre, objectif et un rempart contre l’obscurantisme.

En effet, l’Université incarne, en amont de la société, ce lieu deréflexion indépendant, ce lieu où l’on débat, ce lieu où l’on aborde objectivement les enjeux tant nationaux qu’internationaux.

En ce qui concerne la République Démocratique du Congo (RDC), beaucoup de mensonges ont été dits !Les travaux indépendants qui seront effectués dans l’avenir les mettront en lumière. On a laissé libre court aux mensonges qui ont eu raison de tant de vies humaines : des centaines de milliers de femmes violées ; des millions de déplacés et des millions de morts.

Monsieur le Recteur,
La vérité sur ces guerres successives, c’est tout simplement le pillage des ressources naturelles de la RDC.
Il est temps que la vérité soit enfin dite sur la région des Grands Lacs.
Jésus a dit : « Vous connaitrez la vérité et la vérité vous rendra libres. »
Tant que la vérité restera cachée, la région des Grands Lacs sera une poudrière.
Ce que les femmes vivent en RDC constitue un recul des valeurs acquises par l’Evangile et les Lumières.

Au nom de notre humanité commune, ces barbaries doivent être dénoncées avec vigueur. Et là où le monde politique et les institutions manquent de courage pour le faire, l’Université constitue le dernier rempart.

C’est, me semble-t-il, par l’engagement de l’Université à défendre les droits de l’Homme, à dénoncer l’injustice, qu’elle transmet à ses étudiants une volonté d’agir dans la société.

L’Université, par définition et par vocation, doit aussi tendre à l’universel, elle ne peut pas se limiter aux seules préoccupations locales, elle vise l’universel.

C’est dans le même ordre d’idée que le pasteur Martin Luther King a dit : « Une injustice commise quelque part dans le monde est une injustice commise contre chacun de nous. »

Monsieur le Recteur,

Par-dessus tout, l’Université incarne et doit plus que jamais rester ce lieu où l’on prépare les jeunes générations à s’indigner :

- s’indigner quand la loi du plus fort s’impose comme la norme qui régit les relations entre les peuples;
- s’indigner quand certaines multinationales, en complicité avec certaines autorités étatiques et locales peu scrupuleuses, s’enrichissent au prix de la destruction de la femme, le pilier de l’économie congolaise ;
- s’indigner quand un peuple paisible est forcé au déplacement et à l’exil afin de laisser son territoire aux prédateurs armés qui se livrent au pillage deses ressources minières (coltan et autres) ;
- s’indigner quand ces appareilsélectroniques tachés de sang, que nous avons tous dans nos poches, sont vendus librement sur le marché européen et mondial sans que personne ne s’en émeuve vraiment.

Monsieur le Recteur,

La journée est centrée sur le thème “Agir pour la société de demain”. En effet, c’est notre action d’aujourd’hui qui détermine le type de société que nous voulons voir demain.

Depuis 15 ans, nous accueillonsà l’Hôpital Général de Référence de Panzi, dans la Province du Sud Kivu, les personnes traumatisées par la guerre, principalement les survivantes de violences sexuelles, et nous avons développé un modèle de prise en charge holistique.

Notre assistance vise à réparer les corps mais aussi les esprits et à restaurer la dignité de nos patients. Les services délivrés par l’Hôpital sont complétés par divers projets qui nous ont amenés à créer la Fondation Panzi, dont l’objet est de combattre toutes les formes de violences sexuelles, d’assurer une assistance holistique aux survivantes et de renforcer les capacités des femmes et leur rôle de leadership.

Nous sommes convaincus que le développement durable viendra des femmes, car comment faire évoluer une société sans donner la parole à la moitié de la population ?Les femmes sont non seulement la colonne vertébrale de la famille, mais aussi de l’économie.

Monsieur le Recteur,

Nous trouvons l’espoir dans le courage et la détermination de ces survivantes qui deviennent des militantes pour les droits humains, des actrices du changement pour la société de demain.

Le dernier pilier de l’assistance holistique que nous facilitons à Panzi est l’accès à la justice pour contribuer aux efforts de lutte contre l’impunité des crimes commis par les auteurs de violences sexuelles, mais aussi pour aider à la reconstruction de l’identité des victimes, obtenir des réparations, et prévenir la non-répétition de la violence.

Pour gérer le passé et envisager le futur, la Fondation Panzi est également engagée dans un plaidoyer pour la mise en œuvre des divers outils de la justice transitionnelle, car nous pensons qu’il n’y aura pas de paix durable sans justice, sans réparation pour les victimes et les communautés affectées par la guerre, sans vérité et réconciliation, sans une véritable réforme du secteur de la sécurité.

Pour agir pour la société de demain au regard de la tragédie humaine que traverse la région des Grands Lacs, il est crucial de mobiliser toutes les énergies et les moyens nécessaires pour non seulement soigner les personnes traumatisées mais aussi éviter que ces traumatismes ne se transmettent de génération en génération. Nous pensons notamment à la nécessité de s’impliquer activement dans la réinsertion sociale des enfants soldats démobilisés ou au besoin de reconnaissance dustatut des enfants nés du viol.

Monsieur le Recteur,

Telle est notre action au Sud Kivu pour semer les graines d’un mondeplus juste, où le traitement des traumatismes d’hier peut devenir une force pour la société de demain où la femme sera l’égale de l’homme, et participera au progrès pour tous.

Je vous remercie,

Denis Mukwege
Louvain 2014-02-03

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Denis Mukwege , nouveau docteur Honoris Causa de l’UCL

L’Université catholique de Louvain (UCL) vient de  décerné le titre  de honoris causa au docteur  Denis Mukwege ,sur le thème « agir pour la société de demain  » .
Ce  titre a  également  été décerné au professeur de droit à Harvard, Lawrence Lessig(USA), et du premier président élu démocratiquement au Bhoutan, Jigmi Thinley.
Toutes 3 personnalités exceptionnelles qui ont choisi d’agir pour la société de demain.

La cérémonie de remise des titres à eu lieu le lundi 3 février 2014  dans la salle de théâtre de l’Aula Magna  de l’UCL en Belgique.

Denis Mukwege a choisi non seulement de soigner, mais aussi de dénoncer ce type de violence à l’échelon local, national et international, pour tenter d’y mettre fin.

A travers ce titre ; le gynécologue  obstétricien et militant des droits de l’homme en RDC  est récompensé pour son travail et son investissement  dans le domaine de la chirurgie réparatrice sur les femmes survivantes de viol en RDC.
Le docteur Mukwege dirige l’hôpital de Panzi depuis 1999.Cette institution prend en charge gratuitement les survivantes de violences sexuelles et femmes avec pathologies chirurgicales.

 
Colette SALIMA

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Le gynécologue Denis Mukwege sera fait docteur honoris causa de l’UCL

Le docteur  Denis Mukwege sera fait docteur honoris causa de l’université catholique de Louvain (UCL) le 3 février prochain. L’annonce a été faite le  jeudi par l’institution.
Le Dr Mukwege dirige l’hôpital de Panzi à Bukavu, dans  la province du Sud-Kivu (est de la RDC) depuis 1999   . Cette institution sanitaire  prend en charge gratuitement les survivantes  de violences sexuelles .
Son nom a été suggéré plusieurs fois pour le Prix Nobel de la paix. Le 26 septembre dernier, il a reçu le prix suédois Right Livelihood pour “l’action courageuse qu’il mène pour guérir les femmes survivantes de violences sexuelles dans les conflits armés et dénoncer les causes sous-jacentes de ces atrocités”.
A ses côtés, l’UCL attribuera aussi sa distinction honorifique à Lawrence Lessig, spécialiste de la propriété intellectuelle sur internet, et à Jigme Thinley, ancien Premier ministre du Bhoutan.
L’université  catholique de louvain souligne dans ces trois personnalités leur anti-conformisme porté par des valeurs de liberté, respect et audace, ainsi qu’une même volonté de “placer l’individu au cœur des préoccupations de la société”.

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